J’ai essayé pour vous…La beauté des jours de Claudie Gallay

En attendant que les livres réservés à la médiathèque soient disponibles pour poursuivre la liste babelio 2017 j’ai emprunté celui-ci. Pas sur un coup de tête non. Mais parce que j’avais lu un article à son sujet qui le mettait en avant comme étant un beau portait de femme.

L’histoire en quelques lignes

C’est l’histoire de la vie bien rangée de Jeanne qui a tout pour être heureuse. Une maison, un travail, un mari qui l’aime et deux filles avec qui elle s’entend bien. Une situation financière pas transcendante mais qui lui permet d’aider financièrement ses parents et de mettre un peu d’argent de coté. Un petit rien va venir bouleverser sa vie. Il faut dire qu’il ne faut pas grand chose à priori pour bouleverser ses pensées et l’ordre établi. Le peu d’intrigue de l’histoire va finalement reposer sur la capacité de Jeanne a réaliser la beauté des jours qui sont les siens ou le choix insensé (stupide?) qui pourrait être le sien.

Quel style littéraire?

Je n’ai pas lu d’autres romans de cet auteure. Son style est court. Simple. Presque trop parfois. Je comprends bien que l’idée est de mettre en avant la beauté des choses simples de tous les jours mais parfois c’est limite ennuyant.

Je ne nie pas que cette lecture peut potentiellement aider des personnes qui sont systématiquement dans une posture de regret ou d’insatisfaction permanente à aider à surmonter cet état d’esprit négatif. En acceptant et en réalisant la beauté de leurs propres jours. Avoir un état d’esprit positif et cultiver la bienveillance en somme. Néanmoins je pense qu’ils s’arrêteront pour la plupart aux premières pages. Du coup hormis prêcher des convertis …bref vous aurez compris je n’ai pas été très emballée 🙂

Jeanne fait en plus à un moment un choix qui m’a fortement déplu donc autant vous dire qu’on n’était plus copines du tout XD

En quatrième de couverture le roman est décrit comme chaleureux et tendre sur la force libératrice de l’art, sur son pouvoir apaisant et révélateur. En effet tout au long des jours Jeanne montre un intérêt pour une artiste contemporaine adepte des mises en scène extrêmes. Autrement dit le parfait opposé de son train train quotidien et paisible. Jeanne fini par rencontrer cette artiste et participer à une de ses performances. Elle en ressort enfin apaisée. Il y aura au moins eu un sens à nous parler du travail de Marina Abramovic à tout bout de champ au cours du roman. On ne peut nier qu’il y a un réel travail de recherche sur cet artiste réalisé par l’auteure. Mais c’est quand même souvent les mêmes éléments qui sont dits et redits, cela en devient parfois redondant.

Je suis quand même allée jusqu’au bout de ma lecture. Si vous voulez tenter l’aventure sachez que ce roman est édité chez Acte Sud. Il est paru en Aout 2017. Et la version poche paraîtra en Mai de cette nouvelle année. Mais la Médiathèque c’est bien aussi hein si c’est juste par curiosité 😉

J’ai essayé pour vous…Bakhita, de Véronique Olmi

Bakhita

Mais oui je poursuis la liste de lecture Babelio des meilleurs romans 2017. Il m’en restera deux après celui-ci.

De quoi s’agit-il?

Il s’agit ici d’un roman historique reprenant le récit de la vie d’une Soudanaise devenue enfant esclave à 7 ans, à qui l’on a fait traverser toute l’Afrique à pied au gré de la fantaisie de ses différents maîtres. Elle fini par arriver en Italie. Découvre la foi catholique et devient religieuse à 21 ans. Elle sera canonisée en 2000.

Ce roman permet au lecteur de mesurer l’ampleur de la traite des esclaves. Peut-on vraiment dire que plus d’un siècle après la situation au Soudan se soit améliorée, je ne pense pas.

Cette lecture permet assurément de relativiser nos petits tracas quotidiens sans être pour autant dans la culpabilisation. Le courage et la force de caractère de cette femme impose le respect.

Quel style littéraire?

Le narrateur conte au présent les événements qui arrivent à Bakhita, ses interactions, les actions des tiers et la description de leurs sentiments. Le style est simple et facile d’accès. On ne peut que se fier à l’auteure pour ce qui est de l’exactitude des réactions de Bakhita qui restent enfantines même lorsqu’elle devient âgée.

Le roman est scindé en deux parties d’inégale longueurs :

  • De l’esclavage à la liberté,
  • De la liberté à la sainteté.

La première partie représente deux tiers du roman. Elle se termine le 29 novembre 1889. La seconde partie se termine le 8 février 1947, au décès de Bakhita alors âgée de 78 ans. C’est clairement la première partie qui est la plus intéressante, celle qui consiste à savoir par quel concours de circonstances une petite fille enlevée à 7 ans au Darfour par des trafiquants d’esclaves acquière à 20 ans sa liberté en Italie.

