J’ai essayé pour vous…les Tomes 1 & 2 de La Passe-Miroir

J’ai essayé pour vous…les Tomes 1 & 2 de La Passe-Miroir

En poursuivant mes lectures au gré des sorties en format poche de la sélection 2017 de Babelio, je me suis arrêtée sur la série de La Passe-Miroir. Le tome 3 paru en 2017 n’est pas encore sortit en format poche. Il est par ailleurs prévu un tome 4. J’ai donc longuement hésité me demandant s’il ne fallait pas attendre que les 4 soient sortis en format poche avant de me lancer. Puis j’ai craqué et j’ai pris les 2 premiers. J’ai très bien fait 🙂

Les Tome 1: les fiancés de l’hiver et Tome 2 : les disparus du Clairdelune de la série La Passe-miroir de Christelle Dabos sont parus aux éditions gallimard jeunesse dans la collection pôle fiction. Mademoiselle Dabos a remporté le concours du premier roman 2013 organisé par Gallimard jeunesse, RTL et Télérama avec le tome 1. Puis a remporté le Grand Prix de l’imaginaire en 2016. Ces pris sont amplement mérités.

L’Univers

Imaginez un monde qui aurait éclaté. Il ne reste plus qu’une vingtaine d’îles flottants dans les airs. Chacune de ces arches est sous l’égide d’un esprit de famille, parent protecteur des humains qui peuplent son arche. Cet esprit immortel confère à ses enfants des capacités surnaturelles propre à chacun. C’est ainsi que l’on fait la connaissance de Ophélie, la passe-miroir. Née sur Anima, son esprit de famille lui a transmis un contrôle des objets. Pour ce qui concerne plus particulièrement Ophélie, le don de Passe-miroir lui permet de se déplacer de miroir en miroir. Mais elle est également liseuse, ce qui lui permet en touchant un objet de lire son passé.

Ophélie est plutôt maladroite, timide et mal fagotée. On l’adore de suite. Les Animistes sont une grande famille où tout le monde est cousin et prend soin de l’autre. Elle aurait continué à vivre son petit train train si ses habitudes n’avaient pas été bousculées par une décision des doyennes. Les matriarches qui gouvernent Anima. Un mariage diplomatique avec l’Arche appelée Le Pôle va l’engager et elle ne peut pas refuser. A partir de là Ophélie cherche à comprendre pourquoi elle, car elle n’a selon sa propre appréciation rien de spécial. Elle n’est pas jolie, elle n’est pas riche, elle n’est pas influente.

Une fois que l’on a compris comment fonctionnent les différents pouvoirs des animistes on se retrouve emporté à Le Pôle dont l’ambiance est totalement différente. L’esprit de famille à conféré ici aux siens le pouvoir de l’esprit. Cette Arche est composée par différents clans qui intriguent les uns contre les autres pour asseoir leur pouvoir sur les autres.

Le style d’écriture

Parfois quand je lis du fantastique je mets de coté le style d’écriture car il est parfois maladroit, surtout sur des premiers romans. Ici ce n’est nullement le cas. Mlle Dabos écrit très bien. Elle nous emmène progressivement à la découverte de cet univers en prenant son temps mais sans que pour autant on ai envie de plus d’action. En fait une fois que l’on a commencé le roman, on n’arrive plus à le lâcher.

Par son coté addictif, cela m’a rappelé ma première lecture de Harry Potter. Quand vous vous dite je lis jusqu’à 22 heures puis à 23h vous paniquez et vous dites que vous devez au moins finir le chapitre. Et que finalement à regret à minuit vous le posez et vous vous dites tant pis je continuerais demain. Il m’a fallu une semaine pour finir les 2 tomes (1200 pages à peu prêt).

A la fin du Tome 2 certes vous avez envie de lire le Tome 3 mais vous n’êtes pas frustré de devoir attendre, car une page de l’histoire d’Ophélie s’est tournée. Et vu que la date de sortie du tome 4 n’est pas encore annoncée, je ne ferai pas l’erreur de poursuivre ma lecture d’avantage.

A quoi s’attendre?

