J’ai essayé pour vous…A la lumière du petit matin de Agnès Martin-Lugand

A la lumière du petit matin

A la lumière du petit matin fait partie de la liste Babelio des 18 livres les plus populaires de l’année 2018.

L’histoire

Elle est assez banale en somme.

Hortense, bientôt 40 ans, professeur de danse parisienne, ne s’est pas remise du décès de ses parents survenu il y a 4 ans. Elle a subit plus que vécu les 4 années qui viennent de se passer, se contentant de jouer le rôle que son entourage attend d’elle. La professeur de danse motivée auprès de ses collègues, l’amie enjouée, la maîtresse séduisante auprès de son amant marié.

Et comme dans beaucoup d’histoires tournant autour d’une danseuse, il y a fatalement la blessure qui va l’empêcher de danser qui survient. Rien de définitif ici, mais quand même une belle entorse qui va lui immobiliser une cheville plusieurs mois.

Des mois qu’elle va mettre à profit pour revenir dans la demeure de ses parents, rouvrir leur gite, et reprendre en main ses choix de vie, car il n’est jamais trop tard. Hortense a de toute façon toute les cartes en mains pour réussir sa vie bien qu’elle mette du temps à s’en rendre compte.

D’une certaine façon, Hortense m’a fait penser à Jeanne, dans la Beauté des jours de Claudie Gallay.

Le style littéraire

La lecture est très facile. Le style littéraire n’est pas recherché. On se glisse dans la lecture comme on regarderait une série.

Sur un transat au bord de la piscine serait les conditions idéales pour cette lecture sans autre ambition que d’être divertissante.

J’ai essayé pour vous…Sœurs de Bernard Minier

soeurs de Bernard Minier

Tout comme l’an dernier, ma liste de lecture Babelio compte un polar de Bernard Minier.

Nuit était mon premier roman de cet auteur. Et je n’avais pas été franchement emballée. Autant dire que du coup je partais avec beaucoup d’a priori.

On y retrouve tout ce qui m’avait déplu dans le précédent :

  • les multiples références à d’autres romans de l’auteur,
  • la promesse d’une ambiance angoissante pour mériter l’étiquette Thriller mais qui ne l’est pas tant que cela,
  • Martin Servaz et ses réactions incongrues dès qu’on touche à sa sphère privée.

Cependant. Parce qu’il y a un cependant. Sœurs est bien plus intéressant que Nuit. Déjà parce que pour le coup il y a une réelle enquête policière et non pas juste un gus qui se fait manipuler par un prétendu psychopathe du début jusqu’à la fin. On se laisse agréablement prendre au jeu des théories et reconstitution des événements.

Le gus en question (et oui parce que à priori ce sera toujours Servaz le héros et pas de chance pour lui, il ne m’emballe vraiment pas) arrive à être bien plus cohérent que dans le tome précédent. Bon à la fin il fallait qu’il dérape, forcément, et se jette pour changer dans la gueule du loup.

Donc, si vous n’avez jamais lu de polar de Bernard Minier, et que vous avez envie d’en lire un, à choisir entre les deux, lisez Sœurs. En plus, même s’il fait épais comme cela, vous l’aurez fini en une semaine. Pour info, il est même sorti en format Poche ce mois-ci (chez Pocket).

Et vous? Que lisez-vous en ce moment?

J’ai essayé pour vous…La chambre des merveilles de Julien Sandrel

la chambre des merveilles

La liste Babelio 2018 classe ce roman à la 11ème place. Paru aux éditions Calmann Levy en Mars 2018, il paraîtra en format poche (aux éditions Le Livre de Poche) ce 28 Mars 2019. Il s’agit du premier roman de Julien Sandrel. Son second roman La vie qui m’attendait vient de paraître.

L’histoire

C’est un véritable booster d’optimisme. Elle raconte comment Thelmas et son fils de 12 ans, Louis, vont se sauver mutuellement. Avec la grande mère, ils forment un trio de choc autour desquelles d’autres personnes tout aussi attachantes vont se satelliser. Cette histoire rappelle aux parents surbookés par leur boulot combien il est important de ne pas passer à coté de la vraie vie : leurs enfants, leurs proches, leurs amis. Un conte de fée moderne qui fait du bien.

