J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Le doudou des camions poubelles

Le doudou des camions poubelles

Je suis d’accord ce n’est pas vraiment poétique. Mais je le trouve marrant ce petit livre. Le doudou des camions poubelles de Ati est initialement paru aux éditions Thierry Magnier. Depuis il est édité à petit prix chez Acte Sud.

Il s’adresse aux enfants des années Maternelles (3-5 ans). Ils pourront le redécouvrir en première lecture seul au CP.

L’univers graphiques

Des photographies juxtaposées façon bande dessinée animent l’histoire. Leur coloration a été reprise avec une dominance du vert. Car le camion poubelle « il est gros, il est fort, il est vert. » Je ne sais pas si c’est toujours le cas mais manifestement à la première parution de ce livre (2006 quand même) ainsi étaient ceux de la Mairie de Paris.

Y est ajouté le personnage du doudou, le singe orange dont on va suivre l’aventure.

L’histoire

Les enfants aiment les histoires de doudou. On en a déjà évoqués ensemble avec nos beaux doudou et le mange-doudous par exemple. Ici on y associe en plus un gros véhicule. Les camions, qu’ils soient de pompier, de chantier ou d’ambulance, ont souvent la cote à cet âge.

Alors pourquoi ne pas mettre un peu en avant celui des camions poubelles? Avouons qu’il est impressionnant. Il fait beaucoup de bruit. Dégage une drôle d’odeur. A quoi bon tout ce raffut? L’occasion au passage de découvrir le devenir des déchets une fois jetés à la poubelle. Découvrir également un métier. Et commencer à toucher du doigt des notions de recyclage.

Leur raconter des histoires pour les faire rêver c’est très important. Leur raconter de temps en temps aussi la vraie vie pour qu’ils comprennent ce qui les entoure, c’est important aussi.

C’est le pari fait ici par Ati. On va donc suivre les péripéties du doudou qui s’est retrouvé à la poubelle (Lucie a grandi et n’a plus besoin de son doudou). Il va croiser d’autres ordures dans son parcours dans le camion puis va arriver dans une grande usine où les déchets sont incinérés. Ouf le doudou est lâché par la pince à coté. Trois éboueurs le trouvent et en font la mascotte de leur camion (oui parce que bon c’est quand même une histoire on ne va pas le brûler XD).

Dans la première moitié de l’album on retrouve les classiques de la narration enfantine avec les ritournelles d’accumulation et de répétition d’une liste qui s’allonge et se répète à chaque nouvel ajout. Ainsi que la phrase amusante à dire que les enfants pourront reprendre en cœur, « badaboum la bascule », pour mimer le mouvement de la benne qui déverse le contenu des poubelles.

Alors, qu’en pensez-vous?

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous … L’objet de la semaine # 4 – Terrariums Pokemon

terrariums pokemon

Et oui j’ai complètement fini par craquer pour les Terrariums Pokemon. Lorsque j’ai vu qu’ils étaient en vente sur le site en ligne de Easter Egg je n’ai pas su résister.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Easter Egg c’est LA boutique culture geek de Montpellier. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Pokemon et bien… commencez donc pas ce billet.

Quand aux terrariums pokemon, ils sont vendus en format Blind box. Six saisons existent déjà. Chaque saison se compose de 6 pokeballs translucides dans lesquels vous allez assembler les éléments du terrarium et son petit habitant. Les détails sont extrêmement bien faits. Le tout est de belle qualité.

Cependant notez que chacune des pokeballs est vendue en aveugle. Comprendre que vous ne savez pas quel Pokemon vous allez avoir dans sa petite boite.. Du coup le risque de doublon devient inévitable.

C’est là où j’ai adoré la possibilité offerte par easter egg! Si vous achetez 6 boites d’un coup, ils vous garantissent l’absence de doublon. Alors certes sur le coup cela fait un budget, mais dès lors que vous êtes partie avec l’idée de l’avoir en entier XD

Chaque 10-15 jours environ, P’tit bout a ainsi bénéficier d’une petite pokeball surprise. Cela nous a duré ainsi tout l’été 😉

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Les fleurs de la ville

Les fleurs de la ville

Les fleurs de la ville, de Jon Arno Lawson et Sydney Smith, est paru aux éditions sarbacane en 2015.

