J’ai essayé pour vous…Le jour d’avant

J’ai essayé pour vous…Le jour d’avant

Cela faisait un moment que je n’avait pas écrit de billet sur mes lectures 🙂  Pourtant je poursuis la liste établie en début d’année au grès de leur parution en format poche.

C’est le jour d’avant de Sorj Chalandon paru au Livre de Poche qui m’a accompagné tout l’été.

Aimé ou pas aimé ?

Je suis très embêtée pour répondre à cette question. Car très partagée. J’ai mis du temps à le finir. J’ai failli d’ailleurs abandonner ma lecture au quart du roman.

L’arrêter car j’ai eu le sentiment premier que tout le roman serait une fresque historique sur les conditions difficiles des mineurs, la mine, les Houillères. Tout ceci rattaché à la catastrophe de Liévin de 1974. Et je ne suis pas fan de ces thématiques. Je suis en mode larmes de crocodiles du début à la fin et cela ne me plait pas. C’est comme cela je préfère lire de pures fictions qui ne se rattachent pas à des faits réels tristes.

Mais pourtant j’ai continué ma lecture. Pas par curiosité malsaine pour savoir quand même ce qui va advenir de Michel qui a successivement porté le deuil de son frère, son père, sa mère puis récemment son épouse. Au point où il en était que pouvait-il lui arriver de pire?  Mais juste parce que c’est superbement bien écrit. Il me plaisait de lire le phrasé de M. Chalandon. A l’image du roman de Philippe Besson Arrête avec tes mensonges

Toutefois, une fois la vengeance de Michel accomplie, le roman prend une autre dimension. Il devient surprenant et vous adresse une jolie claque. Entre réalité, faux semblants et déni, difficile de savoir ce qui s’est joué dans le drame vécu par Michel alors qu’il n’avait que 16 ans.

Mais alors niveau histoire à quoi s’attendre ?

Alors c’est l’histoire de la famille Flavent. Qui vit à Liévin. Le père est agriculteur, mais son fils aîné, Jojo, décide d’aller travailler à la mine malgré ses mises en garde. Jojo est l’idole de Michel, son petit frère.

Le 27 décembre 1974, 42 mineurs périssent suite à un coup de grisou. Ils reçoivent les honneurs de la nation. Mais pas Jojo. Pourquoi? Pourtant il s’agit bien de son équipe. Il aurait dût être avec eux au fond de la mine. Non, Jojo décédera à l’hôpital des suites de ses brûlures quelques jours plus tard. Il ne fait pas partie des 42. Le père se suicide de chagrin un an après. La veuve va vivre chez  sa sœur au bout d’un moment. Michel quitte Liévin. Devenu adulte, il raconte à qui veut l’entendre son histoire, les houillères, ce frère formidable tué par le grisou. Il se construit toute une identité autour de cela. Il élabore sa vengeance contre celui qui lui a pris son frère car il doit être puni pour son crime.

Mais c’est bien plus tragique qu’une simple vendetta et une volonté de justice. Tout se rattache aux événements du jour d’avant. Que s’est-il passé exactement le 26 décembre? De quoi se souvient Michel et que cherche t-il à expier?

 

Je ne vous en dirai pas plus sinon cela vous gâcherait tout le plaisir de votre lecture 😉

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « L’extraordinaire garçon qui dévorait les livres »

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « L’extraordinaire garçon qui dévorait les livres »

 

Semaine dernière je vous évoquais déjà ce livre dont l’auteur/illustrateur, Oliver Jeffers, est également l’illustrateur des crayons rentrent à la maison. J’étais persuadée d’avoir déjà écrit un billet à son sujet mais manifestement non.

Les illustrations

L’illustration prend ici clairement le pas dans cette édition pop-up. Et j’adore les pop-up ^^ ll y en a de toutes les formes et pour tous les goûts. De la double page classique qui déploie en trois dimension son histoire. Au morceau de papier à déplier délicatement, à tirer, à faire glisser, à dérouler. De page en page on est toujours surpris. C’est génial.

