J’ai essayé pour vous Luca de Franck Thilliez

Luca

Luca parait en Mai 2019 aux Editions Fleuve Noir. Il paraîtra en format poche le 4 Juin prochain. Les Babelionautes l’ont classé huitième des livres les plus populaires de 2019. Il semble que chaque année le roman de Franck Thilliez y ai sa place.

L’Histoire de Luca

On retrouve l’équipe de Franck Sharko et Lucie Henebelle du 36 quai des Orfèvre désormais relocalisée au Bastion. Dans Sharko, l’auteur s’était beaucoup intéressé à ce couple en parallèle de l’enquête. Du coup, cette fois, même s’ils sont toujours bien présents, c’est plutôt le personnage de Nicolas Bellanger, un autre des membres historiques de cette équipe, qui est davantage travaillé en terme de vécu personnel.

Tout commence par la conception illégale d’un enfant et cette phrase mystérieuse le concernant : « La lumière attire aussi les ombres ».

Puis on attaque fort et sans transition, 8 mois plus tard, sur une scène de crime atroce que rien ne rattache à cet enfant. Et dans la même journée, un homme décède devant le Bastion, une enveloppe marquée du sceau d’un hacker connu des services, revendiquant leur attention. Il l’a.

Une course contre la montre s’engage face à ce dangereux personnage qui menace d’exécuter deux personnes qu’il a enlevé. Mais ce n’est ici que la partie émergée d’un iceberg bien plus glaçant.

Le style d’écriture

Des trois romans de Thilliez que j’ai pu lire, je trouve celui-ci extrêmement bien amené et dosé.

On retrouve le soucis d’une riche documentation sur les sujets abordés avant de se lancer dans l’écriture, afin de rendre le tout extrêmement plausible.

Deux mouvements de pensée vont soutenir les thèses criminelles à l’origine de l’intrigue. D’une part la puissance des GAFA: le pouvoir que nous leur donnons en leur laissant exploiter nos données à caractère personnel. D’autre part les notions d’éthique en génétique face aux plus extrêmes des transhumanistes.

Le tout est très addictif et vous ne devriez pas pouvoir le lâcher avant d’arriver au terme de votre lecture 😉

J’ai essayé pour vous…La collection Printemps 2020 avec la Malle française #5

la malle française

Avouons que le shopping commence un chouilla à nous manquer XD Pour la petite histoire, cette malle française #5 collection Printemps avait été commandée quelques jours avant que le confinement ne soit prononcé. Ma styliste était sur le point de la poster mais tout s’est soudainement arrêté pour tout le monde. Depuis la malle française a repris petit à petit ses expéditions et je l’ai donc reçue semaine dernière.

Pour cette période un peu compliquée avec La Poste, le délais de retour de la malle n’est plus bloqué aux 7 jours initiaux (Ouf). Le retour se fera quand il pourra se faire, c’est à dire à la réouverture des bureaux de Poste. En attendant, découvrons ensemble cette jolie collection ^^

Liens vers les marques de cette malle

Les looks de cette malle française #5

Look 1

Chemise Mina aurablue azzurra de Sessùn / Chino Angie band épice de Lab Dip/ Veste Virna marine de Hartford / Baskets Lancry Platino de Canal Saint Martin / Sac Nova épice de Nat & Nin.

Look 2

Combishort Hirosaki dark navy de Sessùn / Sandales Faustine daim caramel de Anaki / Sac Cala naturel de Petite Mendigote

Look 3

Débardeur Drole ecru de Garance / Jupe Jacynthe Daisy blue de Leon & Harper / Sandales Faustine daim caramel de Anaki / Sac Cala naturel de Petite Mendigote

Look 4

Top Maille Hugo écru de Petite Mendigote / Pantalon Thea Marine de Lab Dip / Baskets Lancry Platino de Canal Saint Martin / Sac Nova épice de Nat & Nin.

Alors? Quelles sont les pièces qui vous font craquer ?

N’oubliez pas que si vous aussi vous souhaitez tentez l’expérience vous pourrez bénéficier de 10 euros de bon d’achat sur votre première malle en utilisant mon code parrainage : 837A. Bon shopping!

J’ai essayé pour vous…le film d’animation En avant

En avant

En avant est le dernier film d’animation en images de synthèse des studios Pixar / Disney à être paru en salle. Il est resté à l’affiche quelque chose comme moins de 2 semaines avant que les cinémas ne soient fermés. Du coup je n’ai pas sorti l’article qui perdait tout son sens hormis celui de vous faire râler.

