J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Vive la vie, Gabi!

Vive la vie, Gabi!

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Vive la vie, Gabi!

Depuis que P’tit bout a franchi le cap de l’apprentissage de la lecture, je trouve qu’il est à un âge un peu bancal entre l’album et le roman. Il lui faut des textes qui ne soient pas trop longs, dont l’histoire ne fasse pas bébé non plus. Et avec quelques illustrations quand même parce que sinon c’est trop triste. C’est parfois le casse tête pour trouver le livre qui trouvera le bon équilibre.

La collection Mouche de l’école des loisirs propose des petits romans sympas à lire tout seul pour les 6-8 ans. Ils sont d’auteurs / illustrateurs différents. Nous commençons à en avoir quelques uns à la maison, et à ce jour aucun ne l’a déçu.

La dernière acquisition s’intitule Vive la vie, Gabi!

Les illustrations – Le style Soledad Bravi

Soledad Bravi est à la fois la fois auteure et illustratrice de ce petit roman. Ce n’est pas la première fois qu’elle s’exerce à la réalisation d’un ouvrage pour enfants. Si vous n’arrivez pas à rattacher son nom à quelque chose de concret, essayez de vous souvenir plutôt de ses illustrations. Mais si vous en avez forcément déjà vu. Par exemple dans un magazine Elle ou sur un tube de crème pour les mains ou d’une lime lors de ses collaborations avec l’Occitane. Des demoiselles longilignes, pimpantes de gaieté. Tel la Gabi de ce roman. Soledad c’est également toute la collection « les paresseuses  » qui se décline sous différentes formes.

L’histoire

Gaby a 7 ans. Elle est pleine de vie. Elle vit des aventures formidables en s’intéressant aux petites bêtes qui l’entourent. En regardant les nuages. En marchant pieds nu dans une rivière ou dans l’herbe. Toutes ces choses que nos petits citadins n’ont pas forcément l’occasion de faire. Des journées en famille à la maison de campagne, des piques niques, du camping dans un combi VW. De quoi donner l’envie de partir de suite en balade pour attraper des têtards et des papillons. Avec également un message de fond de respect de la nature aussi. On peu piéger les frelons asiatiques mais il ne faut pas faire de mal aux abeilles. On peut capturer un lézard pour l’observer mais avant de reprendre la route il faut penser à le relâcher et ne pas l’emmener avec soi à la maison.

 

Un petit roman bien agréable à lire. Petit plus, il est découpé en 4 chapitres, ce qui permet au jeune lecteur de se fixer le chapitre comme objectif de lecture et ne pas se décourager face à un nombre de pages qui lui paraîtrait trop important de prime abord.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…La Trilogie Vernon Subutex

Trilogie Vernon Subutex

J’ai essayé pour vous…La Trilogie Vernon Subutex

En 2015 sortaient les deux premiers tomes de la trilogie. Deux ans après, le dernier tome paraissait. En ce début de mois de mai, l’intégralité de la trilogie est désormais disponible en format Poche. Et donc tout naturellement je les ai lu. D’autant que j’avais adoré Apocalypse Bébé. C’était l’occasion à la fois de poursuivre la sélection 2017 de Babelio et retrouver le style mordant de Virginie Despentes.

Tome 1

Le tome 1 trace la déchéance de Vernon Subutex, un disquaire dont l’affaire fait faillite et qui va se faire bouffer par le système. Lentement mais surement il va perdre un à un tous ses repères jusqu’à finir à la rue. Dans cette descente il retrouve, avec la pudeur qu’exige sa situation pour ne pas perdre le peu d’estime qui lui reste de lui-même, d’anciennes connaissances pour quémander un peu d’aide. L’occasion pour V. Despentes de décrire toute une série de personnages hauts en couleurs, différents et à la fois semblables dans leurs galères, leurs tracas, leurs soucis, leurs sensibilités aussi.

Tout ceci est décrit avec son style bien à elle, trash, cynique, un brin sordide. Une belle satyre de notre société actuelle.

Tome 2

Il aurait peut-être été de bon ton de boucler l’histoire au tome 1. Car ensuite j’avoue, j’ai complètement décroché.

Dans le tome 1 beaucoup de monde recherche Vernon pour avoir accès à des cassettes qui sont le testament d’un chanteur très connu. Ce chanteur était un ami de Vernon, sa principale ressource financière et lui avait laissé ces cassettes un soir de beuverie. Il y a un tel tapage autour de ces cassettes que l’on s’attend à la révélation du siècle quand les bandes sont enfin écoutées. Le délire de vengeance qui s’en suit m’a énormément affligé. Ajoutez à cela Vernon érigé en gourou et vous obtenez un mélange très curieux. Tous ces jeunes vieux pétri de remords d’avoir laissé Vernon Subutex finir à la rue qui viennent sympathiser avec les clochards, j’ai eu du mal.

