J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Rêve de Noël

Rêve de Noël

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Rêve de Noël

 

Coucou. Après une absence d’un peu plus d’une semaine pour cause de planning trop chargé, je reviens avec un conte de Noël. Disons que c’est de saison ^^

Mais un conte de Noël pour les plus grands (8-12 ans) car ce n’est pas parce qu’ils ne croient plus au Père Noel que pour autant ils n’ont plus droit à des histoires sur le sujet. Attention donc, pour les un peu moins grands, certains éléments pourraient mettre la puce à l’oreille s’ils sont dans une période de transition entrent ce qu’ils voudraient encore croire et ce que leur réflexion tend à comprendre.

Rêve de Noël est imaginé par Katherine Rundell et illustré par Emily Sutton. Il est édité par Gallimard-Jeunesse. Un album de belle qualité avec quelques plumes dorées sur la couverture pour renforcer la magie.

L’histoire

Théodore passe le soir de Noel seul à la maison car ses parents travaillent tous les deux. Ils n’ont pas eu le temps d’acheter de nouvelles décorations, ni de préparer une dinde. Des chèques cadeaux dans des enveloppes sont déjà déposées sous l’arbre. Il fait froid car Théo est trop petit pour atteindre le boutons du chauffage. Théo décide de décorer malgré tout le sapin avec les vieilles décorations abîmées dont un cheval à bascule, un rouge-gorge, un ange et un soldat de plomb jouant du tambour. La babysitter s’est endormie la tête sur la table de la cuisine, son portable à la main.

Ce soir de Noël s’annonçait plutôt moche avouons, lorsque Théo aperçoit une étoile filante par la fenêtre (en réalité un avion). Il fait le vœu de ne pas être seul. Et la magie de Noël opère. Les quatre figurines s’animent et vont entraîner Théo dans l’exploration de la ville. Alors que Théo est de retour à la maison pensant être de nouveau seul, elles iront rappeler aux parents leur premier Noël afin qu’ils ressentent un besoin urgent de rentrer rapidement pour le fêter comme il se doit. Le conte ne dit pas vraiment comment la table s’est retrouvée couverte d’un festin et la présence des milliers de cadeaux sous le sapin. C’est ça la magie de Noël après tout. Libre à chaque enfant de travailler son imagination.

 

Les illustrations

L’album alterne entre des pages de texte et des doubles pages illustrées, avec parfois quelques illustrations qui s’échappent pour orner le texte également.

Les détails des illustrations sont multiples, on pourrait passer des heures à tout observer et y retrouver ce que font les décorations. Le tout dans des tons chauds et lumineux lorsque l’illustration représente un foyer. Des tons bleus de neige en foret pour renforcer l’impression d’hiver et le contraste avec la chaleur des maisons. Mais voyez plutôt.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Le géant, la fillette et le dictionnaire

J’ai essayé pour vous…Le géant, la fillette et le dictionnaire

Dans l’exact même format que la boîte rouge, Stéphane Poulin illustre ce nouvel album de la collection Pastel pour les 6-8 ans. Cette fois-ci, c’est Jean Leroy qui est aux commande de l’histoire.

L’histoire justement

Que cache ce titre bien curieux?

Tout débute lorsqu’un vendeur en porte à porte de dictionnaires frappe à la porte d’un géant et s’enfuit en hurlant à l’ogre. Le géant ne semble pas connaitre la différence entre un ogre et un géant. Il profite de la présence d’un dictionnaire à ses pieds pour lire la définition de l’ogre. Celle-ci lui donne l’idée saugrenue de manger un enfant car il n’y avait jamais pensé avant. En le préparant avec son légume préféré.

Il attrape dans son filet une petite fille qui sous ses airs boudeurs est plutôt ingénieuse. Sans vous dire comment, sachez juste qu’à la fin elle s’avère beaucoup trop coriace pour le géant pour passer à la casserole.

Accessoirement savoir utiliser un dictionnaire étant au programme des CE1/CE2 c’est aussi une façon amusante de mettre en scène cet outil.

   

Les illustrations

L’occasion d’admirer une fois de plus les très belles huiles de Stéphane Poulin. De multiples détails y sont glissés comme cette sorcière et ce grand méchant loup arrêtés par les soldats. Malgré sont très grand format, l’album s’avère néanmoins insuffisamment grand pour illustrer le géant dans toute sa hauteur 😉

      

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Frappe-toi le cœur de Amélie Nothomb

Frappe-toi-le-coeur

J’ai essayé pour vous…Frappe-toi le cœur de Amélie Nothomb

 

Mon premier Nothomb. Oui décidément cette liste babelio 2017 me fait sortir de ma zone de confort et m’oblige à lire autre chose que du fantastique. Depuis le billet sur l’article 353 du code pénal  , vous savez que j’ai renoncé à attendre la sortie en poche des livres. En effet désormais je passe par la case médiathèque, plus rentable.

« Frappe-toi le cœur » est cependant annoncé en format poche pour le 2 janvier 2019. Ceci dit Mme Nothomb étant une auteure prolifique, son nouveau roman est déjà (en grand format) dans les rayons.

L’histoire

Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. Cette phrase est empruntée à Alfred de Musset. C’est d’ailleurs tout ce que vous saurez du roman en quatrième de couverture. Pas de résumé, d’accroche, rien. Vous lisez sans filet, sans aucune idée de ce qui vous attend.

