J’ai essayé pour vous…Au fond de l’eau

Au fond de l'eau

J’ai essayé pour vous…Au fond de l’eau

 

Il s’agit du second roman de Paula Hawkins paru aux éditions Pocket. Son premier roman, « La fille du train », avait rencontré un vif succès en 2015 et a fait l’objet d’une adaptation au cinéma. Ce second roman est un thriller psychologique tout comme le premier. La Dreamworks aurait déjà acheté les droits pour en faire également une adaptation au cinéma.

L’histoire

Dans le petit village de Beckford, il y a une rivière. Quelle que soit la direction que vous preniez, vous finirez toujours par tomber sur elle. En un endroit elle forme un coude nommé le bassin aux noyées. La légende voudrait que l’on y pratiquait l’Ordalie. A notre époque, ce serait le lieu de prédilection pour se suicider de femmes désespérées.

Julia et Nel avait l’habitude de venir passer leurs étés à Beckford lorsqu’elles étaient enfants. Aujourd’hui adultes, elles étaient en froid lorsque Julia apprend que sa sœur s’est noyée dans ce bassin, et qu’elle devient le tuteur légal de sa nièce Lena. Elle ne se fait plus appeler Julia mais Jules. Étrangement,  la meilleure amie de Lena, Katie, a également été retrouvée morte noyée un peu plus tôt dans l’année. Nel étudiait l’histoire des femmes qui se sont noyées dans le bassin. Ce qui pouvait les pousser à commettre un tel acte la fascinait. Ses recherches n’était pas du gout de tout le monde. Jules ne pense pas une seconde que Nel ai pu sauter.

Un a un les fils de l’enquête sont tirés pour savoir s’il s’agit d’un meurtre, d’un accident ou d’un acte délibéré de la victime. Cette enquête oblige les protagonistes à creuser le passé, et pas uniquement les circonstances du décès de Katie, mais de celles qui l’ont également précédée.

Le style d’écriture

Des chapitres très courts. Qui commencent par nous situer dans le temps et nous préciser qui parle. Car en effet l’avancée de l’enquête est relatée des points de vue des différents protagonistes. Parfois une même scène sera ainsi narrée plusieurs fois pour apporter une nuance ou une perception différente.

Certains paragraphes renvoient à l’été 1993. Ils sont la mémoire de Julia. Elle doit revenir à plusieurs reprises sur un même événement de cet été pour s’en souvenir avec justesse. C’est depuis cet été que la relation entre les deux sœurs s’est dégradé. Elles n’en ont jamais vraiment reparlé. Julia est restée sur sa propre interprétation de la réaction de sa sœur et de ce qu’elle savait. Et n’a jamais pu lui pardonner.

Quel avis?

Le thème du secret est récurrent dans ce roman et met en avant combien de dégâts cela peu provoquer. Ces histoires de familles que l’ont tait dans l’espoir qu’elles ne feront jamais surface. Ces promesses de ne rien dire que l’on donne et dont on ne mesure pas la portée.

J’ai trouvé ce second roman plus poussé que le premier. Dans la fille du train l’histoire de trois femmes s’emmêlent: Rachel, Anna et Megan avec une thématique autour des violences conjugales et de l’alcoolisme.

Alors qu’ici, il y a bien plus de tragédies qui s’entremêlent. La première jeune fille, Libby Seeton, victime de l’ordalie en 1679.  Mary Marsh. Ginny Thomas. Anne Ward. Plus récemment Lauren Slater en 1983. Enfin en 2015 Katie Whittaker et à présent Nel Abott.

Même si Jules est un personnage avec qui il est difficile d’avoir de l’empathie en début de lecture, on fini par apprivoiser tous ces personnages et très rapidement le roman devient addictif.

J’ai essayé pour vous…La collection le Bibliobus

J’ai essayé pour vous…La collection le Bibliobus

Il s’agit d’une série de livres aux éditions hachette éducation. Le niveau de lecture s’identifie facilement: CP/CE – CE2 ou CM. J’ai trouvé cela très pratique pour être certaine de ne pas proposer une lecture qui serait trop ambitieuse. Pas facile quand on n’est pas enseignant soit même de jauger la nuance.

Entre les scolarités du CP et du CE1 qui vient de s’achever, P’tit bout a ainsi pu découvrir un certain nombre des ouvrages destinés au premier niveau de lecture. Il me semble qu’il y en a une dizaine en tout pour les CP/CE1.

Chaque tome présente 4 œuvres intégrales. Il pourra s’agir d’un roman, d’un conte, d’une pièce de théâtre ou même d’une bande dessinée. Cela permet ainsi de diversifier les genres, mixer les auteurs mais également les illustrateurs. Car chaque oeuvre a son propre illustrateur ce qui permet vraiment de balayer large tous les goûts. Les illustrations restent nombreuses dans l’ouvrage, à la charnière encore des albums des années maternelles pour certains. Ainsi le jeune lecteur pourra se construire ses propres préférences sans à priori.

Certains des tomes sont construits autour d’une thématique : La différence, le Temps, Corps et Santé.

Petit plus, dans la marge, les mots difficiles sont définis.

