J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Little Lou

Little Lou

Cette semaine nous avons découvert le roman Little Lou. Édité dans la collection Folio cadet – Premiers romans de Gallimard, il s’adresse aux lecteurs de 8-12 ans (Cycle 3). Jean Claverie en est l’auteur-illustrateur.

L’histoire

Elle se déroule au moment de l’exode rural, lors de la Grande Dépression, des ouvriers noirs et pauvres du sud des États-Unis vers les villes industrialisées du nord, Chicago en particulier, au cours de la première moitié du xxe siècle.

Jean Claverie transmet au travers de cette histoire sa passion du Blues. La préface est écrite par Memphis Slim, une figure du Chicago Blues, l’idéal de ses 14 ans.

Le lecteur découvre en introduction l’histoire de la famille de Little Lou, ses racines. Puis l’ambiance du bar mitoyen où la musique ne s’arrête jamais. Cette musique dans laquelle Little Lou baigne depuis sa naissance. Son amitié avec le pianiste Slim. Sa passion pour le piano. Jusqu’au concert final dans un orchestre de renom. En chemin le héros fait également preuve de ruse en déjouant une attaque de gangsters.

Le tout (même si improbable) est très bien ficelé et rythmé. Une aventure palpitante qui devrait tenir en haleine son jeune lecteur.

Les illustrations

Des illustrations très soignées dans les détails, crayonnées, avec des touches d’aquarelles. Faussement inachevées. Des physionomies qui inspirent la joie de vivre.

Et alors que vous pensez lire un roman agréablement illustré, voilà que l’illustration prend le pas sur le texte pour s’adapter au rythme de l’action. Le roman devient bande dessinée pendant quelques pages. Et c’est très plaisant.

Little Lou a été écrit en 1990. Il a connu successivement deux suites : Little Lou – la route du Sud (2003) et Little Lou à Paris (2014).

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…La Tatin

La Tatin

Guillaume France s’est lancé cette saison dans la revisite des grands classiques. Après le Mont-blanc j’ai découvert hier La Tatin. Il n’est pas impossible que cette pâtisserie soit en vitrine depuis plus d’un an mais dans ce cas je n’y avais jamais prêté attention XD

Il est vrai qu’en général j’opte pour un gâteau au chocolat. Mais là il était question de faire plaisir à une personne dont la tarte tatin est le péché mignon. Surtout avec une boule de glace vanille. Mais je n’avais pas le temps de me mettre aux fourneaux. Quand il a fallu que je m’intéresse aux gâteaux aux fruits de la vitrine, quelle surprise que de découvrir La Tatin. C’est exactement ce qu’il me fallait.

J’étais cependant inquiète que l’on se retrouve avec un gâteau essentiellement composé d’une juxtaposition de mousses. Ce que je n’aime que moyennement. Mais bon c’était aussi l’occasion d’essayer 😉

La Tatin : Verdict

C’est une très belle découverte que cette Tatin. Sur un fond croustillant noisette viennent s’intercaler des épaisseurs de génoise (pain de gêne? je ne saurais vous dire exactement) et de compotée de pommes caramélisées. Avec des petits morceaux de pommes fondantes dans la compotée s’il vous plait. Le tout est recouvert d’une onctueuse mousse vanille. Et des noisettes caramélisées viennent parfaire la décoration. C’est ouf. La fan de tarte Tatin a validé. C’est une revisite très réussie. Un chouilla sucrée mais c’est le fait du caramel. Avec le 6 parts on en a découpées facilement 8 et les portions étaient juste ce qu’il fallait pour ne pas saturer.

Et vous? Quelle est votre pâtisserie préférée?

J’ai essayé pour vous…de réaliser un Sautoir Brick Stitch

Sautoir Brick Stitch

Un Sautoir Brick Stitch? Mais kesako? Comprendre par là en tissage de perles.

Pour la petite histoire…

Pendant la période des fêtes de Noël j’avais complètement craqué sur le kit de tissage de perles Mystic Galaxy vendu par perles & co. Cependant j’avais trop de dépenses à gérer et avait reporté mon achat. Le jour où j’ai vu qu’il n’en restait déjà plus que un en stock (OMG déjà!) j’ai validé mon panier qui comprenait également une autre petite bricole.

L’enveloppe arrive quelques jours plus tard, chouette, chouette, mais là, déception, il n’y a dedans que la petite bricole. What?!!!

