J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Les fleurs de la ville

Les fleurs de la ville

Les fleurs de la ville, de Jon Arno Lawson et Sydney Smith, est paru aux éditions sarbacane en 2015.

Il s’agit d’un album sans teste. Une succession d’encres. Parfois en pleine page. Parfois sous forme de cases telle une bande dessinée. Les encres prennent de la couleur au fur et à mesure de l’avancée dans l’album.

Au fil des pages, une petite fille circule à pieds en ville avec son père. Elle ramasse les fleurs de la ville au cours de leur parcours. Ce dernier traverse un parc. A partir de là, la petite fille va commencer à offrir les fleurs ramassées et la couleur prend le dessus sur le noir et blanc. Le livre se termine à leur arrivée à la maison, dans leur jardin, où il ne lui reste plus qu’une marguerite qu’elle glisse dans ses cheveux.

Accessible dès 4 ans, ce très bel album permet de faire réagir l’enfant sur ce qu’il voit. Observer ce qui entoure la petite fille. Ce qu’elle voit et ramasse. Faire le lien entre sa générosité et les couleurs qui deviennent de plus en plus prégnantes. Libre à lui de raconter l’histoire ou les histoires qu’il imagine au fil des pages.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Les échecs pour les kids

Avez-vous finalisé le planning des activités extra scolaires de vos enfants? Pas toujours facile de jongler entre les horaires des uns et des autres. Voici une activité dont vous pourrez moduler le rythme selon vos disponibilités. Nous avons essayé avec p’tit bout durant l’été la formation « les échecs pour les kids ».

Les échecs pour les kids : kesako?

Quatre passionnés des échecs se sont donnés pour mission de démocratiser l’accès à ce jeu. A travers leur site Apprendre les échecs en 24h, ils proposent plusieurs formations.

Nous avons essayé celle à destination des enfants. Elle a été conçue par Anthony Wirig – 23 ème joueur français et entraîneur de l’équipe de France jeunes en 2016. Autant dire qu’il sait de quoi il parle en matière de pédagogie (et d’échecs aussi mais cela allait de soi XD).

La méthode est délivrée au travers de courtes vidéos sous la forme d’un dialogue entre Tigranette, une petite fille, qui explique les règles du jeu à son grand père.

Suite aux vidéos, un ou plusieurs exercices sont à réaliser pour assimiler le point de règle ou de stratégie avant de passer à la vidéo suivante.

Notre avis

Les points positifs

  • C’est extrêmement ludique et accessible. J’ai été bluffée par la façon dont les différents aspects du jeu sont amenés avec simplicité tout en augmentant progressivement la difficulté.

P’tit bout s’est rapidement pris au jeu. Il a enchaîné assez rapidement dans un premier temps les vidéos relatives au déplacement des pièces, car relevaient de points déjà acquis. Cependant il a réalisé que les petits jeux proposés pour bien maîtriser les déplacements de chacune des pièces n’étaient pas si évidents à remporter. Il faut dire que Maman est méchante et ne le laisse jamais gagner.

Par la suite son rythme a été d’une vidéo à la fois, car il préférait enchaîner avec une ou deux parties après la vidéo. La méthode compte environ 40 vidéos (j’ai compté rapidement). En deux mois il en est à 50 % de la méthode mais la progression va ralentir avec la reprise de l’école et la difficulté croissante.

  • Peu importe le rythme, la méthode est achetée une fois pour toute et est disponible à vie. Vous n’avez donc pas d’impératif à avoir tout visionné dans un délai arrêté. L’enfant peut donc faire des pauses quand il en assez, y revenir, ne le faire que pendant les vacances, ou s’astreindre à une séance par semaine. Chacun fait comme il le souhaite.
  • Les échecs aident à améliorer la concentration, l’organisation au sens large, la vision dans l’espace etc. Plutôt pas mal en complément d’une activité sportive. Et vous pourrez également glisser à vos kids qu’un bon Gamer doit bénéficier d’un solide sens de la stratégie et de l’anticipation pour enchaîner les Top Un au cours d’un battle royal. Argument testé et validé.
  • Quand on voit le prix parfois exorbitant de certaines activités, les 30 euros que coûtent la méthode paraissent franchement bien investis.

