J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « Mon chat le plus bête du monde »

mon chat le plus bête du monde

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « Mon chat le plus bête du monde »

 

Si vous le lisez sans prêter attention aux illustrations, il ne s’agit que de l’histoire d’un chat, assez bête en effet à en croire son maître. Vous pouvez peut être d’ailleurs commencer de cette façon la première lecture.

Là où tout devient très drôle, c’est lorsqu’on regarde les images. P’tit bout adore. Et quand il s’exclame « mais qu’il est bête! » je pense bien qu’il parle plutôt du bipède. Il a beau connaitre ce livre par cœur, il s’exclamera toujours au même moment dans l’espoir que le narrateur saisisse la subtilité de sa situation : « Mais c’est pas un chat ! »  Il est explosé de rire du début jusqu’à la fin.

Je trouve que c’est un très bel album pour découvrir les subtilités de l’humour. Plutôt à partir du CP. Avant je doute que l’enfant comprenne le second degré.

Voici quelques exemples des illustrations de Gilles Bachelet. Cet album est édité aux éditions Seuil jeunesse.

                      

                       

     

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Phobos de Victor Dixen

Phobos de victor dixen

J’ai essayé pour vous…Phobos de Victor Dixen

 

Victor Dixen a été lauréat du grand prix de l’imaginaire en 2010 (Jack Spark) puis en 2014 (Animale). En 2015 il débute une nouvelle série, Phobos, dont le dernier opus est sorti courant 2017.  S’il faut impérativement la classer dans un genre ce serait de la science fiction Young Adults. Les 5 tomes qui constituent cette série sont édités par Robert Laffont ( Collection R ).

  • 1 : Il est trop tard pour regretter
  • 2 : Il est trop tard pour oublier
  • Origines : Avant qu’il ne soit trop tard
  • 3 : Il est trop tard pour renoncer
  • 4 : Il est trop tôt pour respirer

Phobos de victor dixen

L’accroche de départ

Nous sommes dans un futur proche.  Il y a un bon technologique certain par rapport à nos connaissances actuelles. Cependant même si les médias ont plus de possibilités pour rendre le show encore plus waouh, ce sont dans l’ensemble ceux déjà utilisés aujourd’hui. Quand aux problèmes de société, ils sont dans le prolongement de ceux qui ne sont pas traités actuellement. En tout cas à aucun moment il ne me semble qu’une année n’ai été donnée.

Tout commence par le scénario de téléréalité le plus improbable :

Six jeunes filles et six jeunes hommes vont embarquer à bord d’un vaisseau pour un aller simple vers la planète Mars pour y fonder une colonie. 12 nations sont représentées faisant du programme un show planétaire. Pendant la durée du voyage, chaque groupe vit séparément. Tout est retransmis en direct 24h/24 sur la chaîne Génésis. Cerise sur la gâteau, ces jeunes gens vont se rencontrer au cours de speed-dating de 6 min.

Chaque prétendant établira avant la fin du voyage sa liste de cœur, c’est à dire classera ceux du genre opposé dans l’ordre de ses préférences. Les listes sont croisées constituants ainsi six couples qui sont mariés en direct dans la foulée. Comme toute émission de téléréalité qui se respecte les téléspectateurs peuvent appeler pour soutenir leurs prétendants préférés, ce qui permettra à chacun de disposer d’une valeur de trousseau qui lui permettra d’acheter du matériel disponible sur la colonie. Bienvenu dans le monde merveilleux de Génésis.

Et ensuite ?

Bon vous vous doutez bien que les 5 tomes ne tournent pas autour de ça. Les prétendants jouent le jeu pendant le premier tome, puis ça part en sucette sinon ce ne serait pas intéressant. Ce n’est que l’accroche de départ. Je ne regarde pas les téléréalités, ce n’est certainement pas pour en lire une.