   

    

L’histoire

Pied de nez à l’expression dévorer les livres. Henry les dévore littéralement. Et plus il avale de livres, plus il devient intelligent. Et il n’arrive plus à s’arrêter jusqu’à en tomber un jour malade. Une indigestion de livres. Il n’a plus le choix, il doit arrêter de les dévorer, même s’il adore cela. Alors par ennui il fini par en ouvrir un comme tout le monde et se met à le lire. Il découvre alors qu’il adore lire. Et que peut être après tout en lisant suffisamment, il deviendrait le plus intelligent du monde. Cela prendrait juste un peu plus de temps.

      

A mon sens pour donner le gout de lire, ce livre est extraordinaire. D’autant que les pop-up lui donne un cachet tellement ludique, que les plus réticents à ouvrir un livre s’y laisseront forcément prendre 😉

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfant lisent « Les crayons rentrent à la maison »

les crayons rentrent à la maison

J’ai essayé pour vous…Chut les enfant lisent « Les crayons rentrent à la maison »

 

En ce début d’année scolaire, nous avons découvert cet album destiné aux 6 – 8 ans. Il s’agit du second d’une série de 4 livres écrits par Drew Daywalt et Oliver Jeffers, qui peuvent se lire indépendamment. Nous en avons entendu parler à l’occasion de son édition toute récent au format mini de la collection les lutins. Cependant nous avons préféré acheter le grand format. En effet cela manquait un peu à p’tit bout de ne plus avoir de grands livres illustrés dans les mains 😉

 

L’histoire

Elle est très marrante. Nous avons ri du début jusqu’à la fin. En résumé, Duncan, le propriétaire des crayons, reçoit un jour un paquet de cartes postales. Celles-ci lui ont été envoyées par tous ses crayons perdus. Ils lui décrivent leurs mésaventures et leur retour prochain. Certaines cartes postales sont parfois un peu difficiles à déchiffrer pour de jeunes lecteurs peu habitués à l’écriture manuscrite mais rien d’insurmontable.

Les illustrations

En fin d’album il est précisé que les illustrations de ce livre ont été réalisées avec des crayons, des cartes postales, et une boite en carton. Oliver Jeffers a une bibliographie assez impressionnante. Il est entre autre l’auteur/illustrateur du magnifique album « l’extraordinaire garçon qui dévorait les livres ». Je vous en parlerai sans faute semaine prochaine. Ici, le style se veut naïf, pour coller aux dessins que Duncan aurait pu faire avec ses crayons.

Ainsi hormis l’introduction et la conclusion du livre, sur la page de gauche le lecteur trouvera la carte postale et à droite un dessin enfantin en lien avec la mésaventure abordée par le crayon concerné. Comme ici Jaune et Orange qui expliquent à Duncan comment ils ont fondu quand il les a oublié au soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela nous a donné envie de découvrir au moins le premier tome « rébellion chez les crayons ». Vivement notre prochaine virée en librairie.

 

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent une sélection pour la rentrée

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent une sélection pour la rentrée

Pour cette rentrée j’ai craqué pour 2 livres et une surprise édités par l’école des loisirs

A ce soir

Cet album écrit et illustré par Jeanne Ashbé s’adresse aux tous petits (années crèche). Il permet aux plus jeunes de mettre des mots sur des situations du quotidien qu’ils n’arrivent pas encore à raconter.

Deux histoires en parallèle. Celle de Sam le encore bébé toujours sur la page de gauche. Et celle de Léa qui fait déjà partie des « grands » de la crèche, sur la page de droite.

Mis dans des situations identiques, cela permet aussi aux plus « grands » de mesurer leurs progrès dans les différentes activités d’une journée : le repas, la sieste, les jeux etc.

Les phrases sont simple et courtes. Et les illustrations colorées sont toutes mignonnes. Mon petit coup de cœur.

L’école des souris – une rentrée en Canoë

Un petit livre sympathique pour les CE1/CE2.

Monsieur Hiboux est régulièrement envahi par une fratrie de souris. Comme il se nourrit exclusivement d’escargots il ne les chasse pas. Puis il aime bien dans le fond leur compagnie. Mais néanmoins elles l’empêchent de pratiquer ses activités en toute tranquillité. Alors il décide de fonder une école, dans un canoë, pour occuper les souris pendant la journée.

On rigole bien face aux difficultés de ce vieux grincheux de retenir les prénoms de toutes ces souris et d’imposer la discipline. On rigole moins quand la pédagogie utilisée pour l’imposer est la peur de se faire manger. Cela relativise le « elle ne va pas te manger » quand on rassure son petit concernant sa maîtresse.