Alors pourquoi vous en parler maintenant? Car dès aujourd’hui En avant est disponible en format digital sur les principales plateformes habituelles. Au même prix que le format dvd qui lui ne sortira que le 26 Juin 2020. Certes cela peut paraître un peu élevé, mais ma foi si vous y étiez allé avec toute votre tribut au cinéma, vous ne vous en seriez pas sorti pour moins cher. Donc bon, cela reste un compromis si vous en avez assez d’attendre ^^

L’histoire de En avant

Nous sommes dans une transposition contemporaine d’un monde de fantasy qui a lui aussi technologiquement évolué au point de perdre l’usage de la magie. Ainsi le centaure ne sait plus courir vite et préfère prendre sa voiture. Les fées ne savent pas que leurs ancêtres savaient voler. La Manticore ne donne plus de quêtes aux aventuriers et est devenu gérante d’un restaurant familial où on peut faire du karaoké.

Nous allons suivre plus particulièrement deux frères elfes : Barley, l’aîné, et Ian. Assez rapidement on comprend que leur père est décédé d’une maladie alors que la maman était enceinte de Ian. Barley était lui même assez jeune. Ian est un adolescent mal dans sa peau qui a des difficultés à sociabiliser. Barley à l’inverse est complètement irréfléchi et spontané.

Nous débutons l’histoire le jour des 16 ans de Ian. Il était convenu entre les parents qu’à cette date la maman remettrait aux deux frères un présent de leur père. Ce présent va les entraîner dans une quête initiatique digne d’une aventure de donjon et dragon avec énigmes, danger, courses poursuites, cube gélatineux et autre Dé à 20 faces.

Barley, fervent rôliste est le fer de lance qui permet d’impulser cette quête. Mais il ne peut rien faire sans Ian qui semble avoir malgré lui des prédispositions à la magie. Ian qui prend avec beaucoup de réserve les idées un peu trop farfelues à son gout de Barley.

A partir de quel âge ?

Tout au long de l’histoire on alterne entre rires et moments tristes (car sinon ce ne serait pas un Disney dixit P’tit bout).

De très belles valeurs sur la famille sont véhiculées. Ainsi que sur la confiance et l’estime de soi que nos proches nous aident à acquérir et qu’il nous faut leur apporter en retour.

En parallèle de l’histoire, il y a également un message sur la nécessité de ne pas oublier notre Histoire et nos origines. Ce dernier point est assez flagrant avec le personnage de la manticore qui a une foudroyante prise de conscience de ce qu’elle est devenue et qui ne se reconnait plus.

Cependant il y a de nombreuses scènes douloureuse sur la disparition du père, le ressenti différent des garçons à ce sujet, les disputes que cela engendre entre eux tout au long de l’histoire.

Ils ont également un chrono assez restreint pour finir leur quête dans les temps et échouer n’est pas envisageable. Cela induit un rythme soutenu de l’action et un sentiment d’urgence.

Pour tout cela, un enfant de moins de 8 ans pourrait se sentir un peu déboussolé et ne retenir que les idées négatives et non pas les belles choses qu’elles apportent à comprendre en finalité.

Mon humble avis

L’animation est fluide, sans défaut, mais sans cachet particulier non plus.

J’ai beaucoup aimé la façon dont la relation entre les deux frères évolue au cours de leur périple.

Grande fan de Donjon et dragon, forcément les références au jeu m’ont fait plaisir. Amusant comme la série Stranger Things l’a rendu plus populaire et recommandable.

J’ai moins aimé la quête parallèle de la maman et de la Manticore dont les scènes me paraissent moins travaillées. Parfois juste là pour créer du burlesque lorsque juste avant les deux frangins nous ont émotionnellement malmené.

Ce n’est pas le plus grand film d’animation des studios Pixar / Disney confondus, mais cela reste un beau moment.

J’ai essayé pour vous…Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon parait en Août 2019 aux Editions de L’Olivier. Il a remporté la même année le prix Goncourt. Les Babelionautes l’ont classé sixième des 19 livres les plus populaires de 2019.

L’histoire

Jean-Paul Dubois narre l’histoire de vie de Paul Hansen. Naît d’un père Danois, Pasteur, et d’une mère Toulousaine, régisseuse d’un cinéma « art et essais ».

Lorsque l’histoire débute, Paul est incarcéré dans une prison du Canada et partage sa cellule avec un membre des Hells Angels incarcéré pour meurtre.

En alternant entre des scènes de son quotidien carcéral et des scènes de son passer, nous allons retracer le chemin de vie qui l’a amené à finir dans cette cellule (et découvrir accessoirement de quoi il est exactement accusé).

Le style d’écriture

J’ai beaucoup apprécié la plume de Jean-Paul Dubois. C’est le premier de ses romans que je lis alors qu’il semble plutôt prolifique comme auteur.