Il s’agit d’un album sans teste. Une succession d’encres. Parfois en pleine page. Parfois sous forme de cases telle une bande dessinée. Les encres prennent de la couleur au fur et à mesure de l’avancée dans l’album.

Au fil des pages, une petite fille circule à pieds en ville avec son père. Elle ramasse les fleurs de la ville au cours de leur parcours. Ce dernier traverse un parc. A partir de là, la petite fille va commencer à offrir les fleurs ramassées et la couleur prend le dessus sur le noir et blanc. Le livre se termine à leur arrivée à la maison, dans leur jardin, où il ne lui reste plus qu’une marguerite qu’elle glisse dans ses cheveux.

Accessible dès 4 ans, ce très bel album permet de faire réagir l’enfant sur ce qu’il voit. Observer ce qui entoure la petite fille. Ce qu’elle voit et ramasse. Faire le lien entre sa générosité et les couleurs qui deviennent de plus en plus prégnantes. Libre à lui de raconter l’histoire ou les histoires qu’il imagine au fil des pages.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Les échecs pour les kids

Avez-vous finalisé le planning des activités extra scolaires de vos enfants? Pas toujours facile de jongler entre les horaires des uns et des autres. Voici une activité dont vous pourrez moduler le rythme selon vos disponibilités. Nous avons essayé avec p’tit bout durant l’été la formation « les échecs pour les kids ».

Les échecs pour les kids : kesako?

Quatre passionnés des échecs se sont donnés pour mission de démocratiser l’accès à ce jeu. A travers leur site Apprendre les échecs en 24h, ils proposent plusieurs formations.

Nous avons essayé celle à destination des enfants. Elle a été conçue par Anthony Wirig – 23 ème joueur français et entraîneur de l’équipe de France jeunes en 2016. Autant dire qu’il sait de quoi il parle en matière de pédagogie (et d’échecs aussi mais cela allait de soi XD).

La méthode est délivrée au travers de courtes vidéos sous la forme d’un dialogue entre Tigranette, une petite fille, qui explique les règles du jeu à son grand père.

Suite aux vidéos, un ou plusieurs exercices sont à réaliser pour assimiler le point de règle ou de stratégie avant de passer à la vidéo suivante.

Notre avis

Les points positifs

  • C’est extrêmement ludique et accessible. J’ai été bluffée par la façon dont les différents aspects du jeu sont amenés avec simplicité tout en augmentant progressivement la difficulté.

P’tit bout s’est rapidement pris au jeu. Il a enchaîné assez rapidement dans un premier temps les vidéos relatives au déplacement des pièces, car relevaient de points déjà acquis. Cependant il a réalisé que les petits jeux proposés pour bien maîtriser les déplacements de chacune des pièces n’étaient pas si évidents à remporter. Il faut dire que Maman est méchante et ne le laisse jamais gagner.

Par la suite son rythme a été d’une vidéo à la fois, car il préférait enchaîner avec une ou deux parties après la vidéo. La méthode compte environ 40 vidéos (j’ai compté rapidement). En deux mois il en est à 50 % de la méthode mais la progression va ralentir avec la reprise de l’école et la difficulté croissante.

  • Peu importe le rythme, la méthode est achetée une fois pour toute et est disponible à vie. Vous n’avez donc pas d’impératif à avoir tout visionné dans un délai arrêté. L’enfant peut donc faire des pauses quand il en assez, y revenir, ne le faire que pendant les vacances, ou s’astreindre à une séance par semaine. Chacun fait comme il le souhaite.
  • Les échecs aident à améliorer la concentration, l’organisation au sens large, la vision dans l’espace etc. Plutôt pas mal en complément d’une activité sportive. Et vous pourrez également glisser à vos kids qu’un bon Gamer doit bénéficier d’un solide sens de la stratégie et de l’anticipation pour enchaîner les Top Un au cours d’un battle royal. Argument testé et validé.
  • Quand on voit le prix parfois exorbitant de certaines activités, les 30 euros que coûtent la méthode paraissent franchement bien investis.