Mais je ne vous en dirai pas plus XD

Il n’est pas difficile d’identifier que l’héroïne de la série sera la rouquine Leonor, elle apparaît sur quatre des cinq couvertures

Les détails dans la narration qui m’ont bien plu

L’intrigue se déroule selon des points de vue croisés : celui des téléspectateurs, celui des prétendants, celui des coulisses de la chaîne. Puis d’autres viendront je ne vous parle que de ceux du premier tome pour ne pas spoiler. Une juxtaposition de scénettes qui apporte un aspect encore plus immersif dans l’univers des médias. Chacune débute par le point de vue vis à vis d’une caméra, la localisation géographique de la scène et l’heure :

  • HORS-CHAMP – Route de cap canaveral, dimanche 2 juillet, 19h45
  • CHAMP  – D +7H28 min (1ere semaine)
  • CONTRECHAMP – salle de contrôle, base de cap canaveral, Dimanche 2 juillet, 21h15
  • CHAINE GENESIS – Lundi 3 Juillet 11h00

Au fur et à mesure que l’on avance dans les tomes, d’autres médias viennent se rajouter.

Dans le tome 1 on ne découvre la vie sur le vaisseau que de l’angle des 6 prétendantes. L’histoire personnelle qui les a amené à candidaté à un truc aussi fou est décrite au fur et à mesure.

Le tome Origine vient rétablir notre connaissance des 6 prétendants en ne décrivant non pas comment s’est passé la vie de leur coté du voyage spatial, mais comment s’est passé pour eux la période de candidature puis sélection pour faire partir des 6 à embarquer, ainsi que la période d’entrainement à Cap canaveral qui a précédé le voyage. Nouveau clin d’oeuil aux médias, le contenu du Tome Origine fait partie des reportages diffusés en crypté sur la chaîne Génésis, uniquement disponible en clair pour les abonnés. Le tome 3 y fait ainsi des références régulières. Par commodité il faut les lire dans leur ordre de parution, c’est à dire en lisant Origine entre le tome 2 et 3.

En conclusion

Une série  qui se lit très vite même si chaque tome fait environ 400 pages. 600 pour le dernier. Je dirai une petite semaine chacun. Le style d’écriture est fluide, contemporain, sans prise de tête. C’est plutôt addictif.

Des sujets plus sérieux sont évoqués comme la dangerosité des médias utilisés à de mauvaises intentions, les systèmes abusifs de surveillance qui viennent flirter avec les principes de liberté, les migrants climatiques. Tout cela arrive progressivement et n’est vraiment mis en avant de façon plus marquée que dans le dernier tome. Une mise en garde à tous les addicts des réseaux sociaux qui prennent pour argent comptant toute information lue ou vue, sans vérifier la crédibilité de la source. Attention, cela vous pend au nez, le plus grand show de la planète n’est qu’un leurre pour mieux vous lobotomiser et vous contrôler.

La fin me fait espérer que l’auteur rebondira sur un nouvelle série plus orientée science-fantasy que science-fiction, à l’image de la saga de Pern de Anne Mac Caffrey, qui se passerait sur Mars quelque chose comme 1 000 ans après.

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le livre noir des couleurs

le livre noir des couleurs

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le livre noir des couleurs

Semaine dernière si vous vous souvenez bien, je vous évoquais déjà ce livre des éditions Rue du monde. Je vous disais combien P’tit bout l’adore. Mais je vous disais également que le contexte au cours duquel il l’avait découvert y était pour beaucoup.

Le musée Fabre

La ville de Montpellier héberge le musée Fabre qui, depuis juin 2015, a rejoint la tribut des « musée joyeux ». Mais il n’avait pas attendu 2015 pour proposer aux familles des visites adaptées aux tout petits. Ainsi depuis ses 3 ans nous essayons d’aller au moins une fois par an avec P’tit bout participer à une de ces visites. Les thématiques changent à chaque vacances scolaires. Souvent le guide utilise un livre comme support de sa visite pour raconter une histoire.