La seconde partie plus politico-religieuse m’a parue moins soignée alors même qu’elle trace une plus grande partie de sa vie. Le découpage inégale des deux parties montre bien que pour l’auteure il n’y avait pas le même intérêt mais qu’il n’était pas possible de s’arrêter sans aller jusqu’au bout de la biographie.

Quel avis?

Je ne regrette pas cette lecture. Elle était intéressante. Ce n’est pas par contre un roman que j’ai dévoré en deux jours. Il m’a pris 3 semaines. Il a contribué à enrichir ma culture générale assez pauvre sur les thématiques abordées.

Ce roman a remporté le prix du roman fnac l’année de sa sortie (2017).

Si vous ne voulez ni l’emprunter à votre médiathèque ni le payer au prix fort, sachez qu’il faudra attendre février 2019 pour l’acquérir en format Poche (Ed. Le Livre de Poche).

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Une histoire pour chaque soir

A la maison, nous avons longtemps été adeptes de l’énorme recueil dont le titre complet est « Une histoire pour chaque soir à lire à tous les petits garçons. » 

Deux autres volumes viennent compléter cette série :

  • Une histoire pour chaque soir à lire à toutes les petites princesses,
  • Une histoire pour chaque soir Les grands classiques du Père Castor.

Les contes du Père Castor

Je pense qu’il est inutile de les présenter. L’avantage de ces recueils est de ne pas multiplier les livres à couvertures souples de la collection Les histoires du Père Castor des éditions Flammarion. Même si chaque histoire à l’unité de coûte que 5.25 euros, le catalogue compte à priori 256 titres.

Le recueil est donc l’occasion d’un gain d’espace et d’argent (13 euros le volume). Au détriment des illustrations puisqu’elles n’ont forcément pas pu être toutes reprises mais bon…Le recueil reste néanmoins largement illustré et de belle qualité de papier. 

Quels titres?

Pour vous donner un aperçu voici l’ensemble des titres que vous trouverez dans celui des petits garçons :

  • Le Géant va venir ce soir,
  • Célestin le ramasseur du petit matin,
  • Gare au dragon!
  • La nouvelle chambre de Titou,
  • Hubert et les haricots verts,
  • Les plumes d’oiseaux de lune,
  • Le roi qui rêvait d’être grand,
  • Tu m’aimes, dis?
  • La soupe aux cailloux,
  • Moitié-de-poulet,
  • Le petit bonhomme de pain d’épice,
  • Maman ne sait pas dire non,
  • Vieux frère de petit balai,
  • Les malheurs de César,
  • Un petit chacal très malin,
  • L’enfant et le dauphin,
  • Les 4 saisons de Tilouloup,
  • Jules et l’île bleue,
  • Le petit roi d’Oméga,
  • La sieste de Moussa,
  • Qui est le plus rusé?
  • L’enfant de la banquise,
  • Le seul roi, c’est moi!
  • La légende de saint Nicolas,
  • Le méchant loup du soir,
  • Le souriceau le plus courageux du monde,
  • Les sept corbeaux,
  • Je veux ma maman!
  • Le pinceau magique,
  • Les 3 questions,
  • Le Chat botté,
  • Je ne suis pas un lapin!
  • Les petites lumières de la nuit,
  • La flûte prodigieuse,
  • Quand Coulicoco dort,
  • La dragon de Cracovie,
  • Le petit loup qui se prenait pour un grand,
  • Le petit carnet d’Archibald,
  • Espèce de petit monstre,
  • Le cheval de rêve,
  • Epaminondas,
  • Grand-père farceur,
  • La nuit du marchand de sable,
  • Ivan et l’oie de Noël,
  • Le Petit Poucet,
  • Les rois de la plage,
  • Florian voudrait un animal,
  • Espèce de cucurbitacée!
  • L’oiseau de pluie,
  • Le fils qui sauva son père,
  • Un loup…dans ma chambre?
  • La grande ourse d’Ikomo,
  • L’enfant qui défia le tigre,
  • Sauvons le père Noël!
  • Petit Zèbre
  • Victor Tropetit,
  • Un Noël tombé du ciel,
  • Le petit poisson d’or.

Cela en fait un joli nombre n’est ce pas ?

Un index au top

Et pour parachever le tout, en fin d’ouvrage vous disposez de plusieurs index pour naviguer plus facilement. 

  • Alphabétique dans l’éventualité où vous savez exactement quel conte vous cherchez,
  • Par âge : les 3-4 ans, les 5-6 ans, les 6 ans et plus,
  • Par temps de lecture selon celui dont vous disposez avant l’heure du dodo : court / moyen / long,
  • Thématique. Par exemple en cette saison vous pourriez être tenté par les contes abordant le thème de Noël. L’index vous indiquera les 4 concernés. Saurez-vous les retrouver?

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Le Loup en slip

Spin off de la BD des vieux fourneaux, Le loup en slip n’est autre que le spectacle de marionnettes de Sophie.

Lupano et Cauuet s’associent à la dessinatrice Mayana Itoïz plus familière de la littérature jeunesse. Cette série compte déjà 3 tomes, 4 si l’on compte le tome 0 qui est un cahier d’activités.

