J’ai essayé pour vous…Le film Casse noisette et les 4 royaumes

casse noisette

Bien que paru en Novembre 2018, ce n’est que cette semaine que j’ai enfin pu voir avec P’tit bout ce Disney dont j’ai entendu autant de bien que de mal. L’occasion de vous dire néanmoins si vous pouvez d’ores et déjà vous prévoir une soirée dvd lors des prochaines fêtes.

L’histoire

Le décor est planté d’entrée. Nous sommes bel et bien dans un conte de Noël puisque les événements se déroulent un 24 décembre. Qui dit conte dit forcément :

  • Une héroïne courageuse et intelligente : Clara
    Stahlbaum interprétée par Mackenzie Foy.
  • Une quête de départ : retrouver la clé à goupille qui lui fait défaut pour ouvrir le présent légué par sa mère Marie.
  • Un monde merveilleux : les 4 royaumes et leurs dirigeants fantastiques,
  • Une princesse et son chevalier dévoué : Clara et le capitaine Philipp Hoffmann alias le casse-noisette.
  • Des méchants désignés : le roi souris et la Mère Gingembre.
  • Un rebondissement.
  • Une fin heureuse.

Quel rapport avec le ballet et les contes de Hoffman et Dumas? Il s’agit ici d’une adaptation libre qui y pioche son inspiration. L’héroïne des textes originaux s’appelle Marie. Marie Stahlbaum donne vie aux Quatre Royaumes. Il s’agirait donc d’une sorte de suite avec la redécouverte de ces Royaumes par sa fille Clara.

Il ne faut pas se fier au titre pour déterminer qui tient les rôles principaux dans l’intrigue mais plutôt à l’affiche.

A partir de quel âge ?

Pas avant 8 ans. Bien que merveilleux, les quatre royaumes sont dangereux. Le roi des souris et l’ambiance qui se dégage du 4eme Royaume sont inquiétants. La BO rend hommage au ballet de Tchaïkovski et certaines envolées lyriques sont sombres dans leur tonalité. Pour faire court : ce n’est pas oui-oui chez les bisounours.

Ce conte aborde la thématique du sentiment d’abandon à la perte d’un proche. Ici la mort de Marie, mère de Clara et Reine des Quatre Royaumes. Selon les différents personnages du film cet abandon va se traduire par de la tristesse, une impression d’être perdue, voir de la colère chez d’autres. Alors forcément oui ce n’est pas toujours gai. Mais cette quête va permettre à Clara d’en ressortir grandie en reprenant confiance en elle. Et réussir à faire comprendre aux enfants qu’ils n’ont pas besoin de toujours compter sur les autres mais qu’ils ont en eux toutes les ressources nécessaires pour accomplir ce qu’ils veulent dans la vie. C’est très précieux, surtout en pré-adolescence.

Pour toutes ces raisons, un enfant plus jeune ne serait pas en capacité d’être réceptif à ce film, qui le mettra mal à l’aise, bien loin des préoccupations de son âge.

Ce qui m’a beaucoup plus

Le soin apporté aux décors et aux costumes est impressionnant. Il s’en dégage un mélange subtil entre Steampunk et féerie très réussi. Les vêtements et maquillages des dirigeants des 4 Royaumes sont particulièrement soignés. Les robes de Clara sont plus belles les unes que les autres, de quoi faire rêver toutes les petites filles.

Le ballet y tient une belle part. Misty Copeland est divine. Nous avons rarement l’occasion d’emmener les enfants assister à un vrai ballet : c’est ici parfaitement intégré au film et même les garçons sont éblouis.

Les acteurs jouent sans fausse note. Mackenzie Foy est parfaite dans le rôle de Clara. La présence de Morgan Freeman apporte un cachet non négligeable même s’il reste un personnage secondaire. J’ai lu des critiques disant que Keira Knightley surjouait certaines scènes. Je trouve au contraire que cela collait parfaitement au personnage complètement allumé de la fée dragée.