Le musée Fabre de part sa proximité avec l’artiste Soulages, compte une collection impressionnante de ses œuvres. P’tit bout devait avoir 5 ans. J’étais très sceptique sur sa capacité à trouver du sens à ce qui, j’imaginais, ne serait pour lui que des aplats de noir. Un peu comme pour son père quoi  XD

Pourtant, par le biais d’une plume que la guide a remis à chaque enfant et du livre noir des couleurs, cette femme a réussit à captiver tout son petit groupe. Elle leur a faire prendre conscience que grâce au jeu d’ombre et de lumière sur la matière, il s’agissait de bien plus que seulement du noir. Quand elle leur a raconté que l’artiste n’utilisait pas des pinceaux mais des outils tenant plutôt de la fourchette ou du râteau, on ne les tenait plus.

Le livre noir des couleurs

Ce livre est écrit en braille. Et pour nous autres au sens tactile sous développé, le texte est imprimé en blanc sur ces pages toutes noires. Je m’excuse d’avance pour les photos, j’ai dû les surexposer à la lumière pour faire ressortir le relief. Comme les pages sont brillantes, je n’ai pas toujours réussit à obtenir ce que je voulais.

 

Au fil des pages, Thomas décrit chaque couleur sans la montrer. Exercice difficile n’est-il pas? Elle sera décrite au travers des autres sens et des émotions.

Tout d’abord il commence par le jaune qui a le gout de la moutarde mais qui est douce comme les plumes d’un poussin. On retrouve dès cette première page la plume qui a servit de liant à la guide du musée entre les tableaux et le livre.

Vient ensuite le rouge qui est acidulé comme la fraise, puissant comme la colère, et il fait mal lorsqu’il apparaît sur son genou écorché.

Et ainsi de suite chaque couleur est  illustrée en relief pour accompagner les explications. P’tit bout y passe longuement le bout des doigts pour retracer le dessin.

    

   

Ma préférée : « Pour Thomas la plus belle des couleurs, c’est le noir. Il trouve qu’il a la douceur rassurante de la soie quand sa mère l’embrasse et qu’elle l’enveloppe dans sa chevelure. »

Un livre qui invite à développer son toucher, et qui sensibilise avec beaucoup de poésie les enfants au handicap visuel.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

 

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent « Dans mes oreilles, j’entends le monde »

Dans mes oreilles, j'entends le monde

J’ai essayé pour vous…Chut les enfant lisent « Dans mes oreilles, j’entends le monde »

 

Le rendez-vous hebdomadaire Chut les enfants lisent reprends après cette trêve hivernale bien méritée.

Je vous propose de débuter l’année avec un livre reçu par P’tit bout sous le sapin.

Avec « dans mes oreilles, j’entends le monde » , la maison d’édition Rue du monde vous propose de découvrir et comprendre le son.

Les sujets abordés

L’ouvrage permet de découvrir le son par plusieurs portes d’entrées. De façon très scientifique tout d’abord par le biais de l’organe qui nous permet d’entendre les sons. Cette approche n’aurait peut être pas dût être la première dans un livre ayant pour ambition de s’adresser à des enfants à partir de 7 ans. La première réaction de P’tit bout a été de penser que cela allait être compliqué, et il a refermé le livre.

Dans mes oreilles, j'entends le monde

 

Par la musique et le chant ensuite, un vecteur déjà plus ludique. Beaucoup de vocabulaire est ainsi exploré: les sons graves, doux, aigus. La diversité des instruments de musiques. Ainsi que les différents timbres de voix.

Dans mes oreilles, j'entends le monde  Dans mes oreilles, j'entends le monde

Par les bruits ensuite : ceux de la ville stressant et ceux de la nature apaisants.

Dans mes oreilles, j'entends le monde

Sont également abordés les supports d’enregistrements et les différents métiers du son.

Vient ensuite le langage. J’ai particulièrement apprécié que les auteurs aillent jusqu’au bout dans cette partie en abordant le langage des signes pour communiquer sans sons.

Est également abordé le silence : ce besoin de parfois couper le son, pour pouvoir mieux entendre.

