J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Haut les pattes!

haut les pattes

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Haut les pattes!

 

J’aime beaucoup les illustrations de Catharina Valckx. C’est au travers de l’album Haut les pattes! édité par l’école des loisirs que nous avons eu l’occasion de la découvrir P’tit bout et moi. Le style d’écriture est plein d’humour, et les personnages attachants.

Il était alors en grande section de Maternelle et il appréciait d’écouter cette histoire le soir avant de se coucher. Aujourd’hui qu’il arrive à lire l’histoire seul, il l’apprécie tout autant.

haut les pattesL’histoire

Haut les pattes ! relate l’histoire de Billy, un hamster, fils d’un gangster de grande réputation. Son père veut faire de lui un bon bandit, mais il craint que son fils soit trop gentil pour cela. Le contexte est amusant pour les enfants car prend à contre pied ce que leurs parents leurs demandent. Au fil de l’histoire, Billy se fait de bons amis et fait preuve de courage en faisant fuir le renard. Ainsi, son père est finalement fier de lui : « Billy, tu n’as pas assez mauvais caractère pour être un bon bandit, mais tu pourrais faire un très bon chasseur de renard ». On y retrouve les éléments d’une bonne aventure : un papa bienveillant, de nouveaux amis, une dose d’héroïsme et de courage, et la gratification au final de la fierté paternelle

haut les pattes

 

La suite :

haut les pattesVous pourrez retrouver Billy au cours de quatre autres histoires:

  • Le bison,
  • Cheval fou,
  • La fête de Billy,
  • Billy et le gros dur.

Ce dernier titre faisait partie de l’abonnement kilimax des 5-7 ans pour l’année scolaire 2016-2017 au même titre que NULtiplications dont je vous faisais part semaine dernière. On y retrouve son ami Jean-Claude le ver de terre rencontré dans Haut les pattes! Dans cet album, Billy, qui a décidément tout du shérif plus que du bandit, fait fuir le blaireau Bretzel. Le blaireau est décrit comme étant : « un bandit de la plus basse espèce. Un type qui vole les pauvres ». Pour le faire fuir, Billy ne procède pas par la violence, mais par la ruse en utilisant ce dont Bretzel a le plus peur.

haut les pattes

Une jolie collection à mettre sans hésiter entre les mains des enfants de 5 à 7 ans.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

 

J’ai essayé pour vous…le prix de l’imaginaire 2014 des éditions nouvelles plumes

Les ailes d'émeraude

J’ai essayé pour vous…le prix de l’imaginaire 2014 des éditions nouvelles plumes

La semaine dernière je vous évoquais les éditions nouvelles plumes qui donnent la possibilité à tous d’avoir son manuscrit évalué par un comité de lecteurs. Si les retours sont très positifs, il est possible de faire publier son premier roman par leur biais. Depuis 4 ans ces éditions organisent le Prix de l’imaginaire qui récompense un premier roman fantastique ou de science fiction.

C’est Alexiane DE LYS qui avait remporté en 2014 la première édition de ce prix avec : « Les ailes d’émeraudes ».

A 20 ans à peine, elle avait réussi le tour de force de conquérir un large public grâce à la fraîcheur et légèreté de son écriture. J’ai été littéralement sous le charme du personnage de Cassiopée, de ses soliloques, et de ses « OMG! » et « Nom de Zeus! ». De nombreuses références dans le texte situent bien l’intrigue comme étant contemporaine.

L’histoire

L’histoire commence assez classiquement quand on a l’habitude de lire des romans fantastiques. L’héroïne est orpheline, pleine de charme mais trop introvertie pour s’en rendre compte. Elle est à l’âge des premiers émois amoureux. Elle tombe comme de par hasard sur un beau brun ténébreux. Dans le même temps, il se passe une série d’événements qu’elle ne s’explique pas autour d’elle. Tient donc, on dirait mot pour mot le synopsis de l’Hayden, le secret d’Eli. Pourtant rien à voir. Là où dans l’un l’héroïne découvre très lentement un monde parallèle : l’Hayden; dans les ailes d’émeraude c’est une mutation à laquelle elle fait fasse. L’histoire est beaucoup plus rythmée. Action et romance s’entremêlent de façon équilibrée.