Beaucoup de fantastique de part l’univers.  Mais également des intrigues de cours dans lesquels Ophélie se retrouve emportée sur Le pôle. Une cohabitation très particulière qui se développe entre elle et son promis Thorn. Une enquête dans le Tome 2 pour retrouver les disparus du Clairdelune. Des personnages secondaires hauts en couleurs, attachants, agaçants, psychopathes, délurés. Il y en a pour tous les goûts. Vous passerez également par toute la palette des émotions et vous en redemanderez encore.

Je dirai sans hésiter que la lecture de ces deux tomes a été celle que j’ai préféré depuis le début de l’année. Je pourrais recommencer de suite à les relire avec autant de plaisir.

J’ai essayé pour vous…Chut les enfant lisent mort au loup

Mort au loup

J’ai essayé pour vous…Chut les enfant lisent Mort au loup

Philippe Jalbert aux éditions seuil jeunesse nous offre une version plus contemporaine des histoires de loup.

Un album à glisser entre les mains des enfants dès 6 ans. Le texte s’entremêle dans les illustrations façon prélude de bande dessinée même si les cases et les bulles ne sont pas clairement affichées.

L’histoire

C’est l’histoire de 3 petits cochons, d’un grand loup et d’un chien instructeur militaire. Ce dernier essai dans les premières pages de l’album d’initier les trois petits cochon à la stratégie. Mais il ne comprennent rien. Ils en repartiront avec un plan très simple faute de mieux. Mais voilà qu’en cherchant à le mettre à exécution, le loup ne coopère pas dans le sens souhaité. Soit il est trop gentil soit il est définitivement trop malin; difficile à savoir finalement.

On rigole du début jusqu’à la fin. Les dialogues décalés à souhait apportent beaucoup de fraîcheur dans cette revisite des contes de loups où les cochons cherchent à prendre leur revanche.Mais y arriveront-ils? On en doute sérieusement tellement ils semblent dénués de bon sens. Jusqu’au bout le suspens demeure, ils ne vont pas y arriver…le loup va finir par les manger. Ou pas?

        

Les illustrations

Le dessin précis sur fond blanc ne s’encombre pas d’un décor superflu. Parfois la scène se déroule en plusieurs étapes sur une même page telle une véritable planche de BD, d’autres fois ce sera une unique illustration en centre de page. D’autres fois ce sera des illustrations pleine page lorsque l’instructeur se met vraiment en colère par exemple. Cela accompagne le rythme de l’histoire tout en laissant le temps de bien regarder les illustrations

 

Mais finalement ce loup? C’est un gentil ou un méchant? Cet album est un bon moyen aussi de se questionner sur les apparences et d’engager la discussion avec les p’tits bouts sur ce sujet.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…nos beaux doudous

nos beaux doudous

J’ai essayé pour vous…nos beaux doudous

Cet album est accessible en histoire du soir à partir de 3 ans aux éditions Didier jeunesse.

Le sujet

Les p’tits bouts et leurs doudous, s’est souvent une grande histoire d’amour. Ici, sans culpabilité ni remord, un petit garçon devenu grand explique combien lui et son doudou étaient inséparables. Au point que ce n’est pas lui qui grandissait mais son doudou. Tant et si bien qu’il occupait toute la place.

Puis le petit garçon s’est lié d’amitié avec une petite fille. Elle aussi d’ailleurs avait un immense doudou qui ne la quittait jamais. Mais cela ne les a pas empêché de se lier d’amitié. Leur amitié en est devenue si forte qu’ils en ont oublié leurs doudous tant ils étaient occupés à jouer ensemble et grandir ensemble.

Mais leurs doudous occupent toujours une place importante dans leur cœur, preuve en est la fête organisée pour leurs retrouvailles.

C’est avec beaucoup de poésie que Stephane Servant déroule cette belle histoire très imagée.

Les illustrations

Les dessins aux coloris très doux de Ilya green accompagnent parfaitement le texte.

   

 

A découvrir absolument !

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

 

 

 

 

J’ai essayé pour vous…Un appartement à Paris de G. Musso

Un appartement à Paris

J’ai essayé pour vous…Un appartement à Paris de G. Musso

Vous n’avez pas pu passer à coté de la sortie en format Poche de ce livre. On en voit des présentoirs garnis à tous les coins « librairie » des supermarchés. Je ne vais pas non plus vous faire l’insulte de vous présenter Guillaume Musso. En effet il s’agit de l’auteur français contemporain le plus lu. De fait, tout le monde en a forcément entendu parlé à défaut d’avoir lu ses livres. Pour ma part j’avoue ne pas en être une lectrice assidue. Mais je poursuis la liste Babelio histoire de diversifier mes lectures et ne pas lire que du Fantastic.