Verdict

On ne manquera certainement pas de se faire une soirée télé en famille Décembre prochain pour se le revoir avec plaisir 😉

J’ai essayé pour vous …de vous proposer des idées de menus pour la semaine à venir

menus semaine 05-2019

Idées de menus semaine 05-19

Pour les menus semaine 05-19 nous poursuivons l’expérience Quitoque qui l’air de rien s’installe tranquillement dans nos habitudes. Vous trouverez plus de détails à ce sujet dans ce billet 😉 Si vous avez envie d’essayer, en ce moment vous pouvez obtenir 20 € sur votre prochaine commande en utilisant ce code parrainage et votre compte sera ensuite automatiquement résilié (ce qui vous permettra de bénéficier d’une nouvelle offre plus tard ) : ALETPCM.

Dernière ligne droite pour la formation et premiers jours dans mon nouveau poste. Une semaine enrichissante en perspective ^^

Passez une bonne semaine !

Pour d’autres idées de menus n’hésitez pas à consulter la catégorie menus de la semaine.

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Mortelle Adèle

Éditée aux éditions Tourbillon sous le label Globulle, la série de bandes dessinées Mortelle Adèle compte déjà 15 tomes. Elle est accessible à partir de 8 ans. Depuis qu’il a découvert cette série P’tit bout (8 ans justement) ne la lâche plus.

L’histoire

Le personnage de Adèle est né sous la plume du scénariste Antoine Dole, alias Mr Tan. Adèle n’aime personne et n’aime pas tout le reste. Elle est d’un cynisme décapant. On adore son humour noir.

Ainsi ses premières victimes sont ses parents, son chat Ajax et ses copains de classe. Elle regrette que son petit chat ne soit pas un bébé lion et pense que son hamster est un grizzli. Adèle est un petit monstre qui arrive à se fâcher même avec son ami imaginaire. Mais en tant que lecteur, on en redemande.

La BD enchaîne de courtes histoires indépendantes d’une à deux pages.

Les illustrations

Les premiers tomes de la BD (jusqu’au 7) ont été illustrés par Miss Prickly 

Par la suite, Diane le Feyer a pris le relais sans que l’univers graphique ne soit modifié par cette transition.

C’est très coloré et aéré. Une page va au plus réunir 4 vignettes. Par ailleurs la police de caractère retenue est facile à lire pour les plus jeunes.

En résumé, une série à faire découvrir absolument à tout enfant en capacité d’apprécier l’humour noir.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Le look croisière 2019 de Dior

J’ai eu un mega coup de foudre pour ce look. Sauf que soyons réaliste je ne m’habille pas en Dior. Et même si je pouvais me le payer je trouverais cela indécent. Alors comment profiter des soldes pour trouver des pièces qui donne un peu le même genre même si nous n’aurons ni la griffe ni à priori la même qualité ?

Composition du look d’origine

Le look se compose de 3 pièces de vêtements et 3 accessoires :

  • une veste noire double boutonnage en laine et soie (3 100 € ),
  • une blouse en coton oxford blanc (980 €),
  • une jupe froncée en tulle point d’esprit noir (3 300 €),
  • des bottines en gomme noire ( 750 €),
  • une cravate en soie noire ornée d’une abeille brodée ( 190 €),
  • des boucles d’oreilles asymétriques Dior Tribales en métal finition dorée et perles de résine blanches (350 €).

Le look revisité

La veste

En substitut je vous propose la veste noire croisée avec revers en pointe de chez Sumissura, en laine et tergal pour 139 €. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me l’offrir mais elle trône sur ma liste de souhaits. C’est un des rares modèles que j’ai pu trouver proposant un double boutonnage.

La blouse

Vous trouverez une chemise en coton oxford sur asos pour 25.99 €. Vous y trouverez également des cravates noires pour moins de 10 € et plusieurs modèles de créoles dorées (sans toutefois l’effet tribal).

La jupe

Cela n’a pas été évident de trouver une jupe longue en tulle noir. Pourtant il y en avait plein à un moment. Il y en avait de nombreuses mi-longue ou sinon dans d’autres coloris. Cependant Rene Derhy propose le modèle Vespa aux Galeries Lafayettes soldé pour 53 €. Je pense que cet article va être rapidement épuisé.

Les bottines

Une paire de Doc Martens en cuir noir. Personnellement j’ai opté pour le modèle Kendra et son talon carré de 6 cm soldé à 139 € au lieu de 200 € chez Tendance-chaussures.

