J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent dessine moi un petit prince

dessine-moi un petit prince

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent dessine-moi un petit prince

 

Dessine-moi un petit prince est un album paru aux éditions pastel de l’école des loisirs. Il est écrit et illustré par Michel Van Zeveren est a connu une réédition cet été dans la collection les lutins.

Il s’adresse à des enfants ayant de 5 à 7 ans.

L’histoire

Ce qui m’a attirée en premier lieu dans le choix de cet album c’est le titre. Forcément voir un mouton demander à un autre de lui faire un dessin en usant de la formule « dessine moi », cela intrigue.

L’album va tirer profit des difficultés de Petit Mouton dans le dessin pour mettre en avant des qualités autres. Telles que l’originalité par exemple.

Dans une classe composée uniquement de petits moutons, on imagine aisément que tous réagissent à l’identique. Alors lorsque l’un d’entre eux s’avère penser ne pas savoir dessiner, il angoisse. Heureusement que sa maman très pédagogue l’invite à aborder le sujet autrement pour gagner en confiance.

Un texte amusant en lecture orale car on peut jouer sur les exclamations de la classe. En effet le texte se ponctue de Wow ! et de Trop fort ! régulièrement au fil de l’histoire.

Une petite difficulté pour les jeunes lecteurs qui à l’inverse en lecture orale ne feront pas forcément facilement la part des choses entre Petit Mouton : le héros de l’histoire. Et tous les autres petits moutons de la classe dont celui qui dessine le petit prince.

Les illustrations

Elles sont très mignonnes dans un style de dessin d’enfant donnant l’impression de facilité et sans doute l’envie de les reproduire. Bien que identiques, les petits moutons ont des mimiques différentes les uns des autres et sont assez expressifs.

A un moment de l’histoire, une rapide incursion dans l’univers de la BD fait son apparition avec l’illustration en noir et blanc dans une bulle des pensées de la maman.

  

En finalité un album plutôt intéressant pour travailler l’estime de soi et la nécessité de se forger sa propre personnalité sans chercher à systématiquement faire comme les autres.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « trop de chance, Gabi! »

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « trop de chance, Gabi! »

Il n’y a pas si longtemps que cela je vous parlais du premier roman pour enfant de la talentueuse Soledad Bravi: Vive la vie, Gabi !

Voici pour la rentrée le second épisode des aventures de Gabi. Le troisième tome paraîtra pour le mois de décembre : à fon Gabi ! Autant dire que Gabi semble beaucoup l’inspirer et tant mieux. ^^

Il s’agit dans ce tome de 5 nouvelles pour les 6-8 ans. Elles relatent avec beaucoup de gaieté les aventures du quotidien de Gabi.

  • Une journée classique où Gabi va à l’école, ce qu’elle fait après l’école, et ce jusqu’au moment d’aller se coucher. L’auteure en profite pour jouer franc jeu sur ce que Gabi aime ou n’aime pas ce qui peut être l’occasion pour en enfant de dédramatiser ses craintes si lui aussi par exemple a besoin d’une veilleuse le soir.
  • Une journée où Gabi va faire du patin à roulette avec sa maman et cette dernière tombe. C’est impressionnant quand même.
  • La meilleure amie de Gabi : son rire ensoleillée, ce que elle a le droit de faire alors que Gabi non et vice versa.
  • L’intervention de policiers au square.
  • Et enfin la visite d’une exposition avec ses parents.

Des nouvelles suffisamment courtes pour qu’un jeune lecteur puisse la lire d’une traite en se fixant par exemple pour objectif sur une semaine d’en lire une par soir avant de se coucher. Ou de se la faire lire selon 😉

Et toujours magnifiquement illustré. J’adore son style.

         

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Le jour d’avant

J’ai essayé pour vous…Le jour d’avant

Cela faisait un moment que je n’avait pas écrit de billet sur mes lectures 🙂  Pourtant je poursuis la liste établie en début d’année au grès de leur parution en format poche.

C’est le jour d’avant de Sorj Chalandon paru au Livre de Poche qui m’a accompagné tout l’été.

Aimé ou pas aimé ?

Je suis très embêtée pour répondre à cette question. Car très partagée. J’ai mis du temps à le finir. J’ai failli d’ailleurs abandonner ma lecture au quart du roman.

L’arrêter car j’ai eu le sentiment premier que tout le roman serait une fresque historique sur les conditions difficiles des mineurs, la mine, les Houillères. Tout ceci rattaché à la catastrophe de Liévin de 1974. Et je ne suis pas fan de ces thématiques. Je suis en mode larmes de crocodiles du début à la fin et cela ne me plait pas. C’est comme cela je préfère lire de pures fictions qui ne se rattachent pas à des faits réels tristes.

Mais pourtant j’ai continué ma lecture. Pas par curiosité malsaine pour savoir quand même ce qui va advenir de Michel qui a successivement porté le deuil de son frère, son père, sa mère puis récemment son épouse. Au point où il en était que pouvait-il lui arriver de pire?  Mais juste parce que c’est superbement bien écrit. Il me plaisait de lire le phrasé de M. Chalandon. A l’image du roman de Philippe Besson Arrête avec tes mensonges

Toutefois, une fois la vengeance de Michel accomplie, le roman prend une autre dimension. Il devient surprenant et vous adresse une jolie claque. Entre réalité, faux semblants et déni, difficile de savoir ce qui s’est joué dans le drame vécu par Michel alors qu’il n’avait que 16 ans.

