J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Mulysse

Mulysse

Voici une BD complètement déjantée aux illustrations surprenantes. La joie de lire nous fait découvrir Øyvind Torseter, l’un des illustrateurs les plus en vu en Norvège. Pour ne rien gâcher au plaisir, l’édition est de très belle qualité, dans un format à l’italienne, avec une belle couverture cartonnée et un dos recouvert de tissus.

L’histoire

Revisite contemporaine d’un voyage initiatique à la façon d’Ulysse. Tête de mule se retrouve dans une situation financière difficile qui le contraint à devoir trouver rapidement 70 000 couronnes.

C’est ainsi qu’il se retrouve à accepter l’idée d’accompagner un milliardaire inexpérimenté à la recherche de la pièce maîtresse de sa collection, dans une expédition mal préparée.

Au moment où la tempête atteint son comble, le milliardaire fiche le camp et laisse le soin à tête de mule de finir l’expédition.

En finalité c’est l’amour qui apparaîtra comme la plus belle des récompenses de cette quête, loin des aspects matériels de ce monde.

Le texte est truffé de perles. Il sera intéressant de voir si l’enfant relève leur ironie, et sinon d’y attirer son attention. Pour n’en citer que quelques une : Le trois-mâts vanté par le millionnaire est en fait un chalutier . Comme animaux porteurs ils choisissent de petites boules de poils car ils sont »tout doux et sympa ». La répartition des tâches à bord est totalement inégale et tête de mule ne semble pas le réaliser : Le capitaine dirigeait le navire pendant le jour. J’étais censé être à la fois pilote, cuistot et matelot. Contre une petite retenue sur mon salaire, j’avais le droit de tenir la barre pendant la nuit.

Le texte s’appréciera à partir de 10 ans mais un bon lecteur peut s’y risquer plus jeune et le relire quelques années plus tard pour en saisir d’autres éléments qui lui auraient échappés à sa première lecture.

Les illustrations

Nous sommes à des années lumière de la BD classique à la Tintin. Ici les illustrations partent dans tous les sens. Tantôt la page sera sagement découpée en quatre encadrés avec des bulles, généralement en illustration noir et blanc à l’encre. Tantôt cela ira jusqu’aux planches colorées sans texte. Mêlant réalité et imaginaire rêvé.

Je suis fan.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Les prénoms Epicènes de Amélie Nothomb

Les prénoms épicènes

L’an dernier je me risquais à découvrir cette prolifique auteure qui fait tant parler d’elle au travers de son roman Frappe toi le cœur. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu pour mémoire il est sorti en format poche le mois dernier.

La liste Babelio 2018 classe le cru 2018 à la 15ème place.

L’histoire

Tout ce que vous saurez du roman en quatrième de couverture est que « la personne qui aime est toujours la plus forte ». J’aime bien cette façon de ne pas trop en dévoiler. Certaines quatrièmes de couverture en disent trop et vous gâche parfois un élément qui aurait pu être une surprise ou un rebondissement dans votre lecture.

L’histoire nous trace le parcours de trois femmes et leur relation avec un même homme. Celle dont il a été amoureux mais qui a mis fin à une situation qu’elle pressentait comme allant devenir malsaine. Celle qui est tombée dans le panneau mais qui s’en relèvera plus forte malgré (ou grâce ?) à tout l’amour qu’elle avait pour lui. Celle qui en a été détestée alors qu’elle aurait dû en être aimé inconditionnellement et qui l’a détesté en retours.

Le style littéraire

L’écriture de Mme Nothomb se prête bien à une histoire qui débute dans les années 70. Le roman se lit en une soirée. Un peu moins puissant que le roman de l’an dernier, mais néanmoins agréable à lire. Je n’ai cependant pas réussi à m’attacher aux personnages. A choisir je préfère largement frappe toi le cœur.

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Mortina

mortina

Ce roman de Barbara Cantini est richement Illustré. Il est paru aux éditions Albin Michel en septembre 2018. Le tome 2 paraîtra à la fin de ce mois.

L’histoire

La couverture vous promet une histoire qui vous fera mourir de rire.

A mon sens ce roman est adapté pour les années CP/CE1, à la croisée entre l’album richement illustré des années maternelles et le petit roman. Parfait pour débuter la lecture de textes un peu plus long.

Une fillette zombie bien amicale va se nouer d’amitié avec des enfants peu farouches. Ambiance générale qui tend davantage vers Casper le gentil fantôme que la famille Adams.

