J’ai essayé pour vous…Article 353 du code pénal de Tanguy Viel

J’ai essayé pour vous…Article 353 du code pénal de Tanguy Viel

J’attendais impatiemment la sortie de ce roman en format poche mais on m’a laissé entendre que les romans parus aux éditions de minuit ne prenaient pas ce chemin. J’ai donc renoncé à attendre et ai renouvela ma carte de médiathèque. En fait, depuis quelques jours il est annoncé en précommande en format poche pour une parution en février 2019. Mais la médiathèque finalement, cela a aussi du bon, je n’ai plus trop de place sur mes étagères.

J’ai pris un grand plaisir à lire ce roman en quelque chose comme 2 jours. Cela m’a fait un bien fou car je commençais un peu à regretter d’avoir fait le choix de retracer la sélection Babelio des meilleurs romans 2017 qui comprend trop de polard à mon gout. Il faut d’ailleurs que je vous évoque Nuit de Bernard Minier également que j’ai terminé un peu avant mais n’ai pas eu l’occasion de vous évoquer. Mais celui-ci m’aillant bien d’avantage plus, je commence par l’article 353 du code pénal ^^.

Ce roman a remporté le Grand prix RTL-Lire et le Prix François Mauriac de la Région nouvelle Aquitaine 2017.

Le titre

Que nous dit l’article 353 du code pénal tel que codifié sur le site de Legifrance?

Avant que la cour d’assises se retire, le président donne lecture de l’instruction suivante, qui est, en outre, affichée en gros caractères, dans le lieu le plus apparent de la chambre des délibérations :

 » Sous réserve de l’exigence de motivation de la décision, la loi ne demande pas compte à chacun des juges et jurés composant la cour d’assises des moyens par lesquels ils se sont convaincus, elle ne leur prescrit pas de règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance d’une preuve ; elle leur prescrit de s’interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement et de chercher, dans la sincérité de leur conscience, quelle impression ont faite, sur leur raison, les preuves rapportées contre l’accusé, et les moyens de sa défense. La loi ne leur fait que cette seule question, qui renferme toute la mesure de leurs devoirs :  » Avez-vous une intime conviction ? « .  »

L’histoire

Le ton n’est pas du tout humoristique tenez vous bien, mais cela pourrait commencer comme une blague Carambar. Kermeur et Lazenac sont sur un bateau. Lazenac tombe à l’eau. Qui est ce qu’il reste?

Dans un huit clos magistral avec le juge, Kermeur va, en grande simplicité, expliquer comment il a pu en arriver à pousser Kermeur à l’eau, faire faire demi tour au bateau sans lui porter assistance et rentrer chez lui.

Quand au juge, il devra selon ses convictions, appliquer la justice qui lui parait la plus appropriée en l’occurrence, dans ce meurtre, puisque le fait est que Lazenac est mort noyé.

Le style littéraire

Bien qu’il s’agit de dénouer un meurtre, je ne le classerai pas dans le registre des romans policiers. Puisqu’il n’y a pas d’enquête en tant que telle. Il s’agit plutôt d’une introspection sous la forme d’un long monologue. Quelque fois entrecoupé des pensées non dites de Kermeur, des interventions du juge et de descriptions des mouvements des deux protagonistes dans le bureau de ce dernier.

Quel a été l’effet papillon déclencheur de ce drame? Le licenciement? Le divorce? La crédulité du personnage? L’escroquerie de Lazenac? Qui est coupable en finalité? Cela, se sera au juge qu’incombera la lourde responsabilité d’en décider.

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