J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Tigre et léopard

Tigre et Leopard

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Tigre et Léopard

Tigre et Léopard sont deux chenapans qui font connaissance dans la jungle et qui vont se mettre ensemble en quête de quelque chose à manger. « Si on trouve un animal à rayure, il est pour toi. Mais si c’est un animal à taches, je l’attrape. »

Cet album est proposé par les éditions Albin Michel Jeunesse. Ils ont eu la bonne idée de décider de faire découvrir quelques uns des plus beaux albums de Dahlov Ipcar, une peintre, illustratrice et auteure Américaine.

Les peintures, dans des tons verts, ocres, blancs  et bruns, mettent en avant une végétation luxuriante. L’occasion de nommer de nombreux animaux et insectes (scarabées, coccinelles, tamias, tortues etc). Mais surtout de différencier les rayures des taches. Car c’est bien là le jeu des deux héros. Trouver quelque chose à manger qui ai des taches ou des rayures. Vous pourrez ainsi ensuite vous amuser à inviter votre p’tit bout à trouver autour de lui des objets avec des taches et d’autres avec des rayures.

Tigre et Leopard     Tigre et Leopard

La musicalité du texte en fait une très belle histoire du soir accessible dès 4 ans. A lire plutôt un soir où vous n’êtes pas déjà trop en retard car il reste cependant assez long.

Tigre et Leopard

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson

J’ai essayé pour vous…Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson

 

J’ai recopié sur une page de mon Bujo la liste des livres qui auraient été les plus populaires en 2017 selon Babelio. Depuis, dès lors que l’un d’entre eux sortira en livre de poche, il est tacitement convenu avec moi même que je ferai l’effort de le lire. Ceci histoire de découvrir de nouveaux auteurs et de nouveaux genres. Peut être que cela me passera avant que je n’arrive à la fin de la liste.

Quoi qu’il en soit, courant Janvier, Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson parait en format poche. Et putain quelle claque.

Quel genre littéraire ?

Je commence ma lecture sans me renseigner sur ce qui m’attends.  Sur la couverture, une banderole rouge vous indique qu’il a remporté le prix Maison de la presse. Un auteur que je n’ai jamais lu. Une rapide biographie d’une page vous accueille et vous apprend que c’est loin d’être son premier roman et qu’il a également contribué au cinéma et théâtre français. En qualité de scénariste pour le premier, dramaturge pour le second.

Le style d’écriture m’a d’emblée surprise. Des phrases qui tiennent sur une page entière sans qu’elles ne perdent leur sens en chemin. Rare. Elles sont au contraire d’une limpide clarté ne nécessitant aucune relecture.

Cela se passe « un jour », et décrit une scène. Qui ne s’achève pas. La dernière phrase s’interrompe par il se retourne et. Puis on nous annonce chapitre un 1984.

Je retourne le livre pour lire la quatrième de couverture.

« Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voila que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret. Qui a fini par me rattraper ».

Cet homme a écrit un important nombre de romans, et il a fallu que je commence par sa première autofiction. Arf cela ne va t-il pas être ennuyeux? J’ai repris ma lecture. Je l’ai fini en deux jours.

Une histoire d’amour

En trois chapitres, l’auteur décrit son premier amour. Ce qui s’est passé en 1984. La rencontre en 2007 qui a fait resurgir ce fantôme du passé (suite de la scène introductive). Et enfin en 2016 le dénouement de l’histoire. L’identité de l’auteur semble s’être fortement construite grâce et autour de cette rencontre. Elle a manifestement défini et alimenté une grande partie des héros de ses romans.

Le sujet parait d’une grande banalité. Mais l’écriture est tellement belle qu’elle vous accroche. Les mots sont choisis avec une grande justesse. Sans interprétation possible. Les sentiments sont livrés sans filtres ni pudeur. Deux personnes d’une grande sensibilité qui vivent leur différence de façon diamétralement opposée. L’une en se cachant. Et l’autre d’une grande lucidité sur ce qui la définit, n’ayant jamais effleuré l’idée de pouvoir se comporter autrement qu’en étant pleinement comme elle est. Cette lucidité lui apportant une immense force intérieure. Contribuant certainement à cet exposé blanc et sans nuance des événements tels qu’ils ont été, vécus et ressentis. Si je m’étais renseignée sur le sujet du livre je ne l’aurai probablement jamais lu. Fort heureusement je ne m’étais pas renseignée, et j’ai pu découvrir cet auteur. Je lirai certainement ses romans, maintenant que je suis mordue de son style.

 

Cela faisait une éternité que je n’avais pas lu un livre aussi bien écrit. C’est pourtant assez rare que je fasse autant passé le contenu de l’histoire au second plan. En général je m’attache davantage à l’histoire et pardonne aux auteurs un style maladroit du moment que l’intrigue est palpitante. Ici ce fut le contraire, et ce fut une parenthèse littéraire agréablement surprenante.

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le bain de Berk

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le bain de Berk

 

C’est avec toujours autant de plaisir que pour le Mange-doudous que l’on parcours les illustrations de Julien Béziat dans les suites des aventures de Berk.