La collection mouche permet de faire la transition entre les albums et les romans car sont malgré tout richement illustrés. Ici Marc Boutavent nous propose un hibou très expressif dans son agacement. De petites illustrations viennent égayer le texte et de temps en temps une image pleine page permet d’accompagner l’imagination.

   

 

La surprise : la pochette Chien pourri

Comme l’ouvrage précédent, plutôt pour les CE1/CE2

 

Dans cette grande pochette on trouve :

  • 2 posters recto/verso. Le premier concerne les tables de multiplication, et le second la conjugaison. Sur une face on apprend, sur l’autre on complète soi-même les réponses pour confirmer l’apprentissage. Dans les coins supérieurs des œillets, ce qui permet de passer une ficelle pour suspendre le poster et le retourner facilement.
  • 2 planches de Stickers pour personnaliser sa papeterie de rentrée ou son bureau.

 

Et vous? Quels ont été vos coup de cœur de cette rentrée?

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…des lectures sur le thème de Picasso

J’ai essayé pour vous…des lectures sur le thème de Picasso

Hier je vous disais que suite à l’exposition Picasso donner à voir actuellement au Musée Fabre, nous avions fait un tour par la Librairie Sauramps au Musée. Vous vous doutez bien que nous n’avons pas acheté que de la papeterie 🙂

Deux ouvrages ont retenu notre attention. Il a cependant été difficile de faire notre choix car beaucoup de livres sur le sujet étaient disponibles.

Le numéro Dada consacré à Picasso, qui vient ainsi continuer cette série après celui consacré à Miyazaki. Ainsi que l’ouvrage Le petit musée de Picasso de Béatrice Fontanel chez Gallimard Jeunesse.

Dada n°193 – Picasso

Ce n° est paru en juin 2014. Comme pour celui de Miyazaki, trois grande rubriques:

  • Picasso superst’art
  • Dans l’atelier du maître
  • ARtualités

Ce sont essentiellement les deux premières qui sont intéressantes. La  première propose 8 articles permettant de découvrir l’oeuvre de l’artiste. La seconde, ma préférée, permet de proposer aux P’tit bouts deux ateliers créatifs. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous y essayer mais cela ne saurait tarder.

Il s’agira dans le premier atelier de créer un masque africain à la façon des arts premiers qui ont fortement influencé certaines périodes de l’artiste. P’tit bout a été très impressionné par le tableau trois figures sous un arbre. Cela va lui plaire de développer ce thème.

 

Dans le second atelier, à la façon de Picasso, il s’agira de détourner une oeuvre classique tel qu’il l’avait fait avec les femmes d’Alger de Delacroix. Un tableau que nous connaissons bien puisque ce dernier fait partie de la collection permanente du Musée Fabre. Ici, Dada propose de partir de Arearea de Gauguin. Dans l’absolu, le petit artiste pourra partir de n’importe quelle oeuvre de son choix et appliquer la technique expliquée. Un atelier un peu plus technique que le précédent et qui à mon sens n’est pas forcément encore accessible à P’tit bout 7 ans.

 

Le petit musée de Picasso

J’ai beaucoup aimé ce livre qui associe jeux et connaissances. Il s’agit ici de ce mettre à la place du conservateur de son propre musée imaginaire et de construire l’exposition. Pour ce faire l’enfant dispose de nombreux accessoires.

 

  • Une reproduction d’un cahier de dessin du maître, dans lequel une sélection de ses meilleurs croquis,
  • Des portraits photographiques du peintre,
  • Un jeu de 10 lithographies sur les taureaux,
  • La reproduction du célèbre tableau Guernica,
  • Un petit musée portatif et deux planches d’autocollants reproduisant des tableaux de l’artiste. Il s’agit donc des murs du musée sur lesquels les toiles vont êtres agencées. Au dos de ce « mur » des notices sur chaque oeuvre, pour en parler comme un pro,
  • Une affiche annonçant l’exposition.

De quoi se construire sa propre galerie selon sa fantaisie et y inviter sa famille en leur commentant les œuvres et en leur proposant des petits jeux.

Le tout est accompagné d’un livre racontant l’oeuvre de Picasso. J’ai trouvé son contenu d’ailleurs plus intéressant que la rubrique Picasso superst’art du Dada.

 

Bonne lecture 😉