Les améliorations qui pourraient être apportées

Notre opinion ici repose uniquement sur des points cosmétiques. Concrètement il n’y a pas grand chose à améliorer sur la méthode en elle même. Mais la formation est récente et on peut donc toujours proposer des améliorations pour une éventuelle V2 😉

  • La voix de Tigrounette zozotte parfois un peu trop rendant la phrase difficilement intelligible. On finit par s’habituer à sa voix, et au pire en cas d’inattention on peut toujours revenir en arrière pour l’écouter de nouveau.
  • Les exercices proposés ne peuvent pas être réalisés directement à l’écran, hormis les quizz de fin de chapitre. Il faut les imprimer ou les faire mentalement. P’tit bout a un peu râlé pour la forme en disant que c’était quand même dommage.

Bilan

Les échecs pour les kids nous a agréablement surpris. Nous craignions quelque chose de très académique et difficile d’accès. Bien au contraire.

Par ailleurs vous disposez de 30 jours pour vous rétracter et demander à être remboursé si vous n’êtes pas satisfait. L’équipe est également disponible pour répondre aux questions de votre enfant sur les échecs si jamais vous n’êtes pas en mesure de les lui apporter.

Jouer est quand même la principale motivation. Pour être complète dans mon propos, j’ajouterai donc que si personne n’est disponible pour se confronter ensuite à l’enfant qui utilise la méthode, ce dernier sera rapidement frustré. N’allez donc pas imaginer que vous allez caler votre enfant devant son écran et aller vaquer à vos propre occupations pendants ce temps. Sauf à avoir plusieurs enfants qui suivent la méthode en même temps éventuellement, à voir selon leurs âges. Les échecs ont l’avantage d’être un jeu intergénérationnel, mettez donc les grands parents à contribution, ils seront ravis.

Alors, quand est ce que vous vous y mettez ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Surcouf et les brigands de Saint-Malo

Surcouf

Surcouf et les Brigands de Saint Malo de Mme Renée Bonneau, est paru aux éditions Oskar en 2016.

J’ai offert ce livre à P’tit bout, presque 9 ans, dans le cadre de notre voyage en Haute Bretagne, sachant que nous allions visiter Saint-Malo. L’idée alors était qu’il s’imprègne de l’ambiance corsaire et puisse s’immerger pleinement dans sa lecture.

A partir de quel âge?

Le collège Stanislas recommande ce livre en lecture pour les CM1. Et la fnac le classe dans la catégorie Roman junior dès 9 ans. Pour sa part, l’éditeur indique sur la couverture de 11 à 111 ans.

Et concrètement 11 ans – disons l’été de transition entre l’école élémentaire et le Collège, me parait finalement plus adapté.

Le roman fait 165 pages découpées en 29 chapitres, suivies en fin d’ouvrage d’informations bienvenues sur l’histoire et la vie de Saint Malo. Ainsi que les biographies succinctes de Surcouf et Chateaubriand.

P’tit bout a vraiment fait l’effort. Mais après avoir lu les 6 premiers chapitres il a déclaré que c’était bien trop dur. Il n’en viendrait jamais à bout. Nous avons convenu qu’il reprendrait ce livre en main d’ici 2 ans.

L’histoire de Surcouf

Renée Bonneau met toujours beaucoup de soin dans la recherche historique sur laquelle repose la fiction qu’elle raconte. Ce roman jeunesse (son seul à ma connaissance) n’échappe pas à la règle. Ici deux figures légendaires de Saint Malo sont mises en scène dans leurs années adolescentes : le Corsaire Surcouf et le Chevalier François-René de Chateaubriand. L’action se déroule en Juillet 1786.

Surcouf, 13 ans, veux venir en aide à un vieil ami marin en démêlé avec des brigands qui en ont après son trésor. Il quémandera pour y arriver l’aide de François René de Chateaubriand. Ce dernier vient d’avoir ses 17 ans et est déjà en proie à la mélancolie.

Beaucoup de suspens et de tension dans cette histoire de trésor, de brigands, de vieux marin, de chevalier et de corsaire. Je sais pertinemment que P’tit bout adorera cette histoire dans quelques années 😉

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?