J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Amis-amies

Amis-amies

Amis-amies est un roman pour les 8-11 ans de la collection les lutins aux éditions écoles des loisirs, écrit et illustré par Tomi Ungerer.

L’histoire de Amis-amies

Rafi Bamoko vient d’emménager dans un nouveau quartier. Il a du mal à s’y faire de nouveaux amis. Du coup il se plonge à fond dans sa passion: le bricolage. Il se fabrique ainsi ses propres amis, de carton, bois et métal.

Sa voisine Ki Sing se passionne pour la couture. Lorsqu’elle le voit faire, elle lui propose de coudre des vêtements pour ses amis. Ensemble, au moyen de nombreux matériaux de récupération, ils construisent et habillent de nombreuses créatures.

Par manque de place ils sont obligés de les mettre dans le jardin. Ces créations suscitent l’admiration du quartier et tout le monde se découvre une envie de créer. Ceci attire également l’attention des autorités qui décrètent que le risque d’incendie est trop important.

Les médias se saisissent de l’histoire ce qui attire l’attention d’un conservateur de musée qui décide de sauver ces oeuvres en en faisant une exposition d’art brut. L’exposition du duo d’artiste Rafiki devient un succès et les deux amis peuvent s’installer dans un véritable atelier.

L’histoire conclu que plus tard, Ki devient une créatrice de mode et Rafi un sculpteur. Ils sont toujours amis.

On aime

Les illustrations très colorées et détaillées qui aident à s’imaginer le genre de création du duo. On prend plaisir à y rechercher des détails rigolos voir saugrenus.

Les thèmes abordés sont intéressants : amitié, créativité mais également racisme. Les deux cultures de Rafi et Ki sont mises en parallèles. Ils sont tous les deux étrangers dans cette ville, c’est aussi ce qui les a rapprochés, même s’ils sont étrangers l’un à l’autre. La méchanceté de certains vis à vis de personnes de culture différente n’est pas raconté à demi-mot comme cela peut parfois être le cas. Lorsque Rafi et Ki vont à la décharge publique pour se procurer des matériaux afin de leur offrir une seconde vie, un passant se permet la réflexion suivante : « Regardez donc ces étrangers, maintenant, ils nous volent même nos déchets. »

On aurait aimé

Une histoire un peu plus fournie quitte à ce qu’elle fasse quelques pages de plus. Parfois les événements s’enchaînent trop rapidement ne laissant pas le temps au lecteur de se familiariser avec eux. Cet effet se fait ressentir surtout sur la fin. A partir du moment où le quartier découvre leurs œuvres, tout s’emballe trop vite.

Un happy ending moins conte de fée. Je ne dit pas pour autant qu’il fallait quelque chose de sombre, mais d’un peu plus ajusté à la réalité au regard d’une histoire qui se veut ancrée dans le monde et non dans la fiction.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

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