Les améliorations qui pourraient être apportées

Notre opinion ici repose uniquement sur des points cosmétiques. Concrètement il n’y a pas grand chose à améliorer sur la méthode en elle même. Mais la formation est récente et on peut donc toujours proposer des améliorations pour une éventuelle V2 😉

  • La voix de Tigrounette zozotte parfois un peu trop rendant la phrase difficilement intelligible. On finit par s’habituer à sa voix, et au pire en cas d’inattention on peut toujours revenir en arrière pour l’écouter de nouveau.
  • Les exercices proposés ne peuvent pas être réalisés directement à l’écran, hormis les quizz de fin de chapitre. Il faut les imprimer ou les faire mentalement. P’tit bout a un peu râlé pour la forme en disant que c’était quand même dommage.

Bilan

Les échecs pour les kids nous a agréablement surpris. Nous craignions quelque chose de très académique et difficile d’accès. Bien au contraire.

Par ailleurs vous disposez de 30 jours pour vous rétracter et demander à être remboursé si vous n’êtes pas satisfait. L’équipe est également disponible pour répondre aux questions de votre enfant sur les échecs si jamais vous n’êtes pas en mesure de les lui apporter.

Jouer est quand même la principale motivation. Pour être complète dans mon propos, j’ajouterai donc que si personne n’est disponible pour se confronter ensuite à l’enfant qui utilise la méthode, ce dernier sera rapidement frustré. N’allez donc pas imaginer que vous allez caler votre enfant devant son écran et aller vaquer à vos propre occupations pendants ce temps. Sauf à avoir plusieurs enfants qui suivent la méthode en même temps éventuellement, à voir selon leurs âges. Les échecs ont l’avantage d’être un jeu intergénérationnel, mettez donc les grands parents à contribution, ils seront ravis.

Alors, quand est ce que vous vous y mettez ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Surcouf et les brigands de Saint-Malo

Surcouf

Surcouf et les Brigands de Saint Malo de Mme Renée Bonneau, est paru aux éditions Oskar en 2016.

J’ai offert ce livre à P’tit bout, presque 9 ans, dans le cadre de notre voyage en Haute Bretagne, sachant que nous allions visiter Saint-Malo. L’idée alors était qu’il s’imprègne de l’ambiance corsaire et puisse s’immerger pleinement dans sa lecture.

A partir de quel âge?

Le collège Stanislas recommande ce livre en lecture pour les CM1. Et la fnac le classe dans la catégorie Roman junior dès 9 ans. Pour sa part, l’éditeur indique sur la couverture de 11 à 111 ans.

Et concrètement 11 ans – disons l’été de transition entre l’école élémentaire et le Collège, me parait finalement plus adapté.

Le roman fait 165 pages découpées en 29 chapitres, suivies en fin d’ouvrage d’informations bienvenues sur l’histoire et la vie de Saint Malo. Ainsi que les biographies succinctes de Surcouf et Chateaubriand.

P’tit bout a vraiment fait l’effort. Mais après avoir lu les 6 premiers chapitres il a déclaré que c’était bien trop dur. Il n’en viendrait jamais à bout. Nous avons convenu qu’il reprendrait ce livre en main d’ici 2 ans.

L’histoire de Surcouf

Renée Bonneau met toujours beaucoup de soin dans la recherche historique sur laquelle repose la fiction qu’elle raconte. Ce roman jeunesse (son seul à ma connaissance) n’échappe pas à la règle. Ici deux figures légendaires de Saint Malo sont mises en scène dans leurs années adolescentes : le Corsaire Surcouf et le Chevalier François-René de Chateaubriand. L’action se déroule en Juillet 1786.

Surcouf, 13 ans, veux venir en aide à un vieil ami marin en démêlé avec des brigands qui en ont après son trésor. Il quémandera pour y arriver l’aide de François René de Chateaubriand. Ce dernier vient d’avoir ses 17 ans et est déjà en proie à la mélancolie.

Beaucoup de suspens et de tension dans cette histoire de trésor, de brigands, de vieux marin, de chevalier et de corsaire. Je sais pertinemment que P’tit bout adorera cette histoire dans quelques années 😉

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous …L’objet de la semaine # 2 – le n°1 du magazine de Mortelle Adèle

Mortelle Adèle

Le premier numéro de Mortelle Adèle – le magazine interdit aux nazebroques – est paru mercredi dernier.