Dans mes oreilles, j'entends le monde

 

L’avis de P’tit bout

P’tit bout a été dérouté par ce livre. Pour le moment il n’a pas réussi à y adhérer. Le graphisme déjà ne lui plait pas, il trouve les couleurs trop criardes. Je lui ai demandé quelles couleurs il aurait utilisé lui pour reproduire un son, il y réfléchit encore. Pourtant il aime lire, il aime les livres documentaires, et il aime la musique. Je pense qu’il va falloir qu’on le lise ensemble pour qu’il accroche. D’un autre coté, 7 ans c’est peut être encore petit. L’éditeur semble avoir été un peu ambitieux. 9 ans me parait plus approprié.

De la même maison d’édition P’tit bout avait adoré « Le livre noir des couleurs », je pensais que celui-ci aurait autant de succès. Il faut dire que nous avions eu l’occasion de découvrir le précédent dans un cadre magique, je vous en parle la semaine prochaine 😉

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Le mythe de Cthulhu

Cthulhu

J’ai essayé pour vous…Le mythe de Cthulhu

 

J’ai de longue date été fascinée par ce mythe mais n’en avait que des connaissances assez éparpillée. Un de ces quatre j’aimerai me lancer en tant que Gardien (MJ)  dans le jeu de rôle l’appel de Cthulhu. Mais c’est un jeu d’ambiance. Si l’on n’arrive pas à mettre en place une certaine tension et que le scénario est traité sur le ton d’un monstre/porte/trésor, ce sera loupé. Comme le jeu en cours est bien parti pour nous durer encore quelques années, j’ai le temps de peaufiner ma connaissance de ce mythe.

Les editions Braguelonne

Devant la somme importante de nouvelles qui constituent le mythe, on se retrouve rapidement perdu, ne sachant pas trop par lequel commencer. J’ai souvenir d’en avoir déjà lu quelques uns tel que la couleur tombée du ciel. Mais je n’en ai plus qu’un souvenir assez confus. Mon homme a eu la merveilleuse idée de résoudre mon dilemme en m’offrant il y a un an déjà les trois livres parus aux éditions Braguelonne.

Cthulhu   

Le livre I débute par une introduction sur l’auteur, la naissance du mythe et les cercles lovecraftiens qui est très intéressante. Au total vous avez 33 nouvelles, de quoi avoir fait le tour du sujet assurément.

Le tome 1 comporte également des pages de photographies en noir et blanc des lieux évoqués dans les nouvelles. Les tomes 2 et 3 comportent des illustrations de Loïc Muzy sur les créatures du mythe. De quoi alimenter son imagination lors de la lecture.

Cependant, j’avoue, je n’avance pas très vite. Un an déjà, je ne suis qu’à la moitié du premier tome. Il se trouve qu’il n’est pas envisageable de lire du Lovecraft à moitié endormi dans son lit. Il faut être concentré sur sa lecture. Si votre attention vous fait défaut, vous êtes obligé de revenir en arrière pour reprendre votre lecture là où elle vous a échappé. Rien de plus frustrant. Sauf que hormis le soir, c’est à dire au moment où je suis théoriquement le plus claquée, je n’ai pas encore trouvé d’autres créneau pour pouvoir lire tranquille…Mais je suis têtue.

Le mythe en BD

Et oui. Pourquoi pas. C’est une façon plus ludique d’aborder certaines nouvelles. J’en ai fait l’expérience avec les rêves dans la maison de la sorcière aux éditions rue de Sèvres. Les illustrations de Patrick Pion au trait nerveux font ressentir l’horreur croissante que vit le protagoniste principal. Les planches sont entrecoupées de crayonnés noirs et blancs lorsque le « héros » rêve. Cela se lit beaucoup plus facilement du coup que la nouvelle. J’ai trouvé cela très intéressant. Je le renouvellerai certainement pour d’autres titres si j’en trouve.

  

 

La nouvelle, en images

Enfin, troisième biais possible, compromis entre la nouvelle classique et la BD, Baranger (aux éditions Bragelonne de nouveau) propose une adaptation illustrée du mythe. Le format est plus grand que celui de la BD classique ce qui permet de profiter pleinement de ses illustrations. La narration est habilement incrustée dans les planches. Pour le moment je ne l’ai que feuilleté. C’est un ajout récent à notre bibliothèque, en date du 25 décembre. Mais je compte bien trouver très rapidement un moment pour m’y plonger.