J’ai essayé pour vous…Phobos de Victor Dixen

Phobos de victor dixen

J’ai essayé pour vous…Phobos de Victor Dixen

 

Victor Dixen a été lauréat du grand prix de l’imaginaire en 2010 (Jack Spark) puis en 2014 (Animale). En 2015 il débute une nouvelle série, Phobos, dont le dernier opus est sorti courant 2017.  S’il faut impérativement la classer dans un genre ce serait de la science fiction Young Adults. Les 5 tomes qui constituent cette série sont édités par Robert Laffont ( Collection R ).

  • 1 : Il est trop tard pour regretter
  • 2 : Il est trop tard pour oublier
  • Origines : Avant qu’il ne soit trop tard
  • 3 : Il est trop tard pour renoncer
  • 4 : Il est trop tôt pour respirer

Phobos de victor dixen

L’accroche de départ

Nous sommes dans un futur proche.  Il y a un bon technologique certain par rapport à nos connaissances actuelles. Cependant même si les médias ont plus de possibilités pour rendre le show encore plus waouh, ce sont dans l’ensemble ceux déjà utilisés aujourd’hui. Quand aux problèmes de société, ils sont dans le prolongement de ceux qui ne sont pas traités actuellement. En tout cas à aucun moment il ne me semble qu’une année n’ai été donnée.

Tout commence par le scénario de téléréalité le plus improbable :

Six jeunes filles et six jeunes hommes vont embarquer à bord d’un vaisseau pour un aller simple vers la planète Mars pour y fonder une colonie. 12 nations sont représentées faisant du programme un show planétaire. Pendant la durée du voyage, chaque groupe vit séparément. Tout est retransmis en direct 24h/24 sur la chaîne Génésis. Cerise sur la gâteau, ces jeunes gens vont se rencontrer au cours de speed-dating de 6 min.

Chaque prétendant établira avant la fin du voyage sa liste de cœur, c’est à dire classera ceux du genre opposé dans l’ordre de ses préférences. Les listes sont croisées constituants ainsi six couples qui sont mariés en direct dans la foulée. Comme toute émission de téléréalité qui se respecte les téléspectateurs peuvent appeler pour soutenir leurs prétendants préférés, ce qui permettra à chacun de disposer d’une valeur de trousseau qui lui permettra d’acheter du matériel disponible sur la colonie. Bienvenu dans le monde merveilleux de Génésis.

Et ensuite ?

Bon vous vous doutez bien que les 5 tomes ne tournent pas autour de ça. Les prétendants jouent le jeu pendant le premier tome, puis ça part en sucette sinon ce ne serait pas intéressant. Ce n’est que l’accroche de départ. Je ne regarde pas les téléréalités, ce n’est certainement pas pour en lire une.

Mais je ne vous en dirai pas plus XD

Il n’est pas difficile d’identifier que l’héroïne de la série sera la rouquine Leonor, elle apparaît sur quatre des cinq couvertures

Les détails dans la narration qui m’ont bien plu

L’intrigue se déroule selon des points de vue croisés : celui des téléspectateurs, celui des prétendants, celui des coulisses de la chaîne. Puis d’autres viendront je ne vous parle que de ceux du premier tome pour ne pas spoiler. Une juxtaposition de scénettes qui apporte un aspect encore plus immersif dans l’univers des médias. Chacune débute par le point de vue vis à vis d’une caméra, la localisation géographique de la scène et l’heure :

  • HORS-CHAMP – Route de cap canaveral, dimanche 2 juillet, 19h45
  • CHAMP  – D +7H28 min (1ere semaine)
  • CONTRECHAMP – salle de contrôle, base de cap canaveral, Dimanche 2 juillet, 21h15
  • CHAINE GENESIS – Lundi 3 Juillet 11h00

Au fur et à mesure que l’on avance dans les tomes, d’autres médias viennent se rajouter.

Dans le tome 1 on ne découvre la vie sur le vaisseau que de l’angle des 6 prétendantes. L’histoire personnelle qui les a amené à candidaté à un truc aussi fou est décrite au fur et à mesure.

Le tome Origine vient rétablir notre connaissance des 6 prétendants en ne décrivant non pas comment s’est passé la vie de leur coté du voyage spatial, mais comment s’est passé pour eux la période de candidature puis sélection pour faire partir des 6 à embarquer, ainsi que la période d’entrainement à Cap canaveral qui a précédé le voyage. Nouveau clin d’oeuil aux médias, le contenu du Tome Origine fait partie des reportages diffusés en crypté sur la chaîne Génésis, uniquement disponible en clair pour les abonnés. Le tome 3 y fait ainsi des références régulières. Par commodité il faut les lire dans leur ordre de parution, c’est à dire en lisant Origine entre le tome 2 et 3.