Comment cela commence

Ayant lu la Fille d’avant  il y a tout juste quelques semaines, je n’ai pas pu m’empêcher de suite de faire le parallèle entre les deux romans.

  • Le minimaliste One folgate street laisse place ici à Cursum Perficio, un atelier d’artiste : l’Appartement à Paris. On comprend de suite que ce lieu atypique en plein Paris va être au centre de l’intrigue à l’image du One Folgate Street.
  • Le roman débute sur le périple entrepris par les deux protagonistes principaux de l’intrigues pour déjà atteindre cet appartement avant qu’il ne puisse leur livrer ses mystères : Gaspard Coutances et Madeline Greene. Leurs histoires sont déroulées par alternance de chapitres traitant de l’un puis de l’autre, à l’image de la fille d’avant et celle d’aujourd’hui. A la différence que les deux trames se déroulent ici simultanément et se croisent à l’occasion de chapitres en commun.
  • Enfin, dans les deux romans, le désir d’enfant des deux héroïnes est prégnant.

Le parallèle s’arrête ici. L’Appartement à Paris n’est pas un thriller psychologique mais un roman policier.

A quoi s’attendre?

Vous allez vivre l’enquête que vont mener Gaspard et Madeline. Petit à petit l’histoire tragique du peintre Sean Lorenz, de son épouse Pénélope et de leurs fils Julian va se révéler. L’enquête se déroule sur un rythme intense. Elle débute le 20 décembre au milieu de l’hiver. Et se termine à peine quelques jours plus tard le 25 décembre. La lecture du roman est tout aussi rapide. Petit à petit le lecteur reconstitue en même temps que les deux héros la trame de ce qui s’est produit il y a deux ans. Cette enquête permettra également aux deux héros de dompter leurs démons familiers et d’en ressortir grandit.

Bien que la narration de l’essentiel du roman se fasse d’un point de vue externe, se limitant aux faits tels que vécus par les protagonistes et à leurs pensées, 4 paragraphes font exception. Ceux là expriment à la première personne le vécu intérieur d’une scène pour apporter un éclairage différent. Ils délivrent une émotion qui ne fait pas parti des éléments de l’enquête mais qui est apportée au seul lecteur afin de lui permettre de mieux cerner le pourquoi de certaines réactions. Le premier est dédié à Gaspard et les trois autres à deux personnages secondaires.

Mon humble avis

Une enquête qui rebondit tranquillement d’indices en indices dont certains arrivent peut être un peu facilement. Nous dirons que c’est la magie de Noël qui opère et qui pousse les gens à plus de nostalgie et à se livrer ainsi plus facilement. La trame de ce qui s’est passé il y a deux ans est sombre à souhait. Mais dans la façon dont le déroulé des événements est reconstitué petit à petit par les deux enquêteurs improvisés, je pense qu’il y avait moyen d’être un peu plus exigeant. Certaines facilités scénaristiques auraient pu ainsi être évitées.

Des héros un peu trop bourrus à mon goûts et aux réactions exagérées, mais qui sont néanmoins attachants. J’aime beaucoup l’évolution de Gaspard. J’avoue qu’avec le personnage de Madeline j’ai eu un peu plus de mal.

L’univers artistique du peintre Sean Lorenz, ses œuvres, sont décrites avec tellement de précision que l’on se prend d’envie d’aller voir une de ses expositions. Sauf qu’il est totalement fictif. G. Musso précise qu’il est la cristallisation de plusieurs peintres dont il apprécie le travail. Finalement il constitue indirectement le personnage principal de l’histoire.

Dans l’ensemble une enquête policière agréable à lire. J’ai passé un bon moment bien que je ne me soit pas prise pour autant d’une envie soudaine d’aller dévorer l’intégral des précédents romans de l’auteur.

 

Chut les enfants lisent ….Mon petit livre d’art pour raconter la mythologie

Art et mythologie

Chut les enfants lisent ….Mon petit livre d’art pour raconter la mythologie

 

En classe, la maîtresse de P’tit bout leur a fait découvrir les créatures mythologiques au travers de leurs représentations par différents artistes.