Petit mail de détresse au SAV pour demander si le kit va arriver dans un second envoi. On m’annonce que le kit est en rupture de stock et qu’il n’est pas prévu de le réapprovisionner. Mais… on me propose aussi de m’envoyer les articles qui composaient initialement le kit ainsi que le tuto en pdf. Ouf je respire 😉

Et quelques jours après c’est Noël :

Sautoir Brick Stitch : matériel nécessaire

Le Sautoir n’est qu’un des quatre projets que ce kit permet de réaliser. Les projets sont proposés par ordre croissant de difficulté. Le sautoir est le projet le plus « facile » pour s’initier à la technique du tissage de perles.

La référence entre parenthèse est celle du produit sur perles & co pour que vous puissiez y retrouver les articles plus facilement.

  • Aiguilles Miyuki extra fines (OAC-162)
  • Bobine de fil Miyuki Gold (UFC-497)
  • Perles Miyuki Delicas 11/0 Opaque Light Salmon AB Mat (DB-1523)
  • Perles Miyuki Delicas 11/0 Mat Opaque Turquoise Green (DB-0759)
  • Anneau de tissage rond 12 mm (ACT-671)
  • Anneau de tissage rond 20 mm (ACT-386)
  • Anneaux fermés 2.8 mm Gold filled (GLD-417)
  • Anneaux ouverts 3×0.6 mm doré (ACC-347)
  • 1 m de Chaîne maille fine dorée 1,4 mm (CHU-129)
  • Fermoir mousqueton 9.5 mm doré (FRM-693)

Le tuto

Puisque j’ai le pdf autant vous le mettre en ligne pour que vous puissiez vous aussi reconstituer le kit si vous avez envie de vous essayer à cette technique.

Je complète avec quelques observations/ tentatives de réponses aux questions que je me suis posées en le faisant.

Je précise que bien que je n’ai jamais pratiqué cette technique, et malgré une pause de plusieurs années, confectionner des bijoux fut à un moment un passe temps régulier. Ouvrir, et refermer des anneaux avec une pince, couper des chaines, etc n’est donc pas une découverte. Tisser des perles avec une aiguille, par contre, oui.

En prenant une bonne longueur de fil au départ vous pourrez réaliser l’ensemble du sautoir sans avoir à improviser un changement de fil en chemin, alors que l’on commence à peine à comprendre comment tisser les perles.

Étapes 1 à 7 : le tissage proprement dit

A la toute première étape il est écrit « Gardez 10 cm de bout de fil. » Concrètement je n’ai toujours pas compris où on garde ces 10 cm. De part et d’autre du nœud? Mais quel intérêt? De part et d’autre de la tête de l’aiguille? Nul besoin d’être aussi précis, cela se fait naturellement. Bref ne vous encombrez pas avec cette précision.

Suivez ensuite les instructions et schémas jusqu’à l’étape 7. Votre travail va avancer progressivement, il faut être minutieux et cela m’a pris plus d’une heure (disons au moins 2 XD). Notez que par contre je n’ai pas compté les perles au fur et à mesure du tissage, j’aurais peut être du. Je suis juste allée d’un bout à l’autre du cercle. Au final j’en ai du coup fixé quelques unes de plus que ce qui est prévu dans le tuto.

Finalisation du sautoir

Arrivés à l’étape 8 on vous parle de fixer le petit anneau fermé dans lequel passera la chaîne mais aucune mention à l’anneau de 20 mm censé venir au préalable cercler votre tissage. Bref il va falloir un peu improviser pour passer outre cette coquille.

Commencez donc déjà par placer l’anneau autour de votre tissage. Cela rentre nickel. Posez le à plat sur votre table et écrasez délicatement l’ensemble de sorte à ce que les perles se mettent en place comme il faut.

Puis j’ai procédé comme pour un ourlet, en passant l’aiguille entre le fil qui relie deux perles adjacentes de la dernière rangée puis par dessus l’anneau. Et ainsi de suite jusqu’à en avoir réalisé tout le tour pour fixer l’anneau au tissage, sans repasser dans les perles elles-mêmes.

Du coup ensuite pour fixer le petit anneau fermé, je n’ai pas suivi le tuto, je l’ai fixé directement à l’anneau de 20 mm, puis j’ai passé ce qui restait de mon fil dans la perle à la verticale du petit anneau fermé, avant de le couper.

Le tuto préconise de ne retirer que 12 cm au mètre de chaîne (qui serviront à un autre projet). Mais vous pouvez en retirer davantage, c’est selon la longueur que vous voulez donner à votre sautoir au final. Habituellement il se porte long, mais rien ne vous empêche de préférer une chaîne plus courte. Pensez bien à enfiler au préalable la chaîne dans l’anneau fermé avant d’ajouter des anneaux ouverts à l’une des extrémités de la chaîne et le fermoir à l’autre. On ne vous dit pas combien d’anneaux. En général le nombre d’anneaux permet de jouer sur la longueur de la chaîne, mais ici elle est déjà tellement longue que je n’ai pas vu l’intérêt d’en ajouter beaucoup. J’en ai donc fixé 5.

