J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent abeille et épeire

abeille et épeire

Avec l’arrivée du Printemps j’avais envie de vous faire découvrir l’univers graphique de Emilie Vast. Cette illustratrice plasticienne a créé tout un univers graphique autour de la nature.

Cette auteure a entre autres illustré magnifiquement plusieurs herbiers.

On commence à voir apparaître de-ci de-là les petites bêtes des jardins. Cet album est l’occasion de rappeler à nos petits qu’il faut en prendre soin.

L’Histoire

Abeille et Epeire met en scène dans une courte histoire la rencontre entre ces deux insectes qui découvrent leur travail respectif. Il s’agit de sensibiliser nous autres humains aux bienfaits que ces deux petites bêtes nous apportent. Tous les insectes ne sont pas forcément des nuisibles à exterminer sans pitié. Et avouons que souvent abeille et épeire sont mal identifiées.

Les illustrations

Les lignes épurées font penser aux anciennes vignettes d’images à collectionner. Elles accompagnent de façon simple et poétique le message de fond porté par ce bel album, accessible dès 4 ans.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Personne n’a peur des gens qui sourient

Personne n'a peur des gens qui sourient

Personne na peur des gens qui sourient de Véronique Ovaldé est paru en Février 2019 aux éditions Flammarion.

L’histoire

Pour apprécier pleinement l’histoire je pense qu’il faut en savoir le moins possible dessus. Pour moi, elle fait partie de ces ovnis littéraires inclassables.

Tout commence lorsque Gloria décide de passer récupérer ses filles à l’école et de fuir vers une maison paumée en Alsace pour repartir de zéro. Au fil des pages on en apprend un peu plus sur son passé tout en suivant le déroulement des événements présents. Bien qu’un peu farfelue, Gloria est rapidement attachante. D’autant que son histoire de vie est touchante. Comment ne pas apprécier cette petite orpheline. Qui a quitté l’école tôt du coup pour travailler dans le bar du meilleur ami de son défunt père. Meilleur ami adepte des complots. Et le père des petites? Décédé dans un incendie le malheureux. La laissant veuve le jour où elle a appris qu’elle était enceinte de la seconde petite. Mais attendez, il y a aussi de l’argent dans cette histoire. Qu’elle aurait touché à ses dix-huit ans. Une grosse somme apparent. Suffisamment pour que ce notaire Corse un peu trop jovial et forcément malhonnête lui fasse des ronds de jambe. D’ailleurs, c’est lui qu’elle fui si nous avons tout bien suivi. Je ne vous en dit pas plus.

Hormis que j’ai adoré.

Le style littéraire

Dans un style d’accès facile, la barque est rondement menée. Les éléments se mettent en place naturellement, par petite touche. Le style d’écriture est rafraîchissant et plutôt insolite, avec des phrases à rallonge suivant le fil des pensées décousues de Gloria. Parfois des interventions du narrateur qui donne son point de vue sur les événements. Le mystère qui entoure Gloria plane jusqu’aux derniers chapitres. Le tout est captivant. J’ai été très agréablement surprise.

J’ai essayé pour vous…Sœurs de Bernard Minier

soeurs de Bernard Minier

Tout comme l’an dernier, ma liste de lecture Babelio compte un polar de Bernard Minier.

Nuit était mon premier roman de cet auteur. Et je n’avais pas été franchement emballée. Autant dire que du coup je partais avec beaucoup d’a priori.

On y retrouve tout ce qui m’avait déplu dans le précédent :

  • les multiples références à d’autres romans de l’auteur,
  • la promesse d’une ambiance angoissante pour mériter l’étiquette Thriller mais qui ne l’est pas tant que cela,
  • Martin Servaz et ses réactions incongrues dès qu’on touche à sa sphère privée.

Cependant. Parce qu’il y a un cependant. Sœurs est bien plus intéressant que Nuit. Déjà parce que pour le coup il y a une réelle enquête policière et non pas juste un gus qui se fait manipuler par un prétendu psychopathe du début jusqu’à la fin. On se laisse agréablement prendre au jeu des théories et reconstitution des événements.

Le gus en question (et oui parce que à priori ce sera toujours Servaz le héros et pas de chance pour lui, il ne m’emballe vraiment pas) arrive à être bien plus cohérent que dans le tome précédent. Bon à la fin il fallait qu’il dérape, forcément, et se jette pour changer dans la gueule du loup.