Pour p’tit bout, 8 ans, c’est pratiquement déjà « trop bébé ». En plein dans sa période « Mortelle Adèle« , autant vous dire qu’il a trouvé cette histoire plus mignonnette que vraiment drôle.

Les illustrations

J’aime bien le rendu dessin au crayon de couleur. J’ai moins aimé toutes les petites annotations dans les dessins qui n’apportaient pas grand chose finalement. Je pense que P’tit bout ne leur a d’ailleurs prêté aucune attention. Du coup je ne vous en mets pas de celles-ci en photo de sorte à ce que vous n’ayez que celles qui me plaisent bien XD

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Juste après la vague

Juste après la vague

L’histoire / le genre

Je ne suis pas fan du genre des films-catastrophe, et bien maintenant je sais que je ne suis pas fan non plus des romans catastrophe. Ce genre où tous les malheurs du monde s’abattent sur les héros qui par on ne sait quel miracle s’en sortent toujours à la fin dans un happy end improbable. Bon par contre ici les héros non rien d’un Ewan McGregor et d’une Naomi Watts.

J’ai lu de nombreuses critiques très positives sur ce roman y trouvant du thriller, du roman noir, du suspens. J’ai du passer à coté de tout cela. Dans cet univers post-apocalyptique à la waterworld, rien ne m’a vraiment surprise.

J’ai espéré à un moment qu’il y ai au moins un message écologique sur les conséquences du dérèglement climatique pour au moins justifier de toute cette mise en scène, mais rien. On ne sait pas vraiment où cela se passe, ni quand cela se passe, et aussi dérisoire que cela puisse paraître, cette absence d’ancrage n’a fait qu’en rajouter à ma déception générale.

Le style d’écriture

J’ai trouvé le style lourd. Pesant. Cela manquait de rythme. Alors peut être volontairement, pour bien faire sentir au lecteur combien l’attente est longue. Mais du coup ce manque de rythme rend la lecture ennuyante. Cette lourdeur de style rend les personnages rustres et du coup je n’ai pas réussi à m’y attacher. La mère manque cruellement d’assertivité face aux événements. C’est un peu trop facile de laisser le père prendre les décisions difficiles pour mieux les lui reprocher ensuite. Alors ok la douleur de la mère face à la perte de ses enfants est bien retranscrite mais quand même à plusieurs moments j’ai eu envie de la claquer. Les passages relatant le voyage des trois enfants sont les plus intéressants, la description des liens fraternels, leur solidarité face aux événements et l’entraide dont ils font preuve sont intéressants, presque émouvants, même si pour ma part je n’ai réussi à y croire qu’à moitié.

Juste après la vague, de Sandrine Collette, est paru initialement en 2018 aux éditions Denoël. Il paraîtra le 20 Février 2019 aux éditions Le Livre de Poche. Classé 17/18 des livres les plus populaires de 2018.

J’ai essayé pour vous…Les rêveurs

les rêveurs

C’est avec le roman autobiographique Les rêveurs de Isabelle Carré que je débute la liste des 18 livres les plus populaires de l’année 2018, à l’image de ce qui a déjà été fait l’an passé avec la liste Babelio2017.

Ce roman est paru initialement aux éditions Grasset. Il est disponible depuis Janvier 2019 en format Poche. Il a remporté plusieurs prix : le prix des lecteurs l’Express, le grand prix RTL Lire, et le grand prix de l’héroïne Madame Figaro.

L’histoire

C’est un roman autobiographique. On ne peut donc décemment pas se permettre de commenter le vécu d’une personne qui décide à un moment de sa vie de livrer cette part intime d’elle même. Juste s’interroger sur ses motivations et lui souhaiter de s’être rapprochée de l’objectif recherché.

Le style d’écriture

J’ai eu du mal à adhérer de façon générale et rester concentrée sur ma lecture. L’ordre non chronologique dans lequel les événements sont racontés m’a beaucoup perturbée. Ceci est fait cependant sciemment puisque dans les dernières pages l’auteure écrit « mon récit manque d’unité, ne respecte aucune chronologie, et ce désordre est peut-être à l’image de nos vies, en tout cas de la mienne, car il existe certainement des gens capables d’ordonner la leur. »

Le récit était peut être trop long également. Contrairement à Besson dans Arrête avec tes mensonges, c’est toute une vie ici qui est retracée et non pas une thématique précise analysée. Du coup cela m’a parfois dérangée, tel un voyeur qui se plongerai dans le journal intime d’une personne inconnue.

Je vous laisse en juger.