C’est avec beaucoup de simplicité et d’humour noir qu’il nous retrace cette vie. Cette vie riche mais simple à la fois, avec ses déboires et ses bonheurs, somme de rencontres et de décisions multiples.

En effet tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon. Nous en sommes tous conscients. Et c’est toujours instructif de se pencher sur des trajectoires de vie. Celle de Paul mais également celles des personnes qu’il a côtoyé tout au long de sa vie.

C’est également intéressant de reprendre la chronologie de cette vie et de se poser à posteriori les questions « et si… ». Qu’est ce que Paul aurait pu faire autrement pour s’éviter la case Prison du grand Monopoly ?

J’ai essayé pour vous…Close to the sun

Close to the sun

Close to the sun est un jeux vidéo horrifique à la première personne développé par le studio Storm in a teacup. Il est paru en Mai 2019 et est disponible sur quasiment tous les supports : PC, Xbox, Playstation, Switch.

Et comme je commence à tourner un peu en rond chez moi, je l’ai fini d’une traite ce weekend. En même temps, il n’est pas bien long.

Histoire et Gameplay

Nous sommes dans une dystopie steampunk où Nicolas Tesla aurait réuni sur l’Hélios, un navire gigantesque, toute l’élite scientifique pour changer le monde. Et comme toujours quand vous réunissez trop de scientifiques un peu trop investis au même endroit, ça finit par réaliser l’expérience de trop: en l’occurrence ils ont joué avec le temps.

Vous incarnez Rose, journaliste de son état. Votre petite sœur Ada, directrice de recherche sur l’Hélios, vous a demandé de l’y rejoindre. A votre arrivée, vous avez la désagréable surprise de réaliser que le navire est en quarantaine.

Et plus vous avancez à la recherche de votre sœur, plus vous vous rendez compte qu’il n’y a plus grand monde de vivant sur ce fichu bateau.

L’horreur commence mollo puisque dans les premiers chapitres, hormis un type qui semble vous espionner, mais sans plus, vous allez essentiellement chercher votre chemin. Les scènes sont assez gores donc petites âmes sensibles s’abstenir.

Puis les courses poursuites vont commencer et là vous allez regretter que le jeu soit à la première personne. Cela secoue dans tous les sens alors même que le personnage n’a pas l’air d’avancer bien vite. Vous expérimenterez plusieurs morts : brûlé, électrocuté, poignardé, lacéré jusqu’à trouver le seul et unique chemin sûr.

Le gameplay va donc essentiellement consister à appuyer sur les touches avancer/courir et de temps en temps cliquer pour activer quelque chose. Généralement l’ouverture d’une porte. Vous allez alterner entre les moments tranquilles de recherche d’une clef ou d’un code et les moments où vous allez fuir un agresseur sans trop savoir où vous allez.

Au cours de votre progression vous pourrez consulter différents documents: notes, mémos, journaux, plans, qui vont contribuer à enrichir l’univers.

Avis sur Close to the sun

Ce que j’ai bien aimé

  • Les décors sont magnifiques,
  • L’ambiance créé est intéressante et on se surprend à sursauter pour des conneries (bon je sursaute très facilement aussi, il faut l’avouer),
  • Beaucoup de matière narrative est fournie pour bidouiller une belle intrigue,
  • Le doublage est en français et de qualité. Rose communique par radio avec quelques personnages, et la personnalité de chacun d’eux est plutôt bien marquée.

Ce que je n’ai pas aimé

  • Que le jeu soit à la première personne. M’a fichu mal au crane.
  • Que toute cette matière narrative n’ai pas été suffisamment exploitée. Au final beaucoup de choses sont amenées mais très peu sont expliquées. Si quelqu’un peu m’expliquer d’où Ludwig connait le prénom de Rose ce serait top XD.

Le jeu est somme toute assez court, je dirais 6 heures grosso modo. Accessoirement j’ai eu plusieurs crashs graphiques et ai du paramétrer les options au minimum. Donc attention, si votre machine date comme la mienne.

Même s’il est graphiquement excellent, je trouve dommage que le scénario ne soit pas allé jusqu’au bout et n’apporte aucune réponse, juste des pistes de réflexions et hypothèses. C’est trop facile de laisser le joueur s’imaginer ce qui a dut se passer et ce qui va se passer ensuite pour ne pas se planter et garder un univers cohérent lorsqu’on touche au Temps.

Si vous avez envie de frissonner un peu (mais pas trop non plus, sinon je n’aurai jamais pu aller jusqu’au bout) vous y trouverez votre compte. Si vous avez envie d’un vrai scénario d’aventure qui joue avec le Temps, lancez vous plutôt sur Quantum Break.