Donc, si vous n’avez jamais lu de polar de Bernard Minier, et que vous avez envie d’en lire un, à choisir entre les deux, lisez Sœurs. En plus, même s’il fait épais comme cela, vous l’aurez fini en une semaine. Pour info, il est même sorti en format Poche ce mois-ci (chez Pocket).

Et vous? Que lisez-vous en ce moment?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Pomelo est bien sous son pissenlit

Pomelo

Un album des années maternelles de P’tit bout que j’ai redécouvert à l’occasion du grand rangement de sa chambre.

L’univers

Je préfère utiliser ici le terme d’univers que d’histoire. En effet, d’une façon très poétique, Ramona Badescu et Benjamin Chaud nous emportent dans le monde un peu absurde et décalé de Pomelo.

Pomelo est un éléphant. Mais un éléphant tellement petit, qu’il vit sous un pissenlit au milieu des carottes et des poireaux d’un jardin potager. Et en plus il est rose. Et sa trompe est tellement longue qu’il se prend les pieds dedans ^^ Toute la première histoire est d’ailleurs construite autour de cette trompe à la recherche des inconvénients qu’elle lui procure. Mais également tous les avantages. On rigole du début jusqu’à la fin.

C’est une histoire que les enfants en général redemandent. Et puis une fois qu’on la connait, juste regarder les illustrations suffit pour se la remettre en mémoire et rire comme si on lisait tout seul comme un grand 😉

Les illustrations justement

De gouaches et crayons de couleurs, le trait simple plait beaucoup. Pomelo a une bouille adorable. Rien que de feuilleter ce livre vous met de bonne humeur.

Si jamais vous êtes conquis sachez que les aventures de Pomelo se déclinent sur plusieurs albums. Cet album ci compte trois parties. Ils sont édités par Albin Michel Jeunesse.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « Grignotin et Mentalo présentent… »

Grignotin et Mentalo

Le billet semaine dernière sur le recueil de pièces de théâtres de Catharina Valckx m’a rappelé cet excellent tome des aventures de Grignotin et Mentalo.

La série

Les aventures de Grignotin et Mentalo se déclinent au travers d’une série de 5 livres (qui se lisent indépendamment) de Delphine Bournay. Ils sont parus dans la collection Mouche de l’école des loisirs. Vous savez bien, il s’agit de cette collection de petits romans pour les 6-8 ans. Entre autres je vous ai déjà évoqué dans cette collection la série des Vive la vie, Gabi! de Soledad Bravi. Ou plus récemment les aventures de Lester et Bob. Je suis même surprise de n’avoir jamais évoqué ce roman ici mais j’ai beau cherché dans la base de recherche du blog, non rien.

L’histoire

Le tome intitulé « Grignotin et Mentalo présentent… » fait référence à la fable de la cigale et la fourmi.

Fatigué de devoir tout gérer, Mentalo décide de mettre en scène cette fable pour faire passer un message à ses amis. Mon passage préféré est le suivant : lors des explications sur la pièce, Grignotin ne supporte pas le sort réservé à la cigale. Cependant Mentalo maintient ferme qu’il ne peut pas aller à l’encontre de l’esprit de Jean de la Fontaine et modifier la fin pour le seul plaisir de son ami. Grignotin va se déguiser en « esprit de Jean de la Fontaine » pour convaincre son ami de changer cette fin tragique, lequel , par amitié (car en observant les illustrations les enfants comprendront qu’il n’est pas dupe) permettra une petite variante au texte original.

La suite de l’histoire raconte comment Mentalo va organiser l’attribution des rôles, les répétitions etc jusqu’au soir de la représentation. De quoi potentiellement donner envie aux enfants de se lancer également dans un tel projet de mise en scène 😉

D’autant que c’est une des fables généralement apprise entre le CP et le CE2.

Les illustrations

Dans ce roman les illustrations prennent le pas sur le texte avec les dialogues directement inscrits dans le dessin en écriture cursive. Pas facile de lire une écriture cursive pour un jeune lecteur mais c’est ici un bon entrainement. Avec une couleur attribuée à chaque protagoniste pour s’y retrouver plus facilement.
Je préconiserai quand même d’attendre le CE1.

Le trait est simple, presque naïf pour la mise en scène de ces animaux aux tons pastels. Les mimiques très expressives accompagnent parfaitement le texte. Le tout est très amusant.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?