Rien ne vous empêche de customiser votre chemise et votre cravate d’une petite abeille de votre cru que vous aurez trouvé sur etsy 😉

Bon shopping !

J’ai essayé pour vous….Les porteurs d’eau de Atiq Rahimi

Les porteurs d'eau de Atik Rahimi

Je ne sais pas comment commencer ce billet. En réalité je me demande encore si je n’y ai rien compris ou s’il n’y avait rien à comprendre de plus. Je sais en tout cas que je n’ai pas aimé ma lecture et que je me suis forcée pour la terminer. Pour ne pas passer éventuellement à coté de quelque chose certainement.

Contexte

Paru aux éditions P.O.L ce mois ci, les porteurs d’eau de Atiq Rahimi fait partie des livres attendus de la rentrée littéraire d’hiver 2019. Probablement parce que son auteur a remporté le Prix Goncourt en 2008 pour son roman Syngué sabour. Pierre de patience.

Un auteur à la double nationalité franco-afghane qui nous parle de la journée au cours de laquelle les Bouddhas de Bâmiyân ont été détruits. Soyons clairs, je m’attendais à un roman plus « historique ». Quelque chose dans le gout de l’Ordre du jour de Eric Vuillard.

Je l’ai lu sous son format numérique. Car oui les médiathèques prêtent également des livres sous format numérique. Et non celle où je me fournis n’a pas encore fait l’acquisition du format papier, du coup…Mais bon, je préfère le papier…Le format aurait-il influencé ma lecture?

L’histoire

Le roman relate les événements survenus à deux afghans au cours de cette journée. La destruction des Bouddhas de Bâmiyân n’apparaît en définitive qu’en entrefilet, tel un fait divers. Les chapitres alternent entre les deux vies sans que jamais elles ne se croisent.

Le premier protagoniste est Tom/ Tamim exilé en Europe depuis 15 ans. Il semble faire un rejet de sa culture et souffre de paramnésie. La paramnésie correspond à un trouble de la mémoire caractérisé notamment pas l’invention ou la déformation de souvenirs. C’est probablement le traumatisme de son exil qui en est la cause.

Tom/Tamim décide ce jour de Mars 2001 de quitter sa femme et sa fille à Paris pour rejoindre sa maîtresse à Amsterdam et vivre avec elle. A son arrivée elle ne l’y attend pas.

Le second protagoniste est Yûsef. Il est porteur d’eau à Kaboul. Il faut comprendre par là qu’il tient de son père la charge de descendre à la source chercher de l’eau pour abreuver les familles qui le rétribuent en contrepartie.

Yûsef héberge sa belle-sœur Shirine dont le mari est parti un jour et n’est jamais revenu. Il est pétri de sentiments contraires à son égard. Son ignorance, ses interprétations hasardeuses et sa peur de braver un interdit du Coran et de se faire fouetter en retour aggravent son manque de compréhension. Ce n’est qu’à la fin qu’il comprendra qu’il en est tout simplement amoureux.

Le style d’écriture

L’histoire de Tom/Tamim s’écrit à la seconde personne du singulier ce qui est assez curieux. Jusqu’à ce qu’une conversation plus qu’enfumée avec une ex danseuse érotique vienne y mettre fin. La suite de l’histoire de Tom/Tamim s’écrit alors de façon plus courante.

Ainsi page 127/192 cette transition se fait suite à ce couplet :

« Tom, tu ne veux plus l’être. Tom, tu ne l’as jamais été. Tom a été inventé, seulement pour vivre ce que Tamim ne pouvait pas vivre. Tom n’était qu’un nom. Un mot. Un mime. Un pantin. Un double… »

Que ce soit dans le récit de Tom/Tamim ou dans celui de Yûsef, le présent et les souvenirs (vrais et faux) se mêlent gaiement au point que l’on perd souvent le fil. La kabbale érotique et le kama sutra viennent illustrer les enseignements des deux protagonistes secondaires respectifs de la vie de l’un et de l’autre. Nous retiendrons un long discours en finalité sur l’identification du sentiment amoureux et celui de désir. Bref… Rien à voir avec la destruction des Bouddhas de Bâmiyân.

Du coup si quelqu’un peux m’expliquer à coté de quoi je suis passée, peut être pourrais je le relire avec une grille de lecture différente et appréhender ce roman autrement.