En conclusion

Une série  qui se lit très vite même si chaque tome fait environ 400 pages. 600 pour le dernier. Je dirai une petite semaine chacun. Le style d’écriture est fluide, contemporain, sans prise de tête. C’est plutôt addictif.

Des sujets plus sérieux sont évoqués comme la dangerosité des médias utilisés à de mauvaises intentions, les systèmes abusifs de surveillance qui viennent flirter avec les principes de liberté, les migrants climatiques. Tout cela arrive progressivement et n’est vraiment mis en avant de façon plus marquée que dans le dernier tome. Une mise en garde à tous les addicts des réseaux sociaux qui prennent pour argent comptant toute information lue ou vue, sans vérifier la crédibilité de la source. Attention, cela vous pend au nez, le plus grand show de la planète n’est qu’un leurre pour mieux vous lobotomiser et vous contrôler.

La fin me fait espérer que l’auteur rebondira sur un nouvelle série plus orientée science-fantasy que science-fiction, à l’image de la saga de Pern de Anne Mac Caffrey, qui se passerait sur Mars quelque chose comme 1 000 ans après.

J’ai essayé pour vous …de vous proposer des idées de menus pour la semaine à venir

menus semaine 04-2018

Idées de menus – semaine 04-2018

 menus semaine 03-2018 < menus semaine 04-2018

Personnellement, j’ai souvent été confrontée au manque d’inspiration le soir venu pour répondre à la question « qu’est ce qu’on mange ce soir? ». Notamment lorsque la journée de boulot a été particulièrement chargée. Dans ces cas là en général je ne pense qu’à une chose, mon canapé. J’ai donc pris l’habitude, pour me motiver, d’élaborer à l’avance les menus pour les soirs de la semaine. En plus, cela simplifie les courses et évite d’acheter n’importe quoi. Je vous propose que l’on se retrouve chaque semaine pour partager nos idées de menus.

En ce moment, l’Italie est à l’honneur dans la classe de P’tit bout. Surtout en art plastique. Et ce jusqu’aux vacances de Février. Comme il leur a été demandé de faire des recherches sur ce pays, il a fait le lien entre les pizza, les spaghettis et ce magnifique pays. Avec un grand sourire il a demandé à ce que ces plats soient au menus. Ce sera donc une semaine fortement influencée par la cuisine italienne. La semaine suivante fort probablement également. Et celle d’encore après, peut être pas hein…on verra.

Je n’ai toujours pas eu le courage d’aller à Ikea. J’ai essayé une simulation pour les commander sur leur site et les faire livrer, 50 euros de frais de livraison. Nan mais ça va pas?!! De toute façon ce sera pas soldé faut pas rêver, autant attendre la fin des soldes pour éviter la foule…

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le livre noir des couleurs

le livre noir des couleurs

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le livre noir des couleurs

Semaine dernière si vous vous souvenez bien, je vous évoquais déjà ce livre des éditions Rue du monde. Je vous disais combien P’tit bout l’adore. Mais je vous disais également que le contexte au cours duquel il l’avait découvert y était pour beaucoup.

Le musée Fabre

La ville de Montpellier héberge le musée Fabre qui, depuis juin 2015, a rejoint la tribut des « musée joyeux ». Mais il n’avait pas attendu 2015 pour proposer aux familles des visites adaptées aux tout petits. Ainsi depuis ses 3 ans nous essayons d’aller au moins une fois par an avec P’tit bout participer à une de ces visites. Les thématiques changent à chaque vacances scolaires. Souvent le guide utilise un livre comme support de sa visite pour raconter une histoire.

Le musée Fabre de part sa proximité avec l’artiste Soulages, compte une collection impressionnante de ses œuvres. P’tit bout devait avoir 5 ans. J’étais très sceptique sur sa capacité à trouver du sens à ce qui, j’imaginais, ne serait pour lui que des aplats de noir. Un peu comme pour son père quoi  XD

Pourtant, par le biais d’une plume que la guide a remis à chaque enfant et du livre noir des couleurs, cette femme a réussit à captiver tout son petit groupe. Elle leur a faire prendre conscience que grâce au jeu d’ombre et de lumière sur la matière, il s’agissait de bien plus que seulement du noir. Quand elle leur a raconté que l’artiste n’utilisait pas des pinceaux mais des outils tenant plutôt de la fourchette ou du râteau, on ne les tenait plus.