Il n’y a pas pour autant de grandes surprises dans l’intrigue. Assez rapidement on imagine bien comment la suite va s’enchaîner au fur et à mesure que l’auteure avance ses pions. On se laisse prendre cependant à la découverte de l’univers et de cette si jolie mutation. On le dévore en deux jours car même si on se doute bien de certaines choses, ses petites péripéties sont contées avec beaucoup d’humour. Une jolie parenthèse fantastique à s’offrir.

Petite déception quand vous arrivez à la fin, vous vous rendez compte que l’histoire n’est pas fini, ce n’était que le tome 1.

Tomes suivants

Les ailes d'émeraude  Les ailes d'émeraude

Et c’est là que ça se gâte un peu. Je reste persuadée qu’il aurait fallu en faire un one shot. Le tome 2 (L’exil) est d’une lenteur renversante en comparaison du premier. C’est clairement un tome de transition entre le tome 1 de découverte palpitante de l’univers et le tome 3 (L’île des secrets) de dénouement de toute cette intrigue. Cassiopée perd de sa superbe. Alors que l’histoire avance, je la trouve de plus en plus énervante. Ses choix sont limite stupides et égoïstes par moment. Heureusement que ce tome donne la part belle au développement de personnages qui étaient secondaires jusque là. Une bande d’amis formidables qui continuent à la suivre coûte que coûte, parfois on se demande même pourquoi.

Bon je suis peut être sévère. J’avais tellement mis la barre haute suite à la lecture du premier tome (que j’avais relu une seconde fois le temps de patienter jusqu’à la parution du tome 2) que mes espérances ont du en être biaisées.

Le Tome 3 est dans la continuité directe du 2, on reprend l’intrigue là où on l’avait laissée. Je me demande encore comment le grand méchant a pu se faire avoir par une gamine et sa bande de copains, mais bon…on n’est pas dans Game of Throne non plus hein, les gars sympa l’emportent toujours contre les personnes sans morales, c’est bien connu. D’autant que…bref vous verrez bien. Avouons qu’une héroïne qui perd à la fin, nous aurions apprécié moyen.

Petit élément de frustration supplémentaire, une fin un chouilla trop ouverte. Du genre je me laisse une porte entrouverte, au cas où, un jour, il me prendrai l’envie d’écrire un tome 4, non annoncé cependant à ce jour?

Conclusion

Alexiane de Lys est une auteure très prometteuse à découvrir sans crainte au travers de la trilogie des Ailes d’émeraude, d’autant que vous pourrez les lire d’une traite à présent. Je lirais sans hésiter ses prochains livres dès leur parution. Sa page facebook annonce « Voyageuse » et « Entre Ténèbres et Lumière » comme titre de ses prochains romans.

C’était une très belle découverte que je vous recommande chaudement.

 

 

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent NULtiplications

nultiplications

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent NULtiplications

 

P’tit bout a reçu ce livre l’an dernier dans le cadre de son abonnement kilimax.

Première observation : l’abonnement Kilimax s’adresse à des enfants de 5 à 7 ans. Les ouvrages de cette série de Stephanie Blake sont indiqués sur le site de l’école des loisirs comme adaptés à des enfants de 3 à 5 ans. Cependant les tables de multiplication n’évoquent absolument rien aux petits de 3 à 5 ans. D’où très certainement le décalage entre l’âge préconisé et l’inclusion de ce titre dans l’abonnement Kilimax.

Je ne m’étais jamais intéressée auparavant à cette série en raison d’un univers graphique auquel j’ai du mal à adhérer. J’avoue avoir une préférence pour les illustrations plus mignonnes. Ici je trouve beaucoup trop de représentations d’enfants diaboliques et colériques.

