J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Le voyage d’Oregon

Le voyage d'Oregon

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Le voyage d’Oregon

 

P’tit bout a découvert cet album dans le cadre de l’abonnement école des max de l’an dernier. Louis Joos et Rascal ont de nombreux ouvrages, en commun ou pas d’ailleurs,édités dans la collection Pastel de l’école des Loisirs.

On peut le garder en histoire du soir tant que les enfants sont petits. Ils ne comprendront pas tout mais se laisseront bercer par l’histoire. Il ne devient vraiment abordable en lecture seule qu’à partir de 8/ 9 ans. J’ai trouvé cela curieux comme choix de l’intégrer à un abonnement destiné à des CP.

 

Il s’agit d’une promesse racontée sous la forme d’un road trip entre Oregon, l’ours de cirque et Duke, un clown. Ce voyage va les mener de Pittsburgh et son ciel de suie aux grandes forêts de l’Oregon. L’occasion de découvrir la carte de l’Amérique au passage : Chicago, l’Iowa, la Platte River, les Rocheuses.

    

 

Cette promesse parait totalement unilatérale dans un premier temps. Duke quitte tout, ses économies y passent. Et finalement qu’a-t-il à y gagner ? Ce sera l’occasion pour lui de construire sa propre identité. Il se définit au départ comme un clown du cirque, puis comme un nain à qui le nez rouge et le masque blanc collent à la peau. A la fin du voyage il se définit comme ayant le cœur léger et la tête libre. Il faut observer la dernière illustration pour constater qu’il a laissé son nez rouge derrière lui.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Sharko de Franck Thilliez

Sharko

J’ai essayé pour vous…Sharko de Franck Thilliez

L’objectif de poursuivre la sélection 2017 de Babelio comme fil rouge de mes lectures dès leur sortie en format poche m’a amenée à découvrir fin Mai cet auteur que je n’avais jusqu’à présent jamais lu. Pourtant ces titres s’affichent généralement en tête des ventes à l’image d’un Marc Levy ou d’un Guillaume Musso. Mais comme je ne suis pas spontanément attirée par le polar noir, je ne m’y étais jamais essayé.

L’Histoire

Comme il s’agit d’un polar je ne peux trop vous en dire sans vous gâcher le plaisir de la lecture. Manifestement le couple de héros Franck Sharko et Lucie Henebelle n’en sont pas à leur première enquête sous la plume de Franck Thilliez. Ces deux flics du 36 quai des Orfèvres semblent même plutôt du genre aguerris aux histoires les plus sordides. Le fait de ne pas avoir lu les enquêtes précédentes n’a absolument pas empêché la compréhension de l’histoire. Il y aura certainement eu des allusions à ces précédentes enquêtes que je n’ai pas su du coup apprécier mais ce n’est pas bien grave.

Lucie se retrouve malgré elle amenée à abattre un taré alors qu’elle s’intéresse à titre personnel à une vieille enquête inachevée par son oncle. Comme cela se déroule en dehors de toute enquête officielle, il s’agit légalement d’un meurtre. Sharko mettra tout en oeuvre pour maquiller la scène du crime afin de sauver leur foyer. Deux trains se mettent ainsi en marche en parallèle. L’enquête officielle du 36 quai des orfèvres concernant ce meurtre et qui va amener les flics au delà de l’imaginable dans le démantèlement de tout un réseau. Et les démarches de Skarko et Henebelle pour brouiller les pistes afin que les enquêteurs n’arrêtent pas Lucie tout en poursuivant l’enquête de l’oncle.