Pour moi Nothomb c’est une dame aux grands chapeaux, mais cela s’arrêtait là. Qu’est ce qu’il pouvait bien y avoir dans ses romans ne m’intéressait absolument pas. Mais bon ma foi il n’est pas bien épais alors ça devrait aller.

D’entrée, l’histoire m’a fait penser à un curieux croisement entre Sagan et la Comtesse de Ségur. En quelques pages est dressé le parcours lumineux de Marie qui prend fin à la naissance de sa fille Diane. Elle l’exprime d’ailleurs elle-même « Ce n’est plus mon histoire maintenant. C’est la tienne ». Sa fille lui vole la vedette et elle en crève de jalousie. C’est ce rapport mère/fille qui sera développé dans un premier temps. Puis dans un second temps un autre exemple de rapport mère /fille sera développé au cours d’une rencontre de Diane avec une éminente professeur.

Le Style littéraire

Hormis certains termes courants qui nous rappellent à la réalité je n’ai pas eu le sentiment de lire un auteur contemporain mais du siècle dernier. C’est certainement dû à la façon dont les émotions sont décrites, avec beaucoup de pudeur et de recul, mais avec tellement de justesse. Les passages décrivant les émotions du bébé face à l’absence d’affection de sa déesse mère sont impressionnants.

En finalité on ne lit pas ce roman pour la grandeur d’âme de Diane qui passe toutes ces épreuves affectives en en ressortant à chaque fois plus forte. Mais pour la façon dont toutes ces émotions humaines sont décortiquées pour nous pousser à comprendre le pourquoi du comment certaines personnes vont réagir d’une façon aussi extrême. En l’occurrence c’est le rôle de la mère qui est visé en première intention, mais pas que. Celui de la fille, de la sœur et de l’amie également.

 

Pour conclure, ce lit vite, est efficace, et nous pousse à réfléchir. Pour un premier Nothomb, je valide. Il est fort probable que j’en lirai au moins un second. Du coup, merci Babelio pour cette découverte 😉

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent la boîte rouge

la boite rouge

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent la boîte rouge

Il y a quinze jours nous avons regardé ensemble les magnifiques illustrations des trois vies de Petite Perle. Carl Norac, auteur du roman, nous avait proposé il y a 2 ans un autre album tout aussi magnifique : la boîte rouge. Ici c’était Stephane Poulin qui est aux commande des illustrations.

L’histoire

Une invitation au voyage et à l’aventure. Permise par la complicité d’un grand-père. Le conte se déroule au Quebec dans les grands espaces d’une des premières nations: les Naskapis. Le voyage mènera la petite Luna jusqu’à Montréal, la grande ville.

Les illustrations

Les huiles de Stephane Poulin accompagnent merveilleusement cette impression de grands espaces parcourus. Le trait est d’une grande finesse. Le très grand format de l’album s’y prête parfaitement.

la boite rouge          la boite rouge

Je suis fan de cet illustrateur. Un nouvel album dont il a réalisé les illustrations est sorti récemment, on le regarde semaine prochaine.

Tout comme les trois vies de Petite Perle, cet album de la collection Pastel de l’école des loisirs s’adresse aux 6 – 8 ans.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Nuit de Bernard Minier

J’ai essayé pour vous…Nuit de Bernard Minier

 

Classé 17° des 17 meilleurs livres 2017 de la sélection Babelio, j’étais complètement passée à coté de la sortie format Pocket de ce Thriller.

Le dernier du genre dans la liste j’espère. Beaucoup trop de polars à mon gout dans cette sélection au final.

Le premier quart du roman présente la mise en place des protagonistes. Kirsten Nigaard, Martin Servaz, le chef d’orchestre, et l’ombre de Julian Hirtmann. J’avoue qu’au début j’ai été plutôt emballée par l’histoire.

Puis j’ai commencé par être agacée par les multiples références à d’autres romans de l’auteur qui m’ont bien fait comprendre que j’avais loupé un épisode. Quand il s’agit d’une suite, peut être vaut-il mieux l’indiquer sur la couverture non?

Je n’ai pas été angoissée par l’ambiance Thriller promise. Certes cela se passe la nuit, il y a du mauvais temps, des désaxés sexuels plus comiques que dangereux, mais cela s’arrête là. On nous agite l’épouvantail du psychopathe Hirtmann pour nous faire peur mais cela ne prend pas.

Enfin, le comportement des protagonistes m’a quand même parue tirée de fil en aiguilles. Servaz a des réactions totalement incongrues pour un inspecteur de police qui se fait mener de bout en bout par Hirtmann. La finalité recherchée par ce dernier dans son jeu de piste a pris des tours et détours bien alambiqués alors qu’il aurait peut être suffit de demander simplement. Le retournement final de situation concernant la norvégienne est carrément de trop. Quand au rôle du chef d’orchestre, hormis remplir 100 pages, n’apportait pas grand chose si? Ou alors j’ai du m’endormir à un moment.

Bref vous l’aurez compris, je n’ai pas accroché. A force de lire des polars en suivant cette sélection, je fini probablement par avoir l’impression qu’ils se ressemblent tous.

Et vous? Quelle impression vous a t-il laissé?