Cette fois-ci, c’est dans la salle de bain que le drame s’est produit en l’absence du petit narrateur. Une histoire que Berk, son canard, lui a raconté pour expliquer pourquoi il y avait de l’eau partout.

En effet, Berk a glissé dans la baignoire. Et à partir de ce moment plusieurs événements se sont enchaînés de fil en aiguilles.

Berk veux dire quelque chose aux jouets restés au bord de la baignoire, mais ils ne comprennent pas ce qu’il dit. Ils en déduisent qu’il est en train de se noyer et lancent un courageux plan de sauvetage.

L’enfant prend beaucoup de plaisir à écouter cette aventure quasi épique où Berk manque tour à tour de se faire ébouillanter, étouffer par la mousse, avaler par la baignoire. Les jouets font preuve d’une grande imagination pour lui venir en aide.

La touche finale pleine d’humour fait exploser P’tit bout de rire lorsque Berk arrive enfin à se faire comprendre. Je vous laisse la découvrir 😉

 

 

    

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le Mange-doudous

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le Mange-doudous

 

Une très belle découverte que cet album. Un grand merci à la personne qui l’a offert à P’tit bout 😉

Cet album édité par l’école des loisirs dans la collection Pastel, de l’auteur/illustrateur Julien Béziat, a reçu le prix Landerneau Jeunesse 2013 décerné par les Espaces culturels Leclerc.

Il s’agit d’une chouette petite intrigue qui fait peur juste ce qu’il faut. Accessible à partir de 4 ans, elle est à la fois excitante et amusante. La première personne utilisée renforce le sentiment d’identification. Alors quand en plus il s’agit d’un enfant qui leur parle de son doudou, forcément ils se sentent concernés.

L’histoire

« L’autre jour, un truc terrible est arrivé à mes doudous. Ça c’est passé quand j’étais à l’école. C’est Berk mon canard qui me l’a raconté ».

Berk, c’est le canard informe que l’on voit en couverture. Un doudou façon mouchoir avec une tête en peluche qui ne paie pas forcément de mine.

Mais Berk est formidable, car il raconte à l’enfant auquel il est lié ce qui se passe à la maison pendant qu’il est à l’école. De quoi aiguisé la curiosité des petits qui se demandent bien justement ce que fabriquent leurs doudous quand il ne sont pas avec eux.

Donc ce jour là, ça a été terrible…

En effet, un monstre s’est introduit dans la chambre et a avalé Lapinot, puis a pris sa forme.

  

Rapidement les doudous se sont tous cachés comme ils pouvaient.

 

Mais en scrutant les images pour s’assurer qu’ils sont bien cachés, et bien non..on en voit un ici, un autre par là, et le mange-doudous les trouve les un après les autres et les avale.

Mais heureusement Berk est là. Le chouchou. Celui qui est plein de larmes, de morve et de bave et que les parents ne peuvent jamais laver. Devinez ce qui arrive au mange-doudous quand il l’avale ?

  

Forcément!

Du coup il gloupff tous les doudous.

On entendrait presque à ce moment P’tit bout penser très fort « Ah ! Tu vois bien qu’il ne faut pas les laver mes doudous! »

Et tout est bien qui finit bien. Les doudous dégoûtants ont bien entendu été passés à la machine…sauf Berk.

Le style et les images

Les illustrations sont colorées, nettes et lisses, pleines d’humour. Elles accompagnent le texte parfois en pleine page, parfois paragraphe par paragraphe pour suivre le rythme de l’action.

De plus chaque doudou est nommé par son petit nom rigolo Léon-le-Lion, Dodo-l’éléphant, Titigre, Requinquin, Thor-le-taureau, Superdoudousuperhéros, …et l’enfant s’amuse à les retrouver dans l’image.

En conclusion, un album à découvrir de toute urgence si ce n’est pas déjà le cas. Et la semaine prochaine, nous retrouverons Berk dans son bain.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « Mon chat le plus bête du monde »

mon chat le plus bête du monde

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « Mon chat le plus bête du monde »

 

Si vous le lisez sans prêter attention aux illustrations, il ne s’agit que de l’histoire d’un chat, assez bête en effet à en croire son maître. Vous pouvez peut être d’ailleurs commencer de cette façon la première lecture.

Là où tout devient très drôle, c’est lorsqu’on regarde les images. P’tit bout adore. Et quand il s’exclame « mais qu’il est bête! » je pense bien qu’il parle plutôt du bipède. Il a beau connaitre ce livre par cœur, il s’exclamera toujours au même moment dans l’espoir que le narrateur saisisse la subtilité de sa situation : « Mais c’est pas un chat ! »  Il est explosé de rire du début jusqu’à la fin.

Je trouve que c’est un très bel album pour découvrir les subtilités de l’humour. Plutôt à partir du CP. Avant je doute que l’enfant comprenne le second degré.

Voici quelques exemples des illustrations de Gilles Bachelet. Cet album est édité aux éditions Seuil jeunesse.

                      

                       

     

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?