                    

                     

 

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « Parole de loup »

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « Parole de loup »

Geoffroy de Pennart revisite à travers cette enquête de police les contes de loup. Accessible dès 6 ans, ce petit roman plein d’humour donne la version du loup des faits qui lui sont reprochés.

Or déjà, dès la couverture, on met sa parole en doute. Ce loup en peignoir rose qui jure solennellement la main levée n’inspire pas confiance.

En effet, l’enfant prendra plaisir à relever les hésitations de langage pour retrouver la vraie histoire derrière les mensonges du loup.

« Je n’écoute que mon esto…que mon coeur »

« Je cours la croq…la sauver »

« Elle me donnerai volontiers un coup de poêl…main »

Par ailleurs, les illustrations quand à elles ne mentent pas.

Cela ne vous rappelle pas les efforts de vos bouts de chou lorsqu’ils essaient de broder une histoire plausible pour couvrir leurs bêtises?

Enfin, s’ils ont bien suivi, ils devraient pouvoir vous expliquer pourquoi la plupart de ces personnages ont une poêle à la main.

C’est également l’occasion de retourner lire les contes originaux. « Les trois petits cochons » « Le petit chaperon rouge » « les sept chevreaux » « Pierre et le loup » « Le loup et l’agneau ».

De quoi trouver des raisons de lire et relire ce petit roman tout en s’amusant.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Quand sort la recluse

J’ai essayé pour vous…Quand sort la recluse

Il y a décidément beaucoup de romans policiers dans la sélection Babelio 2017 dont je poursuit assidûment la lecture dès leur parution en format poche. Quand sort la recluse est paru au début du mois dans la collection Poche de J’ai lu.

Aucun de ces policiers n’a le même style finalement. Sharko était très sombre. L’enquête improvisée de Gaspard et Madeline était somme toute mignonnette. Voici à présent un troisième genre qui m’a pour le coup complètement déroutée. Je vous avoue qu’au démarrage j’ai eu beaucoup de mal à adhérer. Mais peut être faut-il avoir lu les 8 précédents romans de Fred Vargas mettant en scène Adamsberg pour comprendre le personnage. Ce commissaire m’a beaucoup fait penser à Columbo. J’imaginais d’ailleurs très bien le commissaire Adamsberg en imperméable beige.

J’ai eu du mal avec les histoires de brumes du commissaire et sa façon curieuse de mener une enquête basée davantage sur des impressions que des faits tangibles. Ainsi qu’avec les membres atypiques qui composent cette brigade.

J’ai bien aimé le parallèle fait entre un commissaire et son équipe avec un capitaine et son équipage. Ce rôle pas toujours évident de meneur à tenir. La nécessité d’avoir des personnes sur qui compter quoi qu’il arrive. La difficulté quand un membre de cette équipe commence à saper votre autorité. La loyauté et la confiance sont des valeurs mises en avant. D’autant que le commissaire est un bon chef d’équipe, dans le sens où il arrive à donner une place valorisante à chaque membre de sa brigade, même ceux qui n’ont pas l’air très dégourdis.

L’enquête de fond autour de cette recluse qui tue, est quand à elle vraiment très recherchée.

Du coup, malgré un temps d’adaptation un peu difficile au démarrage, j’ai fini par m’habituer au roulis lent de la réflexion de Adamsberg. Sa façon d’avancer dans l’enquête qui parait hasardeuse. Ses façons un peu bourrues. Et c’est presque avec regret que j’ai lu les dernières pages, car il allait falloir se dire adieu.

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « le loup conteur »

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « le loup conteur »

L’histoire de Becky Bloom

Elle commence comme une classique histoire de loup, qui a faim, et qui va donc s’en prendre aux animaux de la ferme. Jusque-là rien de très original. Sauf que les hurlements du loup ne provoquent pas de panique. Un agacement par contre car tout ce raffut causé empêche le canard, le cochon et la vache de se concentrer sur leur lecture.

Ainsi le loup se met au défi d’apprendre lui aussi à lire pour les impressionner. La suite du roman est l’occasion de faire découvrir aux petits lecteurs tout cet univers. Mais également que lire, ce n’est pas juste enchaîner savamment des syllabes. C’est surtout mettre le ton juste, pour faire vivre l’histoire racontée. Les enseignants du CP utilisent souvent ce petit roman en lecture suivie. Si cela n’est pas prévu, n’hésitez surtout pas à le mettre entre les mains de votre petit bout.

Le loup conteur c’est aussi une très belle histoire du soir pour un enfant plus jeune fasciné par l’univers des livres.

Les illustrations de Pascal Biet

L’apprentissage de la lecture s’accompagne d’une évolution physique du loup. Ainsi dans les premières pages il apparaît famélique, un baluchon sur le dos. Puis il a un cartable et des lunettes. Auxquels viennent s’ajouter successivement un gilet puis un chapeau.

L’album débute par une image en double page où l’on voit le loup traverser avec son baluchon une place de village maussade où les habitants l’ignorent. Il se termine sur une double page illustrant la même place de village où le loup, assis sur un banc, rassemble autour de lui une petite foule qui vient, heureuse, écouter ses contes.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?