Mais alors niveau histoire à quoi s’attendre ?

Alors c’est l’histoire de la famille Flavent. Qui vit à Liévin. Le père est agriculteur, mais son fils aîné, Jojo, décide d’aller travailler à la mine malgré ses mises en garde. Jojo est l’idole de Michel, son petit frère.

Le 27 décembre 1974, 42 mineurs périssent suite à un coup de grisou. Ils reçoivent les honneurs de la nation. Mais pas Jojo. Pourquoi? Pourtant il s’agit bien de son équipe. Il aurait dût être avec eux au fond de la mine. Non, Jojo décédera à l’hôpital des suites de ses brûlures quelques jours plus tard. Il ne fait pas partie des 42. Le père se suicide de chagrin un an après. La veuve va vivre chez  sa sœur au bout d’un moment. Michel quitte Liévin. Devenu adulte, il raconte à qui veut l’entendre son histoire, les houillères, ce frère formidable tué par le grisou. Il se construit toute une identité autour de cela. Il élabore sa vengeance contre celui qui lui a pris son frère car il doit être puni pour son crime.

Mais c’est bien plus tragique qu’une simple vendetta et une volonté de justice. Tout se rattache aux événements du jour d’avant. Que s’est-il passé exactement le 26 décembre? De quoi se souvient Michel et que cherche t-il à expier?

 

Je ne vous en dirai pas plus sinon cela vous gâcherait tout le plaisir de votre lecture 😉

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « L’extraordinaire garçon qui dévorait les livres »

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « L’extraordinaire garçon qui dévorait les livres »

 

Semaine dernière je vous évoquais déjà ce livre dont l’auteur/illustrateur, Oliver Jeffers, est également l’illustrateur des crayons rentrent à la maison. J’étais persuadée d’avoir déjà écrit un billet à son sujet mais manifestement non.

Les illustrations

L’illustration prend ici clairement le pas dans cette édition pop-up. Et j’adore les pop-up ^^ ll y en a de toutes les formes et pour tous les goûts. De la double page classique qui déploie en trois dimension son histoire. Au morceau de papier à déplier délicatement, à tirer, à faire glisser, à dérouler. De page en page on est toujours surpris. C’est génial.

   

    

L’histoire

Pied de nez à l’expression dévorer les livres. Henry les dévore littéralement. Et plus il avale de livres, plus il devient intelligent. Et il n’arrive plus à s’arrêter jusqu’à en tomber un jour malade. Une indigestion de livres. Il n’a plus le choix, il doit arrêter de les dévorer, même s’il adore cela. Alors par ennui il fini par en ouvrir un comme tout le monde et se met à le lire. Il découvre alors qu’il adore lire. Et que peut être après tout en lisant suffisamment, il deviendrait le plus intelligent du monde. Cela prendrait juste un peu plus de temps.

      

A mon sens pour donner le gout de lire, ce livre est extraordinaire. D’autant que les pop-up lui donne un cachet tellement ludique, que les plus réticents à ouvrir un livre s’y laisseront forcément prendre 😉

 

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J’ai essayé pour vous…Chut les enfant lisent « Les crayons rentrent à la maison »

les crayons rentrent à la maison

J’ai essayé pour vous…Chut les enfant lisent « Les crayons rentrent à la maison »

 

En ce début d’année scolaire, nous avons découvert cet album destiné aux 6 – 8 ans. Il s’agit du second d’une série de 4 livres écrits par Drew Daywalt et Oliver Jeffers, qui peuvent se lire indépendamment. Nous en avons entendu parler à l’occasion de son édition toute récent au format mini de la collection les lutins. Cependant nous avons préféré acheter le grand format. En effet cela manquait un peu à p’tit bout de ne plus avoir de grands livres illustrés dans les mains 😉

 

L’histoire

Elle est très marrante. Nous avons ri du début jusqu’à la fin. En résumé, Duncan, le propriétaire des crayons, reçoit un jour un paquet de cartes postales. Celles-ci lui ont été envoyées par tous ses crayons perdus. Ils lui décrivent leurs mésaventures et leur retour prochain. Certaines cartes postales sont parfois un peu difficiles à déchiffrer pour de jeunes lecteurs peu habitués à l’écriture manuscrite mais rien d’insurmontable.

Les illustrations

En fin d’album il est précisé que les illustrations de ce livre ont été réalisées avec des crayons, des cartes postales, et une boite en carton. Oliver Jeffers a une bibliographie assez impressionnante. Il est entre autre l’auteur/illustrateur du magnifique album « l’extraordinaire garçon qui dévorait les livres ». Je vous en parlerai sans faute semaine prochaine. Ici, le style se veut naïf, pour coller aux dessins que Duncan aurait pu faire avec ses crayons.

Ainsi hormis l’introduction et la conclusion du livre, sur la page de gauche le lecteur trouvera la carte postale et à droite un dessin enfantin en lien avec la mésaventure abordée par le crayon concerné. Comme ici Jaune et Orange qui expliquent à Duncan comment ils ont fondu quand il les a oublié au soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela nous a donné envie de découvrir au moins le premier tome « rébellion chez les crayons ». Vivement notre prochaine virée en librairie.

 

 

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