Voyez par vous même :

nultiplications  nultiplications  nultiplications

Et l’histoire?

La mise en dérision de cette hantise largement partagée que représente l’apprentissage des tables de multiplication pourrait permettre à un enfant de dépasser une angoisse. Cependant, le message est transmis au début du titre par des représentations assez négatives :

  • Le lapin Simon est interrogé devant toute la classe sur les multiplications. Il ne sait pas répondre. Toute la classe éclate de rire et il est traité de NUL.
  • Son copain Ferdinand le traite de BEBE parce qu’il ne connait pas ses tables

A aucun moment il n’est indiqué au lecteur que traiter ses copains de NUL ou de BEBE n’est pas vraiment sympathique. Donc quoi ? Si le lecteur ne rencontre pas de problème avec ses tables nultiplicationsde multiplications il se pensera autorisé à traiter ceux qui n’y arrivent pas de NUL ou de BEBE ? bof. Il faut un parent derrière qui précise oralement que cela ne se fait pas.

Je passe sur l’épisode où Simon en colère une fois à la maison est très désagréable avec ses parents et se retrouve puni.

La partie où Simon comprends le principe des tables de multiplication en réalisant des tas identiques de billes est par contre très appréciable. Un enfant en difficulté pourrait y voir présenté d’une manière nouvelle le sujet. Et ainsi se rendre compte que ce n’est pas parce qu’il n’a pas compris dès le début, qu’il ne va pas pouvoir y arriver par la suite. La preuve, Simon finit bien par y arriver.

P’tit bout, beaucoup moins pointilleux que moi, forcément, n’a pas fait de commentaires sur les graphiques. Il a bien rigolé aux « Crottes de lapin », « abominable » et à la conclusion :

« Si tu ne sais pas compter comme superlapin en mode supersonique, je ne joue pas avec toi crotte de bique ! ».

En conclusion:

Bon allé pourquoi pas. Ce livre ne m’aura pas donné envie d’en acheter un autre de la série. Cependant je ne suis pas mécontente que P’tit bout l’ai reçu dans le cadre de son abonnement kilimax car cela lui aura permis de découvrir un auteur qu’il n’aurait jamais connu autrement.  Cette année il est en CE1, les NULtiplications  nous allons être en plein dedans, alors si on peut en rigoler un peu avant d’en pleurer…

 

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

 

 

J’ai essayé pour vous…le prix de l’imaginaire 2017 des éditions nouvelles plumes

l'Hayden

J’ai essayé pour vous…le prix de l’imaginaire 2017 des éditions nouvelles plumes

Les éditions nouvelles plumes donnent la possibilité à tous d’avoir son manuscrit évalué par un comité de lecteurs. Si les retours sont très positifs, il est possible de faire publier son premier roman par leur biais. Depuis 4 ans ces éditions organisent le Prix de l’imaginaire qui récompense un premier roman fantastique ou de science fiction.

C’est Julie Muller Volb qui a remporté l’édition 2017 avec : « l’Hayden – le secret d’Eli ».

La critique est facile du point de vue du lecteur, je ne pense pas être un jour fichue d’arriver à bout de l’écriture d’un roman. Pourtant ce ne sont pas les idées qui me manquent. Alors déjà ne serait ce que pour cela, je salue tous ces nouveaux auteurs qui se lancent alors qu’ils ont un métier et une famille à gérer par ailleurs. Mme Muller Volb est prothésiste dentaire et maman débordée.

Et sinon, le livre?

L’histoire commence assez classiquement quand on a l’habitude de lire des romans fantastiques. L’héroïne est orpheline, pleine de charme mais trop introvertie pour s’en rendre compte. Elle est à l’âge des premiers émois amoureux. Elle tombe comme de par hasard sur un beau brun ténébreux. Dans le même temps, il se passe une série d’événements qu’elle ne s’explique pas autour d’elle. Puis alors que l’histoire avance, l’auteure finit enfin par nous laisser entendre au bout de 100 pages qu’il va bien y avoir un peu de fantastique quand même.