Tome 3

Le groupe, pour ne pas dire secte, organise des convergences au cours desquelles Vernon balance des sons, en utilisant ceux légués par son pote chanteur mort, qui mettent son public en transe sans avoir besoin d’user de stupéfiants. Puis pour plusieurs raisons le groupe retourne sur Paris. Nous sommes en pleine actualité des événements de fin 2015 (Bataclan) au Printemps 2016 (Nuits debout). Et chacun des personnages y va de son discours politico-haineux.

Cela devient pathos, redondant, ennuyant, au bout d’un moment ça en devient chiant. Un mélange de discours agressifs et revanchards, mêlés à des délires new-age. Et puis ça devient carrément glauque et mise sur la peur des gens. Il n’y a aucune lueur d’espoir. Vous n’avez plus qu’à vous tirer une balle après votre lecture en vous demandant « à quoi bon. »

La revanche consécutive à la vengeance commise dans le tome 2 atteint le high score de ce que l’humanité peut avoir de plus con et abject. La jeune fille qui met un point finale à toute cette histoire n’est pas sans rappeler Valentine (Apocalypse bébé).

Quand aux 5 dernières pages, je ne comprends pas ce qu’elles viennent faire là. On bascule d’un coup dans de la science-fiction. Cela en devient presque de l’autodérision.

Cela m’a dérangé que l’auteure face référence aux événements du Bataclan et utilise l’angoisse que cet événement a généré pour alimenter la fin de sa trilogie. Faut-il comprendre qu’à la fin du tome 2 elle manquait d’inspiration pour faire aboutir sa fiction?

Conclusion

Personnellement, je n’ai pas aimé les tomes 2 et 3. J’ai adoré le premier où j’ai retrouvé le dosage de cynisme et d’humour noir qui m’avait plu dans apocalypse bébé. La suite traîne en longueur. Le format trilogie n’était pas forcément adapté.

Mais peut être n’étais-je pas dans le bon état d’esprit pour apprécier ce type de lecture lorsque je me suis lancée dans les deux derniers tomes. Si vous les avez lu, votre propre avis m’intéresse.

A savoir que la trilogie fait l’objet en ce moment d’une adaptation en une série télé, par Canal+. Franchement peu probable que j’essaie pour vous, mais sait-on jamais 😉

J’ai essayé pour vous….Chut les enfants lisent la revue Dada consacrée à Miyazaki

revue dada Miyazaki

J’ai essayé pour vous….Chut les enfants lisent la revue Dada consacrée à Miyazaki

Le revue Dada

Cette revue mensuelle a pour ambition de faire découvrir l’art sous toute ses formes. Le pari de la revue est de s’adresser à toute la famille, de 6 à 106 ans. Comme il s’agit d’une revue et non pas d’un magazine, vous pourrez trouver chez votre libraire les anciens numéros. Ainsi vous avez la possibilité de vous abonner et recevoir chaque mois le dernier numéro. Ou les acheter à l’unité en fonction des sujets qui vous intéressent. C’est ainsi que nous avons acquis celui consacré à Miyazaki pour faire le lien avec le thème du début de nos vacances tout en en profitant pour découvrir cette revue que nous n’avions pas encore eu l’occasion de feuilleter.

Numéro Miyazaki

Le numéro consacré à Miyazaki est paru en Janvier 2015.

L’art de Miyazaki

Tout d’abord la vie de l’artiste est tracée. Puis les éléments qui font de chacun de ses films un succès.

Ensuite la revue décrit le principe de l’animation : comment aboutir d’un dessin fixe à un dessin en mouvement. En y intégrant la mise en scène : cadre, lumière, ambiance. Et susciter l’émotion. Une double page entière est ainsi consacrée au film Mon voisin Totoro. La séquence au cours de laquelle Mei poursuit une petite bête aux grandes oreilles pour arriver jusqu’au terrier de Totoro est décortiquée. La revue explique la fluidité du mouvement dans la course poursuite, puis le moment de pure tendresse lorsque Totoro et Mei se retrouvent face à face et font connaissance.

 

Puis vient une partie consacrée aux sources d’inspiration de l’artiste et à ses disciples.

Enfin cette grande partie de la revue consacrée à Miyazaki se clôture par ce qui doit être le cas dans chaque numéro : un ABC D’art. Autrement dit un glossaire reprenant 25 mots en lien avec l’artiste.

Dessins art’nimés

La revue se poursuit par deux ateliers plastique pour passer à la pratique. Ce numéro propose de créer une créature fantastique en pâte à modeler durcissante. L’ambition va jusqu’à envisager de pousser l’enfant à imaginer de lui même la créature à laquelle il donnera forme. Avec P’tit bout nous nous sommes contentés pour commencer par reproduire un Totoro. Il faut avoir déjà une bonne maîtrise de la pâte à modeler pour réussir à imaginer sur le papier une créature à laquelle on donnera vie en 3D. Ou le modelage risque de ne pas ressembler à la créature imaginée au départ. Peut être à partir de 8-9 ans.