Les éditions Bayard mettent à l’honneur l’héroïne des 7-11 ans dans un nouveau magazine à parution trimestrielle.

Le sommaire du n°1 de Mortelle Adèle

  • Tes rendez-vous mortels : Une double page sur les événements du trimestre à ne pas manquer
  • C’que c’est drôle ! : des charades et des devinettes avec Adèle et Ajax
  • Mortelle BD : 16 pages exclusives de BD Mortelle Adèle
  • Fais chauffer tes neurones : 10 pages de jeux
  • C’est qui? : Une double page présentant un personnage de la série. C’est Magnus, l’ami imaginaire qui est à l’honneur pour ce N°1
  • Le dossier – Mortelle Adèle présidente de la Galaxie! : Adèle équipe ses lecteurs d’une télécommande à contrôler les parents
  • Chat Alors ! : la rubrique d’Ajax pour répondre aux lecteurs
  • Les dessous d’Adèle : en image, les coulisses de la série
  • Le club des bizarres : une double page de petits jeux pour s’entraîner à devenir plus bizarre que bizarre, suivie des œuvres des fans
  • La solution des jeux. Et oui parce que des fois on a quand même envie de vérifier si l’on a tout bien trouvé.

Avis

P’tit bout, bientôt 9 ans est conquis. Il faut également dire qu’il s’agit de sa série BD préférée. On en parlait dans ce billet de la série Chut les enfants lisent. On ne pouvait donc manquer cette parution. Si vous ne connaissez pas encore l’univers de Mortelle Adèle, nous ne pouvons que vous inviter à vous y intéresser 😉

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent La souris de M Grimaud

La souris de M. Grimaud

La souris de M Grimaud est paru en 2004 aux éditions Albin Michel Jeunesse. Le texte de Frank Asch nous conte une fable qui va interpeller le jeune lecteur d’un point de vue moral. Il est mis en valeur par les magnifiques illustrations en trois-quart de la double page de Devin Asch.

Les illustrations

Je commence par elles, une fois n’est pas coutume. Car c’est par leurs biais que le jeune lecteur va tout de suite se retrouver plongé dans l’ambiance très chic du restaurant dans lequel se déroule l’histoire de la souris de M Grimaud.

Le choix des couleurs, le dessin précis et soigné, le raffinement des décors et des tenues des personnages, donnent le ton.

Les illustrations viendront par ailleurs aider à la compréhension de la posture de chacun des protagonistes du dialogue principal.

On notera ainsi l’absence de peur dans l’attitude de la souris: on pourra dire qu’elle aura été professionnelle jusqu’au bout. Et le flegme British dans le regard de M. Grimaud.

A plusieurs reprises, elles viennent intensifier le suspens de savoir si oui ou non M Grimaud va finir par la couper en deux. Et en même temps on redoute de la voir baigner dans son sang à la page suivante.

L’histoire

Un bijou d’humour noir qui nous donne envie de fredonner la comptine de la souris verte. Le vocabulaire utilisé est soutenu et soigné, à l’image du lieu.

M Grimaud (le chat de la couverture) a eu une promotion. Il a envie de se faire une petite folie qui change de ses habitudes pour le déjeuner. D’habitude il prend une souris grillée. Aujourd’hui il décide que ce sera une souris crue…servie vivante. (Après tout, c’est un chat et c’est ce que font les chats non? Devrions nous êtres choqués?)

Cette souris très bien élevée ne se débat pas, c’est une professionnelle. Elle engage le dialogue avec son client lui apportant des recommandations quant à sa propre dégustation. Ceci faisant elle l’interrompt néanmoins judicieusement systématiquement au moment où il va la trancher en deux, dans une habile joute verbale du chat et de la souris.

M Grimaud va alors commencer à regretter son choix. Se demandant s’il va finir par être capable de la tuer lui même. C’est qu’il se fait vieux et qu’il n’a plus l’habitude. La souris lui suggère alors fort aimablement de le faire les yeux bandés. Elle va le guider. Vous commencez à voir venir le dénouement de l’histoire?

Sous couvert d’un vernis de politesse extrême, le jeune lecteur aura t-il vu venir la ruse de la souris?

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?