J’ai essayé pour vous…A la lumière du petit matin de Agnès Martin-Lugand

A la lumière du petit matin

A la lumière du petit matin fait partie de la liste Babelio des 18 livres les plus populaires de l’année 2018.

L’histoire

Elle est assez banale en somme.

Hortense, bientôt 40 ans, professeur de danse parisienne, ne s’est pas remise du décès de ses parents survenu il y a 4 ans. Elle a subit plus que vécu les 4 années qui viennent de se passer, se contentant de jouer le rôle que son entourage attend d’elle. La professeur de danse motivée auprès de ses collègues, l’amie enjouée, la maîtresse séduisante auprès de son amant marié.

Et comme dans beaucoup d’histoires tournant autour d’une danseuse, il y a fatalement la blessure qui va l’empêcher de danser qui survient. Rien de définitif ici, mais quand même une belle entorse qui va lui immobiliser une cheville plusieurs mois.

Des mois qu’elle va mettre à profit pour revenir dans la demeure de ses parents, rouvrir leur gite, et reprendre en main ses choix de vie, car il n’est jamais trop tard. Hortense a de toute façon toute les cartes en mains pour réussir sa vie bien qu’elle mette du temps à s’en rendre compte.

D’une certaine façon, Hortense m’a fait penser à Jeanne, dans la Beauté des jours de Claudie Gallay.

Le style littéraire

La lecture est très facile. Le style littéraire n’est pas recherché. On se glisse dans la lecture comme on regarderait une série.

Sur un transat au bord de la piscine serait les conditions idéales pour cette lecture sans autre ambition que d’être divertissante.

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Amis-amies

Amis-amies

Amis-amies est un roman pour les 8-11 ans de la collection les lutins aux éditions écoles des loisirs, écrit et illustré par Tomi Ungerer.

L’histoire de Amis-amies

Rafi Bamoko vient d’emménager dans un nouveau quartier. Il a du mal à s’y faire de nouveaux amis. Du coup il se plonge à fond dans sa passion: le bricolage. Il se fabrique ainsi ses propres amis, de carton, bois et métal.

Sa voisine Ki Sing se passionne pour la couture. Lorsqu’elle le voit faire, elle lui propose de coudre des vêtements pour ses amis. Ensemble, au moyen de nombreux matériaux de récupération, ils construisent et habillent de nombreuses créatures.

Par manque de place ils sont obligés de les mettre dans le jardin. Ces créations suscitent l’admiration du quartier et tout le monde se découvre une envie de créer. Ceci attire également l’attention des autorités qui décrètent que le risque d’incendie est trop important.

Les médias se saisissent de l’histoire ce qui attire l’attention d’un conservateur de musée qui décide de sauver ces oeuvres en en faisant une exposition d’art brut. L’exposition du duo d’artiste Rafiki devient un succès et les deux amis peuvent s’installer dans un véritable atelier.

L’histoire conclu que plus tard, Ki devient une créatrice de mode et Rafi un sculpteur. Ils sont toujours amis.

On aime

Les illustrations très colorées et détaillées qui aident à s’imaginer le genre de création du duo. On prend plaisir à y rechercher des détails rigolos voir saugrenus.

Les thèmes abordés sont intéressants : amitié, créativité mais également racisme. Les deux cultures de Rafi et Ki sont mises en parallèles. Ils sont tous les deux étrangers dans cette ville, c’est aussi ce qui les a rapprochés, même s’ils sont étrangers l’un à l’autre. La méchanceté de certains vis à vis de personnes de culture différente n’est pas raconté à demi-mot comme cela peut parfois être le cas. Lorsque Rafi et Ki vont à la décharge publique pour se procurer des matériaux afin de leur offrir une seconde vie, un passant se permet la réflexion suivante : « Regardez donc ces étrangers, maintenant, ils nous volent même nos déchets. »

On aurait aimé

Une histoire un peu plus fournie quitte à ce qu’elle fasse quelques pages de plus. Parfois les événements s’enchaînent trop rapidement ne laissant pas le temps au lecteur de se familiariser avec eux. Cet effet se fait ressentir surtout sur la fin. A partir du moment où le quartier découvre leurs œuvres, tout s’emballe trop vite.

Un happy ending moins conte de fée. Je ne dit pas pour autant qu’il fallait quelque chose de sombre, mais d’un peu plus ajusté à la réalité au regard d’une histoire qui se veut ancrée dans le monde et non dans la fiction.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Le Nouveau de Tracy Chevalier

Le Nouveau

Paru en Février, Le Nouveau faisait partie des attentes de la rentrée littéraire de l’hiver 2019. Ma médiathèque s’étant enfin procuré une version (numérique en l’occurrence) de l’ouvrage, je me suis empressée de le réserver.