Le style d’écriture

J’ai beaucoup aimé le soin apporté à documenter l’enquête. Les pistes explorées sont réelles et basée sur des faits scientifiques, ce qui rend l’immersion dans l’intrigues d’autant plus prégnante. On y croit. Toute cette histoire autour du sang, la symbolique qui lui est associée, le circuit de la banque de sang, les maladies est possible ce qui rend l’intrigue réelle. Le style d’écriture est rapide, nerveux. A l’image du héros Sharko qui va plutôt foncer dans le vif du sujet que prendre des gants. Les événements s’enchaînent vite, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le tout est prenant et vous pousse à ne pas lâcher votre livre tant que vous ne savez pas jusqu’où cette enquête va emmener ces flics. Indice après indice c’est une descente lente dans l’horreur. Ce qui commence comme l’enquête sur la mort d’un individu un peu fétichiste prend une ampleur considérable.

Je pense que je prendrai plaisir à lire d’autres ouvrages de cet auteur. Le manuscrit inachevé vient de paraître en grand format. Qui sait, je me laisserai bien tenter dès qu’il sortira l’an prochain en format poche 😉

 

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Vive la vie, Gabi!

Vive la vie, Gabi!

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Vive la vie, Gabi!

Depuis que P’tit bout a franchi le cap de l’apprentissage de la lecture, je trouve qu’il est à un âge un peu bancal entre l’album et le roman. Il lui faut des textes qui ne soient pas trop longs, dont l’histoire ne fasse pas bébé non plus. Et avec quelques illustrations quand même parce que sinon c’est trop triste. C’est parfois le casse tête pour trouver le livre qui trouvera le bon équilibre.

La collection Mouche de l’école des loisirs propose des petits romans sympas à lire tout seul pour les 6-8 ans. Ils sont d’auteurs / illustrateurs différents. Nous commençons à en avoir quelques uns à la maison, et à ce jour aucun ne l’a déçu.

La dernière acquisition s’intitule Vive la vie, Gabi!

Les illustrations – Le style Soledad Bravi

Soledad Bravi est à la fois la fois auteure et illustratrice de ce petit roman. Ce n’est pas la première fois qu’elle s’exerce à la réalisation d’un ouvrage pour enfants. Si vous n’arrivez pas à rattacher son nom à quelque chose de concret, essayez de vous souvenir plutôt de ses illustrations. Mais si vous en avez forcément déjà vu. Par exemple dans un magazine Elle ou sur un tube de crème pour les mains ou d’une lime lors de ses collaborations avec l’Occitane. Des demoiselles longilignes, pimpantes de gaieté. Tel la Gabi de ce roman. Soledad c’est également toute la collection « les paresseuses  » qui se décline sous différentes formes.

L’histoire

Gaby a 7 ans. Elle est pleine de vie. Elle vit des aventures formidables en s’intéressant aux petites bêtes qui l’entourent. En regardant les nuages. En marchant pieds nu dans une rivière ou dans l’herbe. Toutes ces choses que nos petits citadins n’ont pas forcément l’occasion de faire. Des journées en famille à la maison de campagne, des piques niques, du camping dans un combi VW. De quoi donner l’envie de partir de suite en balade pour attraper des têtards et des papillons. Avec également un message de fond de respect de la nature aussi. On peu piéger les frelons asiatiques mais il ne faut pas faire de mal aux abeilles. On peut capturer un lézard pour l’observer mais avant de reprendre la route il faut penser à le relâcher et ne pas l’emmener avec soi à la maison.

 

Un petit roman bien agréable à lire. Petit plus, il est découpé en 4 chapitres, ce qui permet au jeune lecteur de se fixer le chapitre comme objectif de lecture et ne pas se décourager face à un nombre de pages qui lui paraîtrait trop important de prime abord.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…La Trilogie Vernon Subutex

Trilogie Vernon Subutex

J’ai essayé pour vous…La Trilogie Vernon Subutex

En 2015 sortaient les deux premiers tomes de la trilogie. Deux ans après, le dernier tome paraissait. En ce début de mois de mai, l’intégralité de la trilogie est désormais disponible en format Poche. Et donc tout naturellement je les ai lu. D’autant que j’avais adoré Apocalypse Bébé. C’était l’occasion à la fois de poursuivre la sélection 2017 de Babelio et retrouver le style mordant de Virginie Despentes.