Le second atelier propose de créer un layout, permettant de travailler le découpage d’un même mouvement en 4 séquences associées à une notion de profondeur. C’est extrêmement difficile pour un enfant. A mon sens avant 12 ans cela parait compliqué.

aRtualités

La revue propose ensuite un jeu autour d’une oeuvre en lien avec une exposition en cours : il s’agit ici de deviner ce que peut bien dire la fée à la paysanne dans l’oeuvre La légende Bretonne de Edgard Maxence.

Enfin la revue ce termine par l’actualité des expos et des livres du moment, ce qui présente peu d’intérêt lorsque vous n’avez pas le dernier numéro entre les mains.

Conclusion

La revue est de belle qualité d’impression en papier glacé. Elle est riche en illustrations. Elle tient ses promesses concernant un apport de connaissances très intéressantes sur l’artiste Miyazaki et l’animation des studios Ghibli. Personnellement j’ai pris beaucoup de plaisir à la lire. Sauf qu’elle ne m’était pas adressée initialement. La revue est beaucoup trop ambitieuse pour être accessible à partir de 6 ans. 10 ans me parait plus adapté. Néanmoins elle a permis une première sensibilisation et P’tit bout saura s’y référer de nouveau lorsqu’il voudra aller plus loin dans sa lecture.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Le p’tit jardin facile

Le p'tit jardin facile

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Le p’tit jardin facile

Le beau temps et les vacances sont enfin réunis. L’idéal pour faire du jardinage avec P’tit bout.

C’est également l’occasion pour moi de vous faire découvrir notre bible en la matière : Le p’tit jardin facile aux éditions Petite plume de carotte et La petite salamandre.

A quoi s’attendre

Crousti la souris et Pioupiou le moineau vont accompagner le lecteur au travers de différentes rubriques. Elles sont accessibles dès 3 ans avec l’aide d’un adulte. Elles se présentent à la façon d’une recette avec sur une ardoise le matériel à rassembler. Puis à la façon d’une BD chaque étape est illustrée.

        

Les rubriques :

  • les conseils pour planter et semer,
  • les astuces pour jardiner bio,
  • les bricos faciles à réaliser,
  • Enfin la recette de cuisine pour se régaler.

Crousti et Pioupiou expliquent en tout premier comment préparer la terre, que ce soit en pot ou en pleine terre afin que même les petits qui ne disposent pas d’un jardin puissent pratiquer cette activité. Ils expliqueront également comment fabriquer du jus d’ortie pour avoir un engrais 100% bio.

Puis différentes plantations sont proposées sous forme de graines ou de plants à mettre en terre : radis, ciboulette, fraises, tomates, œillets d’Inde. Pour chacune figurent sur l’ardoise des conseils de la façon suivante :

Petit plus, deux bricolages se glissent dans l’ouvrage : un attrape-escargot et de jolies étiquettes pour différencier les plantes.

Enfin le livre se clôture sur une recette facile de cuisine permettant de préparer une entrée avec la ciboulette et les tomates du jardin.

Alors, on s’y met?

 

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

 

 

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Le Prince Tisserand

Le Prince Tisserand

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Le Prince Tisserand

Vous trouverez cet album aux éditions Le Sorbier. Il a reçu le prix Saint-Exupéry en 2008. Il est recommandé à partir de 7 ans. P’tit bout l’avait reçu plus jeune. Il l’écoutait en histoire du soir mais en effet le conte est certainement difficile à suivre à cet âge. Aujourd’hui il l’écoute d’une autre oreille avec une bien meilleure compréhension.

Le conte

Nora Aceval est une conteuse de tradition orale. Elle nous transmets ce conte oriental digne des milles et une nuits. Un beau prince tombe éperdument amoureux d’une bergère au point d’en tomber malade. Ses parents finissent par concéder à ce mariage. Cependant la bergère conditionne le mariage.  « Ce que l’on sait faire de ses mains, c’est un trésor que l’on garde en soi toute sa vie. Dites au Prince que je l’épouserai lorsqu’il aura appris un vrai métier ». Ainsi le prince apprend le métier de Tisserand. Il devient maître dans cet art et épouse la bergère.

Le conte ne se termine pas là cependant. Il se trouve que le prince finit en esclavage entre les mains d’un vil marchand. Il a la vie sauve un se faisant passer pour un simple tisserand. La bergère le retrouve enfin grâce à un indice glissé dans un tapis tissé des mains de son prince. Le vil marchand est jeté au cachot. Ainsi tout est bien qui finit bien comme tout conte qui se respecte. Le prince louera la sagesse de son épouse.

Les illustrations

La maîtrise des miniatures persanes de Laureen Topalian illustre merveilleusement bien ce conte, faisant de l’album un ouvrage au caractère précieux.

Je me souviens d’une réflexion de P’tit bout très impressionné d’avoir « un livre ancien » entre les mains tant le rendu papier jauni de parchemin l’avait marqué.

 

 

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?