L’histoire

Un sous titre annonce « Othello revisité ». Ce drame se déroule dans une école élémentaire de Washington DC dans les années 70. Le découpage du roman suit le rythme de la première journée de classe de Osei, fils d’un diplomate ghanéen. Le Nouveau.

Avant l’école. Récré du matin. Le déjeuner. Récré de l’après-midi. Après l’école.

Un drame en 5 actes où les protagonistes malgré leur jeune âge ( ce sont des élèves du CM2) vont faire montre de la palette très variée des sentiments et réactions humaines qui peuvent se nouer à l’arrivée d’une nouvelle personne. De l’amour à la haine, ponctués de comptines enfantines, les événements s’accélèrent et s’amplifient.

Le style littéraire

C’est très agréable à lire. La traduction est très bien réalisée. Nous sommes emportés dans cette ambiance de cours de récréation.

Tracy Chevalier décrit avec beaucoup de justesse les sentiments et pensées. Les réactions mitigées des enfants face à leur instinct premier en présence de la différence de Osei et la réflexion qui vient par la suite selon leur sensibilité est retranscrite avec beaucoup de clarté. Ainsi que celle des instituteurs. On ressent bien que être raciste est tabou mais que, quand bien même, l’instituteur fini par craquer et va jusqu’à insulter l’élève. La violence malheureusement fini par l’emporter sur la raison, car les adultes eux même n’auront pas su la gérer et se montrer exemplaire.

A lire!

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent abeille et épeire

abeille et épeire

Avec l’arrivée du Printemps j’avais envie de vous faire découvrir l’univers graphique de Emilie Vast. Cette illustratrice plasticienne a créé tout un univers graphique autour de la nature.

Cette auteure a entre autres illustré magnifiquement plusieurs herbiers.

On commence à voir apparaître de-ci de-là les petites bêtes des jardins. Cet album est l’occasion de rappeler à nos petits qu’il faut en prendre soin.

L’Histoire

Abeille et Epeire met en scène dans une courte histoire la rencontre entre ces deux insectes qui découvrent leur travail respectif. Il s’agit de sensibiliser nous autres humains aux bienfaits que ces deux petites bêtes nous apportent. Tous les insectes ne sont pas forcément des nuisibles à exterminer sans pitié. Et avouons que souvent abeille et épeire sont mal identifiées.

Les illustrations

Les lignes épurées font penser aux anciennes vignettes d’images à collectionner. Elles accompagnent de façon simple et poétique le message de fond porté par ce bel album, accessible dès 4 ans.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Personne n’a peur des gens qui sourient

Personne n'a peur des gens qui sourient

Personne na peur des gens qui sourient de Véronique Ovaldé est paru en Février 2019 aux éditions Flammarion.

L’histoire

Pour apprécier pleinement l’histoire je pense qu’il faut en savoir le moins possible dessus. Pour moi, elle fait partie de ces ovnis littéraires inclassables.

Tout commence lorsque Gloria décide de passer récupérer ses filles à l’école et de fuir vers une maison paumée en Alsace pour repartir de zéro. Au fil des pages on en apprend un peu plus sur son passé tout en suivant le déroulement des événements présents. Bien qu’un peu farfelue, Gloria est rapidement attachante. D’autant que son histoire de vie est touchante. Comment ne pas apprécier cette petite orpheline. Qui a quitté l’école tôt du coup pour travailler dans le bar du meilleur ami de son défunt père. Meilleur ami adepte des complots. Et le père des petites? Décédé dans un incendie le malheureux. La laissant veuve le jour où elle a appris qu’elle était enceinte de la seconde petite. Mais attendez, il y a aussi de l’argent dans cette histoire. Qu’elle aurait touché à ses dix-huit ans. Une grosse somme apparent. Suffisamment pour que ce notaire Corse un peu trop jovial et forcément malhonnête lui fasse des ronds de jambe. D’ailleurs, c’est lui qu’elle fui si nous avons tout bien suivi. Je ne vous en dit pas plus.

Hormis que j’ai adoré.

Le style littéraire

Dans un style d’accès facile, la barque est rondement menée. Les éléments se mettent en place naturellement, par petite touche. Le style d’écriture est rafraîchissant et plutôt insolite, avec des phrases à rallonge suivant le fil des pensées décousues de Gloria. Parfois des interventions du narrateur qui donne son point de vue sur les événements. Le mystère qui entoure Gloria plane jusqu’aux derniers chapitres. Le tout est captivant. J’ai été très agréablement surprise.