Tome 1

Le tome 1 trace la déchéance de Vernon Subutex, un disquaire dont l’affaire fait faillite et qui va se faire bouffer par le système. Lentement mais surement il va perdre un à un tous ses repères jusqu’à finir à la rue. Dans cette descente il retrouve, avec la pudeur qu’exige sa situation pour ne pas perdre le peu d’estime qui lui reste de lui-même, d’anciennes connaissances pour quémander un peu d’aide. L’occasion pour V. Despentes de décrire toute une série de personnages hauts en couleurs, différents et à la fois semblables dans leurs galères, leurs tracas, leurs soucis, leurs sensibilités aussi.

Tout ceci est décrit avec son style bien à elle, trash, cynique, un brin sordide. Une belle satyre de notre société actuelle.

Tome 2

Il aurait peut-être été de bon ton de boucler l’histoire au tome 1. Car ensuite j’avoue, j’ai complètement décroché.

Dans le tome 1 beaucoup de monde recherche Vernon pour avoir accès à des cassettes qui sont le testament d’un chanteur très connu. Ce chanteur était un ami de Vernon, sa principale ressource financière et lui avait laissé ces cassettes un soir de beuverie. Il y a un tel tapage autour de ces cassettes que l’on s’attend à la révélation du siècle quand les bandes sont enfin écoutées. Le délire de vengeance qui s’en suit m’a énormément affligé. Ajoutez à cela Vernon érigé en gourou et vous obtenez un mélange très curieux. Tous ces jeunes vieux pétri de remords d’avoir laissé Vernon Subutex finir à la rue qui viennent sympathiser avec les clochards, j’ai eu du mal.

Tome 3

Le groupe, pour ne pas dire secte, organise des convergences au cours desquelles Vernon balance des sons, en utilisant ceux légués par son pote chanteur mort, qui mettent son public en transe sans avoir besoin d’user de stupéfiants. Puis pour plusieurs raisons le groupe retourne sur Paris. Nous sommes en pleine actualité des événements de fin 2015 (Bataclan) au Printemps 2016 (Nuits debout). Et chacun des personnages y va de son discours politico-haineux.

Cela devient pathos, redondant, ennuyant, au bout d’un moment ça en devient chiant. Un mélange de discours agressifs et revanchards, mêlés à des délires new-age. Et puis ça devient carrément glauque et mise sur la peur des gens. Il n’y a aucune lueur d’espoir. Vous n’avez plus qu’à vous tirer une balle après votre lecture en vous demandant « à quoi bon. »

La revanche consécutive à la vengeance commise dans le tome 2 atteint le high score de ce que l’humanité peut avoir de plus con et abject. La jeune fille qui met un point finale à toute cette histoire n’est pas sans rappeler Valentine (Apocalypse bébé).

Quand aux 5 dernières pages, je ne comprends pas ce qu’elles viennent faire là. On bascule d’un coup dans de la science-fiction. Cela en devient presque de l’autodérision.

Cela m’a dérangé que l’auteure face référence aux événements du Bataclan et utilise l’angoisse que cet événement a généré pour alimenter la fin de sa trilogie. Faut-il comprendre qu’à la fin du tome 2 elle manquait d’inspiration pour faire aboutir sa fiction?

Conclusion

Personnellement, je n’ai pas aimé les tomes 2 et 3. J’ai adoré le premier où j’ai retrouvé le dosage de cynisme et d’humour noir qui m’avait plu dans apocalypse bébé. La suite traîne en longueur. Le format trilogie n’était pas forcément adapté.

Mais peut être n’étais-je pas dans le bon état d’esprit pour apprécier ce type de lecture lorsque je me suis lancée dans les deux derniers tomes. Si vous les avez lu, votre propre avis m’intéresse.