Avouons que pour un gosse le titre fait tout de suite marrer. Alors même le plus récalcitrant des lecteurs se laissera tenter. Disons tout de même que ce lecteur doit avoir l’âge d’un minimum de sens critique et de second degré. Ou il risque de ne pas comprendre l’humour qui sous tend chaque page. Disons probablement pas avant 8 ans.

L’histoire (tome 1)

 les habitants de la forêt vivent sous la terreur constante à l’idée que le loup vienne les manger. Toutes les disparitions d’animaux lui sont mises sur le dos, et un fructueux business s’est mis en place : clôtures anti-loup, pièges à loup, conférences, presse etc.

Mais voila, voici qu’un jour la brigade anti-loup qui se retrouve face à lui, constate que ce dernier n’est pas du tout fou ni effrayant. D’ailleurs, comment pourrait-il l’être dans son slip rayé rouge et blanc?

La raison? La vieille chouette a compris qu’il hurlait et roulait des yeux fous tout simplement parce qu’il avait froid et manquait de confort. Elle lui a tricoté un slip et depuis, tout va pour le mieux. 

Plutôt que d’être soulagés, les habitants de la forêt sont bien embarrassés car sans la peur du loup, ils n’ont plus de raison de vivre. Il va leur falloir définir leur société autrement que par la peur de l’autre. Avouons que c’est quand même là que la lecture de cette BD devient vraiment intéressante dans le développement du sens critique de nos marmots.

Cependant il reste une question essentielle à élucider. Car alors….si ce n’est pas le loup, qu’est ce qu’ils sont devenus, les petits cochons?

Les illustrations

Nous ne sommes pas dans le format BD classique avec des cases et des bulles. Transition entre l’album et la BD, les illustrations souvent pleines page intègrent le texte directement en gros caractère capital.

Les dessins sont grands et colorés. Les personnages très expressifs. L’ensemble est fait de sorte à accompagner la compréhension de ce qui se passe. Ainsi lorsqu’il s’agit d’une foule parcourue par la même émotion, les personnes la composant sont toutes colorées de la même façon : rouge lorsqu’elle est en colère, bleue lorsqu’elle a peur. Ce code tacite permet plus facilement à l’enfant de décoder les événements.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Rêve de Noël

Rêve de Noël

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Rêve de Noël

 

Coucou. Après une absence d’un peu plus d’une semaine pour cause de planning trop chargé, je reviens avec un conte de Noël. Disons que c’est de saison ^^

Mais un conte de Noël pour les plus grands (8-12 ans) car ce n’est pas parce qu’ils ne croient plus au Père Noel que pour autant ils n’ont plus droit à des histoires sur le sujet. Attention donc, pour les un peu moins grands, certains éléments pourraient mettre la puce à l’oreille s’ils sont dans une période de transition entrent ce qu’ils voudraient encore croire et ce que leur réflexion tend à comprendre.

Rêve de Noël est imaginé par Katherine Rundell et illustré par Emily Sutton. Il est édité par Gallimard-Jeunesse. Un album de belle qualité avec quelques plumes dorées sur la couverture pour renforcer la magie.

L’histoire

Théodore passe le soir de Noel seul à la maison car ses parents travaillent tous les deux. Ils n’ont pas eu le temps d’acheter de nouvelles décorations, ni de préparer une dinde. Des chèques cadeaux dans des enveloppes sont déjà déposées sous l’arbre. Il fait froid car Théo est trop petit pour atteindre le boutons du chauffage. Théo décide de décorer malgré tout le sapin avec les vieilles décorations abîmées dont un cheval à bascule, un rouge-gorge, un ange et un soldat de plomb jouant du tambour. La babysitter s’est endormie la tête sur la table de la cuisine, son portable à la main.

Ce soir de Noël s’annonçait plutôt moche avouons, lorsque Théo aperçoit une étoile filante par la fenêtre (en réalité un avion). Il fait le vœu de ne pas être seul. Et la magie de Noël opère. Les quatre figurines s’animent et vont entraîner Théo dans l’exploration de la ville. Alors que Théo est de retour à la maison pensant être de nouveau seul, elles iront rappeler aux parents leur premier Noël afin qu’ils ressentent un besoin urgent de rentrer rapidement pour le fêter comme il se doit. Le conte ne dit pas vraiment comment la table s’est retrouvée couverte d’un festin et la présence des milliers de cadeaux sous le sapin. C’est ça la magie de Noël après tout. Libre à chaque enfant de travailler son imagination.

 

Les illustrations

L’album alterne entre des pages de texte et des doubles pages illustrées, avec parfois quelques illustrations qui s’échappent pour orner le texte également.

Les détails des illustrations sont multiples, on pourrait passer des heures à tout observer et y retrouver ce que font les décorations. Le tout dans des tons chauds et lumineux lorsque l’illustration représente un foyer. Des tons bleus de neige en foret pour renforcer l’impression d’hiver et le contraste avec la chaleur des maisons. Mais voyez plutôt.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?