En Février lors de notre visite du Musée Fabre, nous avons recherché ces créatures dans les différentes œuvres exposées. Tout en écoutant la guide bien entendu pour pouvoir retrouver l’oeuvre mystère.  Autant dire que les deux bronzes de Barye ont davantage captivé son attention que les explications de la guide sur la découverte de la lumière en Orient par Delacroix.  Ainsi il devenait essentiel de savoir si Thésée avait pu l’emporter contre le Centaure et le Minotaure. Mais également qui du Minotaure ou du Centaure l’emporterait s’ils s’affrontaient?

Je n’allais pas freiner son enthousiasme sur la question et lui ai donc laissé quartier libre pour explorer la librairie du musée pour se choisir un livre. Il est revenu très embêté avec 4 livres ne sachant pas trop lequel choisir. Ses explications m’ont tellement faire rire que nous les avons tous pris.

Mon petit livre d’art pour raconter la mythologie

Par Aude Le Pichon au édition du Seuil. Cette collection s’adresse aux enfants ayant entre 6 et 9 ans.

Par ordre alphabétique, chaque double page décrit sommairement un personnage mythologique sur la page de gauche. Et en pleine page sur celle de droite une oeuvre qui le représente. Nous retrouvons ainsi Thésée combattant le Minotaure, version Picasso. En bas de chaque page de gauche, une petite question ludique pour inciter les enfants à s’attarder dans l’observations des œuvres. Toutes les solutions sont à la fin de l’ouvrage. Pour ce qui concerne cette double page, le lecteur est invité à trouver l’autre arme de la scène que l’épée qui transperce le minotaure déjà citée dans le texte. En l’occurrence la pique que tient la cavalière en arrière plan.

 

 

Mon petit livre d’art

De la même collection et du même auteur. Cet ouvrage est d’ailleurs antérieur au précédent.

Par ordre chronologique cette fois et non pas alphabétique, Aude le Pichon propose un panorama de l’évolution de l’art de ses débuts jusqu’aux années 80. Ainsi cela débute par la frise des petits cerfs de la grotte de Lascaux et se termine avec le Superman de Andy Warhol. Elle garde le même format de présentation. A gauche l’année, l’artiste, le nom de l’oeuvre, une petite explication de l’oeuvre et une question. A droite le tableau en pleine page.

 

 

Pour être complète sur cette collection des éditions du Seuil, il semblerait qu’il en existe un troisième intitulé Mon Petit livre d’art pour raconter l’histoire.

Les éditions quelle histoire

Deux livres de cette maison d’édition ont retenu son attention : Les héros de la Mythologie, et Histoire des arts.  A mon avis ils s’adressent plutôt aux enfants qui sont déjà en cycle 3. Le marque page ne me semble pas avoir beaucoup avancé depuis la dernière fois. Je ne suis pas une grande fan des illustrations proposées mais j’admet que le concept d’une série consacrée à l’Histoire pour les plus jeunes est intéressante. Des jeux viennent égayer les ouvrages sous la forme de quizz, cherche et trouve et autres énigmes.

Les héros de la mythologie ne s’attache qu’à 4 d’entre eux : Hélène, Ulysse, Hercule et le fameux Thésée. Chacun des 4 héros voit son histoire se décliner en plusieurs chapitres sur autant de pages. Ainsi le lecteur peut interrompre sa lecture à chaque fin de page. Cela reste néanmoins long. Il faut ainsi 15 pages pour lire intégralement l’histoire de Thésée. D’où mon avis que le CE1 s’est probablement encore un peu tôt.

Histoire des arts fait le choix, à l’image de Mon petit livre d’art, de présenter l’évolution de l’art chronologiquement au travers de 6 périodes:

  • Préhistoire
  • Antiquité
  • Moyen âge
  • Temps modernes
  • Révolution et XIXe siècle
  • Période contemporaine

Il aborde cependant les arts au sens large évoquant bien entendu l’art pictural mais également la musique, l’architecture, la littérature, les bijoux, etc. Je trouve néanmoins dommage que ce soit des illustrations « pour enfant » et non pas des photographies. Mais peut être que s’est plus accrocheur pour des mômes et ils auront tout loisir dans leurs années collège de revenir sur ces sujets.

 

Quoi qu’il en soit au travers de ces 4 ouvrages il y a de quoi se constituer un joli bagage autour des arts et de la mythologie.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?