Le livre noir des couleurs

Ce livre est écrit en braille. Et pour nous autres au sens tactile sous développé, le texte est imprimé en blanc sur ces pages toutes noires. Je m’excuse d’avance pour les photos, j’ai dû les surexposer à la lumière pour faire ressortir le relief. Comme les pages sont brillantes, je n’ai pas toujours réussit à obtenir ce que je voulais.

 

Au fil des pages, Thomas décrit chaque couleur sans la montrer. Exercice difficile n’est-il pas? Elle sera décrite au travers des autres sens et des émotions.

Tout d’abord il commence par le jaune qui a le gout de la moutarde mais qui est douce comme les plumes d’un poussin. On retrouve dès cette première page la plume qui a servit de liant à la guide du musée entre les tableaux et le livre.

Vient ensuite le rouge qui est acidulé comme la fraise, puissant comme la colère, et il fait mal lorsqu’il apparaît sur son genou écorché.

Et ainsi de suite chaque couleur est  illustrée en relief pour accompagner les explications. P’tit bout y passe longuement le bout des doigts pour retracer le dessin.

    

   

Ma préférée : « Pour Thomas la plus belle des couleurs, c’est le noir. Il trouve qu’il a la douceur rassurante de la soie quand sa mère l’embrasse et qu’elle l’enveloppe dans sa chevelure. »

Un livre qui invite à développer son toucher, et qui sensibilise avec beaucoup de poésie les enfants au handicap visuel.

 

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

 

J’ai essayé pour vous …l’application des aventuriers du rail: premier voyage

application premier voyage

J’ai essayé pour vous …l’application des aventuriers du rail: premier voyage

Semaine dernière je vous présentais le jeu de plateau les aventuriers du rail : mon premier voyage

P’tit bout a gagné grâce à la revue « mon petit quotidien » l’application du même nom. De premier abord je me dit que c’est pas top. Rien de mieux qu’un bon jeu de plateau.

Mais testons le quand même pour voir.

Démarrage d’une partie

Vous pouvez jouer jusqu’à 4 joueurs sur la même tablette. J’oublie volontairement le format smartphone, soyons cohérents, on y voit rien du tout c’est trop petit.

Lily, Henry, Arthur, et Alice sont les 4 personnages choisis d’office. Vous pouvez pour chacun d’eux changer le nom du personnage. Vous pouvez décider de n’être que 2 ou 3 joueurs en éliminant ceux en trop. Il est enfin possible de décider que certains joueurs soient gérés par l’IA du jeu. Dans ce dernier cas vous pouvez également choisir le niveau de difficulté que l’IA va vous opposer (Choix entre 3 niveaux).

Déroulement d’une partie

Comme pour une partie sur plateau, des cartes trains et ticket vous sont distribuées. Avant le tour de jeu de chaque joueur réel, la tablette se met en pause le temps de passer de main et éviter de dévoiler son jeu aux autres. Lorsqu’il s’agit du tour de jeu d’un joueur géré par l’IA, on voit juste si elle pioche des cartes ou si elle pose des trains.

Les cartes du joueur dont c’est le tour s’affichent en bas de l’écran. L’idée est tout de même que les autres ne regardent pas. Les Tickets s’affichent la première fois puis se matérialisent ensuite par des paires de cercles autour des villes destination.

Pour poser des rails, le joueur clique sur celui où il veut poser un rail, choisit les tickets trains qui vont bien et le jeu pose les trains.

S’il n’a pas ce qu’il faut il clique sur la pioche.

A chaque fois qu’un ticket est réalisé, une petite animation propre à chaque ville traversée se lance. C’est rigolo. Je ne sais pas si ce le sera toujours au bout de plusieurs heures de jeu.

Au fur et à mesure que les joueurs emportent des tickets, leur pion avance sur un frise en 6 étapes. Cela permet d’avoir ainsi toujours à l’esprit l’avancée des concurrents.

    

Mon humble avis

Pour jouer à la maison, c’est un peu dommage, sauf à être un accro du jeu et personne avec qui y jouer. Triste.