Et voilà vous avez fini. Hâte de passer au second projet ^^

Est ce que le tissage de perles Miyuki est une technique que vous avez déjà essayée? Je l’ai trouvée plutôt divertissante alors qu’habituellement je suis plutôt pinceau qu’aiguille XD

J’ai essayé pour vous…Né d’aucune femme de Franck Bouysse

Né d'aucune femme

Né d’aucune femme de Franck Bouysse est paru aux éditions la manufacture de livres en Janvier 2019. Il est le livre préféré des Babelionautes ( classé donc 1er des 19 livres les plus populaires de 2019). Il a également reçu entre autres le prix des libraires 2019.

Bon autant vous le dire d’entrée, je n’ai pas été transportée par ce roman, je suis certainement passée à coté de quelque chose.

Né d’aucune femme : l’histoire

Plutôt que de raconter d’entrée l’histoire de Rose, l’intrigue se noue savamment par un présent autour du personnage du Père Gabriel. Ce dernier reçoit une confession pour le moins intrigante qui va l’amener à découvrir l’histoire de Rose au travers de ses écrits.

On se retrouve donc dans le passé pour prendre connaissance des malheurs qu’elle a traversé. Le roman se découpe en chapitre qui portent la parole des différents protagonistes : Rose, son père, sa mère, Edmond etc.

Parfois le protagoniste reste mystérieux : l’homme, l’enfant, elle etc. Ce qui permet d’ajouter un peu de fumée à l’intrigue.

Je ne vais pas vous raconter le roman, vous avez peut être prévu de le lire. Mais je n’ai pas trouvé grande originalité à l’histoire. Le registre des femmes qui ont vécu des atrocités a été largement visité par de nombreux auteurs.

Le style d’écriture

L’auteur s’est efforcé d’avoir un style d’écriture propre à chacun des protagonistes selon le chapitre traité. De sorte à coller à leur état d’esprit, leur âge, leurs sentiments.

Malgré cela je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages.

L’absence du respect des règles de la ponctuation lors des dialogues qui permet de savoir lorsque l’on passe de l’un à l’autre des interlocuteurs m’a grandement agacée. Et je ne suis plus arrivée à passer outre la forme pour pouvoir me faire absorber par le fond.

Bon bref je n’ai pas aimé, ce n’est pas un drame, à priori beaucoup de monde à l’inverse a apprécié ce roman.

Je pense que j’ai besoin de me plonger dans un roman fantastique et faire une pause sur la liste Babelio des romans « sérieux » ^^

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Entre Fleuve et Canal

entre fleuve et canal

Entre fleuve et canal parait en 2002 aux éditions Points de suspension. De son autrice, Nadine Brun-Cosme, nous connaissions déjà la trilogie Grand Loup et Petit loup.

Ici c’est Anne Brouillard qui illustre le texte. Elle représentera la Belgique pour l’édition 2020 du Prix Hans-Christian-Andersen, dans la catégorie Illustration. Pour mémoire c’est François Roca (La reine des fourmis à disparu) qui représentera la France.

Entre fleuve et canal : l’Histoire

Attention texte difficile. Assurément pas avant 8 ans. Pour une bonne et pleine compréhension je dirais même 10 ans.

L’histoire aborde le thème difficile de la séparation des parents et toutes les angoisses que cela génère.

Nous sommes sur le temps qui précède l’annonce formelle. Au début leurs trois ombres n’en faisaient qu’une. Puis le père s’est tourné vers le fleuve, la mère s’est tourné vers le canal, et l’enfant est resté au milieu de la route à les regarder s’éloigner l’un de l’autre.

C’est avec beaucoup de justesse et de poésie, comme toujours dans ses textes, que Nadine Brun-Cosme met en scène cette période d’incertitudes. Celle où l’enfant essaie de faire en sorte que fleuve et canal se regardent de nouveaux car il redoute de devoir choisir entre l’un et l’autre. Puis la conclusion, où l’annonce de la séparation est expliquée, avec la certitude qu’il y aura toujours un chemin solide entre fleuve et canal, que l’enfant pourra emprunter sans peur.

Les illustrations

Le format des illustrations ne suit aucune linéarité, tantôt double page, tantôt vignette. Il met en scène de nombreux plans d’eau, calmes ou bouillonnants selon le rythme du texte. Une certaine mélancolie s’en dégage ainsi qu’une forme de douceur.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?