J’ai essayé pour vous..La fameuse invasion des ours en Sicile

Ce weekend grâce au cinéma itinérant cinéplan nous avons pu assister à une projection du film d’animation  La fameuse invasion des ours en Sicile. Nous n’avions pas eu l’occasion de le voir lorsqu’il était encore à l’affiche et l’avions beaucoup regretté. Il sortira en DVD le 12 Février 2020.

L’histoire

Ou les histoires même pourrions nous dire. Car il y a celle des deux saltimbanques qui se mettent à l’abri dans une grotte et qui se mettent à divertir un ours pour s’attirer ses bonnes grâces. Il y a l’histoire proprement dite de la fameuse invasion des ours en Sicile contée par les dits saltimbanques. Enfin il y a la suite de l’histoire connue du seul ours qui la livre aux saltimbanques en remerciement.

L’histoire contée par les saltimbanques a un fin heureuse comme le veux les règles du divertissement. La suite contée par l’ours n’est pas malheureuse mais elle n’est pas heureuse pour autant. Elle est vrai, avec ce qu’il y a de joyeux et de moins joyeux dans une vie. Disons qu’elle ne met pas le point final à l’histoire là où cela arrange tout le monde. Après les retrouvailles magiques du père et du fils et la libération de la Sicile de son tyran, viendront des déconvenues. La trahison, la cohabitation difficile, les erreurs, le deuil, qui font aussi partie de la vie.

La narration est magnifique, dans un langage soigné et soutenu tout à fait abordable pour les plus jeunes, tout en empruntant les codes des contes populaires.

La qualité de l’animation

On se croirait emporté dans les illustrations d’un bel album. Les couleurs sont magnifiques. Les lignes épurées donnent un coté poétique à l’ensemble. Nous sommes loin des animations 3D à la pixar qui envahissent les écrans. On retrouve le style graphique de Lorenzo Mattoti tout en angles, en courbes, et en jeux d’ombres, riche en couleurs, et s’inspirant énormément du théâtre et du cirque.

L’esthétisme de l’ensemble est magnifique.

A partir de quel âge ?

Il y a deux scènes qui peuvent faire principalement peur :

  • l’attaque du troll lorsqu’il se transforme en énorme félin 10 fois plus grand qu’un ours et qui se met à faire valdinguer tout le monde,
  • l’attaque du serpent de mer.

Par ailleurs la mort frappe par deux fois. Bien que la mort des concernés soit les deux fois violente, elle est acceptée comme faisant partie de la vie. On y voit d’ailleurs de façon magnifique l’âme d’un défunt venir emporter avec elle celle de celui qui vient de succomber, comme s’il passait sans souffrance d’un état vers l’autre, les morts continuant de leur coté à veiller sur les vivants.

L’histoire est complexe. L’attitude du magicien est troublante, on ne sait pas vraiment dans quel camp il est, cela peu troubler la compréhension des plus jeunes.

Pour toutes ces raisons je dirais pas avant 7-8 ans.

L’histoire permettant différents niveaux de compréhension, les ados et adultes y trouveront également satisfaction.