Le style littéraire

A vrai dire en l’occurrence en s’en fiche un peu. C’est écrit simplement et cela va très bien. Il me semble même qu’il manque le verbe d’une phrase à un moment mais peu importe. Ce n’est pas en étant à la recherche d’une écriture académique et recherchée que l’on lira ce roman. A un moment de ma lecture je suis revenue sur la couverture pour relire le nom de l’auteur tellement j’ai été surprise par la justesse des réactions et pensées de maman de l’héroïne. Non vraiment l’auteur est bien un homme. En blind test j’aurai juré que le roman a été écrit par une femme. Je n’aurai jamais cru un homme capable de retranscrire avec autant de justesse une relation mère-fils et une relation fille-mère. Ce fut une très agréable parenthèse de lecture.

J’ai essayé pour vous…Les prénoms Epicènes de Amélie Nothomb

Les prénoms épicènes

L’an dernier je me risquais à découvrir cette prolifique auteure qui fait tant parler d’elle au travers de son roman Frappe toi le cœur. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu pour mémoire il est sorti en format poche le mois dernier.

La liste Babelio 2018 classe le cru 2018 à la 15ème place.

L’histoire

Tout ce que vous saurez du roman en quatrième de couverture est que « la personne qui aime est toujours la plus forte ». J’aime bien cette façon de ne pas trop en dévoiler. Certaines quatrièmes de couverture en disent trop et vous gâche parfois un élément qui aurait pu être une surprise ou un rebondissement dans votre lecture.

L’histoire nous trace le parcours de trois femmes et leur relation avec un même homme. Celle dont il a été amoureux mais qui a mis fin à une situation qu’elle pressentait comme allant devenir malsaine. Celle qui est tombée dans le panneau mais qui s’en relèvera plus forte malgré (ou grâce ?) à tout l’amour qu’elle avait pour lui. Celle qui en a été détestée alors qu’elle aurait dû en être aimé inconditionnellement et qui l’a détesté en retours.

Le style littéraire

L’écriture de Mme Nothomb se prête bien à une histoire qui débute dans les années 70. Le roman se lit en une soirée. Un peu moins puissant que le roman de l’an dernier, mais néanmoins agréable à lire. Je n’ai cependant pas réussi à m’attacher aux personnages. A choisir je préfère largement frappe toi le cœur.

J’ai essayé pour vous…Juste après la vague

Juste après la vague

L’histoire / le genre

Je ne suis pas fan du genre des films-catastrophe, et bien maintenant je sais que je ne suis pas fan non plus des romans catastrophe. Ce genre où tous les malheurs du monde s’abattent sur les héros qui par on ne sait quel miracle s’en sortent toujours à la fin dans un happy end improbable. Bon par contre ici les héros non rien d’un Ewan McGregor et d’une Naomi Watts.

J’ai lu de nombreuses critiques très positives sur ce roman y trouvant du thriller, du roman noir, du suspens. J’ai du passer à coté de tout cela. Dans cet univers post-apocalyptique à la waterworld, rien ne m’a vraiment surprise.

J’ai espéré à un moment qu’il y ai au moins un message écologique sur les conséquences du dérèglement climatique pour au moins justifier de toute cette mise en scène, mais rien. On ne sait pas vraiment où cela se passe, ni quand cela se passe, et aussi dérisoire que cela puisse paraître, cette absence d’ancrage n’a fait qu’en rajouter à ma déception générale.

Le style d’écriture

J’ai trouvé le style lourd. Pesant. Cela manquait de rythme. Alors peut être volontairement, pour bien faire sentir au lecteur combien l’attente est longue. Mais du coup ce manque de rythme rend la lecture ennuyante. Cette lourdeur de style rend les personnages rustres et du coup je n’ai pas réussi à m’y attacher. La mère manque cruellement d’assertivité face aux événements. C’est un peu trop facile de laisser le père prendre les décisions difficiles pour mieux les lui reprocher ensuite. Alors ok la douleur de la mère face à la perte de ses enfants est bien retranscrite mais quand même à plusieurs moments j’ai eu envie de la claquer. Les passages relatant le voyage des trois enfants sont les plus intéressants, la description des liens fraternels, leur solidarité face aux événements et l’entraide dont ils font preuve sont intéressants, presque émouvants, même si pour ma part je n’ai réussi à y croire qu’à moitié.

Juste après la vague, de Sandrine Collette, est paru initialement en 2018 aux éditions Denoël. Il paraîtra le 20 Février 2019 aux éditions Le Livre de Poche. Classé 17/18 des livres les plus populaires de 2018.