A savoir que la trilogie fait l’objet en ce moment d’une adaptation en une série télé, par Canal+. Franchement peu probable que j’essaie pour vous, mais sait-on jamais 😉

J’ai essayé pour vous….Chut les enfants lisent la revue Dada consacrée à Miyazaki

revue dada Miyazaki

J’ai essayé pour vous….Chut les enfants lisent la revue Dada consacrée à Miyazaki

Le revue Dada

Cette revue mensuelle a pour ambition de faire découvrir l’art sous toute ses formes. Le pari de la revue est de s’adresser à toute la famille, de 6 à 106 ans. Comme il s’agit d’une revue et non pas d’un magazine, vous pourrez trouver chez votre libraire les anciens numéros. Ainsi vous avez la possibilité de vous abonner et recevoir chaque mois le dernier numéro. Ou les acheter à l’unité en fonction des sujets qui vous intéressent. C’est ainsi que nous avons acquis celui consacré à Miyazaki pour faire le lien avec le thème du début de nos vacances tout en en profitant pour découvrir cette revue que nous n’avions pas encore eu l’occasion de feuilleter.

Numéro Miyazaki

Le numéro consacré à Miyazaki est paru en Janvier 2015.

L’art de Miyazaki

Tout d’abord la vie de l’artiste est tracée. Puis les éléments qui font de chacun de ses films un succès.

Ensuite la revue décrit le principe de l’animation : comment aboutir d’un dessin fixe à un dessin en mouvement. En y intégrant la mise en scène : cadre, lumière, ambiance. Et susciter l’émotion. Une double page entière est ainsi consacrée au film Mon voisin Totoro. La séquence au cours de laquelle Mei poursuit une petite bête aux grandes oreilles pour arriver jusqu’au terrier de Totoro est décortiquée. La revue explique la fluidité du mouvement dans la course poursuite, puis le moment de pure tendresse lorsque Totoro et Mei se retrouvent face à face et font connaissance.

 

Puis vient une partie consacrée aux sources d’inspiration de l’artiste et à ses disciples.

Enfin cette grande partie de la revue consacrée à Miyazaki se clôture par ce qui doit être le cas dans chaque numéro : un ABC D’art. Autrement dit un glossaire reprenant 25 mots en lien avec l’artiste.

Dessins art’nimés

La revue se poursuit par deux ateliers plastique pour passer à la pratique. Ce numéro propose de créer une créature fantastique en pâte à modeler durcissante. L’ambition va jusqu’à envisager de pousser l’enfant à imaginer de lui même la créature à laquelle il donnera forme. Avec P’tit bout nous nous sommes contentés pour commencer par reproduire un Totoro. Il faut avoir déjà une bonne maîtrise de la pâte à modeler pour réussir à imaginer sur le papier une créature à laquelle on donnera vie en 3D. Ou le modelage risque de ne pas ressembler à la créature imaginée au départ. Peut être à partir de 8-9 ans.

Le second atelier propose de créer un layout, permettant de travailler le découpage d’un même mouvement en 4 séquences associées à une notion de profondeur. C’est extrêmement difficile pour un enfant. A mon sens avant 12 ans cela parait compliqué.

aRtualités

La revue propose ensuite un jeu autour d’une oeuvre en lien avec une exposition en cours : il s’agit ici de deviner ce que peut bien dire la fée à la paysanne dans l’oeuvre La légende Bretonne de Edgard Maxence.

Enfin la revue ce termine par l’actualité des expos et des livres du moment, ce qui présente peu d’intérêt lorsque vous n’avez pas le dernier numéro entre les mains.

Conclusion

La revue est de belle qualité d’impression en papier glacé. Elle est riche en illustrations. Elle tient ses promesses concernant un apport de connaissances très intéressantes sur l’artiste Miyazaki et l’animation des studios Ghibli. Personnellement j’ai pris beaucoup de plaisir à la lire. Sauf qu’elle ne m’était pas adressée initialement. La revue est beaucoup trop ambitieuse pour être accessible à partir de 6 ans. 10 ans me parait plus adapté. Néanmoins elle a permis une première sensibilisation et P’tit bout saura s’y référer de nouveau lorsqu’il voudra aller plus loin dans sa lecture.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?