J’aurai apprécié que l’histoire chemine plus rapidement pour en arriver à la découverte de l’Hayden avant la moitié du livre. On peut considérer que la première moitié du livre serait plutôt de la littérature Young adult avec les états d’âme de la jeune fille emmêlées dans les complications de son quotidien et de son flirt. Et ce n’est qu’à la moitié du livre que l’histoire bascule vraiment dans le fantastique avec la découverte de l’Hayden. Je ne vous dévoile rien de plus sinon vous n’aurez plus aucun intérêt à lire le livre par vous même.

De façon générale, bien que l’histoire soit distrayante et se lise facilement, j’aurai aimé un peu plus de rythme. Les descriptions sont soignées, les personnages attachants, on a envie de connaitre la suite. Pour autant, les événements s’enchaînent sans grande surprise. C’est plaisant à lire mais à aucun moment il n’y a de réel rebondissement ou inattendu.

Et quand l’histoire est enfin en place, et bien…le livre est fini. L’histoire ne pouvant pas s’arrêter là, j’ai cherché et appris qu’il s’agissait du premier tome d’une trilogie. L’auteure a précisé sur les réseaux sociaux que le second tome était déjà écrit mais non encore validé par son éditeur. J’espère juste que les longueurs sont vraiment voulues et font partie de son style d’écriture et non pas uniquement présentes pour répondre à une commande de trois livres de 400 pages chaque…Car bon…il aurait peut être mieux valu dans ce cas un unique tome de 600 pages au rythme plus dense non?

Quoi qu’il en soit, cela reste agréable et rapide à lire ( 2 cours de piscine, 1 cours de judo et un dimanche pluvieux).

Il y a du potentiel pour que la suite soit prometteuse.

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Claude Ponti

Ponti

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Claude Ponti

 

Lors d’un précédent billet j’avais choisi l’univers graphique de Hervé Tullet.

Aujourd’hui ce sera celui de Claude Ponti, non moins connu, et tout aussi apprécié des enfants du même âge.

Deux livres assez différents de l’auteur :

L’Album d’Adèle, aux éditions Gallimard

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L’album d’Adèle tout d’abord. Celui qu’il a dessiné pour sa propre fille. Uniquement des illustrations qui permettent à l’enfant de raconter sa propre histoire. On peut l’utiliser comme un imagier et faire reconnaître les images à l’enfant. On peut essayer de suivre un personnage et voir comment son histoire évolue au travers du livre : la poupée qui danse avec un ours en peluche, le gendarme dont les bras se multiplient, la souris et le gant jaune, les petits poussins… Tous ces personnages se mêlent et s’emmêlent dans un bric à broc de plus en plus chaotique jusqu’au salut final.

Le format du livre à lui seul a quelque chose d’impressionnant pour un petit. Mieux vaut l’accompagner dans sa manipulation si on ne souhaite pas que le livre finisse avec une page arrachée.

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Sur la branche, aux éditions école des loisirs

Un livre tout cartonné donc du coup beaucoup moins fragile. Quasiment la même illustration de page en page mais avec quelques détails qui changent. L’histoire d’une famille de moineaux sur une branche qui se réveillent petit à petit. Mme Brosselevant se réveille et s’assure que ces nombreux enfants sont là. Après une première lecture pour connaître l’histoire, une seconde lecture permet de s’amuser à retrouver sur la branche les enfants cités en fonction de la description donnée. « Orsonne qui dort tout seul parce qu’il prend trop de place » ; « Kéfrène qui a toujours la tête en l’air » ; « Ylli-Chouftou qui ne peut dormir que dans le noir ». Une joyeuse façon de souhaiter bonjour à chacun.

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Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?