Par contre à emmener pour y jouer pendant un voyage en train, ou pendant un temps de calme à l’hôtel, je valide. C’est assurément moins encombrant pour le coup 😉

Le jeu en lui même est exactement identique. Cependant je trouve que c’est quand même plus plaisant de jouer en famille autour d’une table qu’en rangée sans se parler sur un canapé à se passer la tablette de mains en mains.

 

J’ai essayé pour vous…Le Victoria Sponge cake

Victoria Sponge Cake

J’ai essayé pour vous…Le Victoria Sponge cake

 

Tout vient de la box de Janvier Envouthé qui se trouve être sur le thème du Teatime.

Pour l’une des dégustations, l’accord mets & thé conseillé est un Victoria sponge décrit comme étant une génoise fourrée de confiture de fraise et de crème chantilly.

OK pourquoi pas. J’ai donc recherché la recette du Sponge cake et celle qui m’a semblé la plus cohérente est proposé par Jessica Quillet sur son blog MyCake. J’ai bien aimé les pages qui précisent le diamètre de moule à utiliser et les quantités d’ingrédients en fonction.

Pour les quantités j’ai pris en compte celles d’un moule de 10 cm pour 8 personnes. J’ai fait ce choix tout en sachant que la plus petite taille de moule que je pouvais avoir était de 15. Cependant je n’avais pas l’intention de manger du sponge cake tout la semaine. Je sais donc d’avance qu’il sera moins haut qu’escompté.

Les ingrédients :

  • Sucre : 78 g,
  • Beurre: 78 g,
  • 78 g d’œufs (oui je sais c’est casse pieds les mesures d’œufs en g mais cela reste le plus précis),
  • Farine : 78 g,
  • Levure : 3 g,
  • 31 g de crème entière (environ 3 Cl).

Préparation du moule

Pour obtenir un moule de petit diamètre il me fallait utiliser mon moule sans fond réglable. Celui où en général ma pâte s’échappe par le bas. Haha. J’ai donc cette fois pris la précaution de l’enrober dans la feuille de papier cuisson plutôt que de juste le laisser à plat sur celle ci. Par ailleurs, Jessica préconise de beurrer puis chemiser son moule, et enfin de l’entourer d’un torchon humide pour éviter la formation d’une croûte épaisse.

En bon élève j’ai fait tout comme elle a dit, ce qui donne quand même une allure inhabituelle à l’ensemble.

   

La pâte

Fouettez vivement dans un saladier le beurre pommade et le sucre. Ajoutez ensuite petit à petit les œufs. Votre mélange mousse tout comme pour une génoise.

Vous incorporez ensuite à cette préparation le mélange farine / levure jusqu’à obtenir une texture homogène. Il ne reste plus qu’à ajouter doucement la crème.

 

La préparation n’a plus qu’à être versée dans le moule et enfournée 30 minutes à four préchauffé à 150 °C.

L’enrobage tout en hauteur du moule fait qu’il n’y a aucun moyen de surveiller la cuisson à travers la vitre du four…

Il est très beau au démoulage. Il n’a pas de couleur brune sur les cotés. Je vais supposer que c’est dû au truc du torchon. Il semble moelleux en texture car reprend bien sa place quand on appui dessus. Il fait 4 cm de haut.

La décoration

Maintenant il s’agit de le fourrer de fraises et de chantilly pour que cela corresponde aux préconisations de Envouthé.

Le bol du batteur et le fouet étaient au congélateur depuis la veille. J’ai utilisé 30 CL de Crème et 30 g de sucre glace pour monter la crème chantilly. Vous en obtenez beaucoup plus que nécessaire mais c’était histoire de finir le pot de crème fleurette qui en faisait 33 et dont 3 sont allées dans le gâteau.

 

J’ai coupé le gâteau en deux et ai badigeonné les deux parties intérieures de confiture de fraise.

 

 

    

En général les génoises sont imbibées d’un sirop. Ici c’est la confiture de fraise qui va faire cet office. J’ai déposé une large épaisseur de chantilly sur un des disques et l’ai recouvert du second de sorte que la chantilly est prise en sandwich entre les deux faces de confiture de fraise.

Comme j’avais trop de chantilly j’en ai recouvert tout le gâteau. Mais si vous voulez quelque chose de moins riche il me semble avoir lu dans mes recherches initiales de la recette du Victoria Sponge Cake que vous pouvez le saupoudrer de sucre glace.

 

Nous l’avons partagé au goûter avec une tasse de thé. Il a reçu un avis favorable à l’unanimité.