J’ai essayé pour vous…Juste après la vague

Juste après la vague

L’histoire / le genre

Je ne suis pas fan du genre des films-catastrophe, et bien maintenant je sais que je ne suis pas fan non plus des romans catastrophe. Ce genre où tous les malheurs du monde s’abattent sur les héros qui par on ne sait quel miracle s’en sortent toujours à la fin dans un happy end improbable. Bon par contre ici les héros non rien d’un Ewan McGregor et d’une Naomi Watts.

J’ai lu de nombreuses critiques très positives sur ce roman y trouvant du thriller, du roman noir, du suspens. J’ai du passer à coté de tout cela. Dans cet univers post-apocalyptique à la waterworld, rien ne m’a vraiment surprise.

J’ai espéré à un moment qu’il y ai au moins un message écologique sur les conséquences du dérèglement climatique pour au moins justifier de toute cette mise en scène, mais rien. On ne sait pas vraiment où cela se passe, ni quand cela se passe, et aussi dérisoire que cela puisse paraître, cette absence d’ancrage n’a fait qu’en rajouter à ma déception générale.

Le style d’écriture

J’ai trouvé le style lourd. Pesant. Cela manquait de rythme. Alors peut être volontairement, pour bien faire sentir au lecteur combien l’attente est longue. Mais du coup ce manque de rythme rend la lecture ennuyante. Cette lourdeur de style rend les personnages rustres et du coup je n’ai pas réussi à m’y attacher. La mère manque cruellement d’assertivité face aux événements. C’est un peu trop facile de laisser le père prendre les décisions difficiles pour mieux les lui reprocher ensuite. Alors ok la douleur de la mère face à la perte de ses enfants est bien retranscrite mais quand même à plusieurs moments j’ai eu envie de la claquer. Les passages relatant le voyage des trois enfants sont les plus intéressants, la description des liens fraternels, leur solidarité face aux événements et l’entraide dont ils font preuve sont intéressants, presque émouvants, même si pour ma part je n’ai réussi à y croire qu’à moitié.

Juste après la vague, de Sandrine Collette, est paru initialement en 2018 aux éditions Denoël. Il paraîtra le 20 Février 2019 aux éditions Le Livre de Poche. Classé 17/18 des livres les plus populaires de 2018.

J’ai essayé pour vous…Les rêveurs

les rêveurs

C’est avec le roman autobiographique Les rêveurs de Isabelle Carré que je débute la liste des 18 livres les plus populaires de l’année 2018, à l’image de ce qui a déjà été fait l’an passé avec la liste Babelio2017.

Ce roman est paru initialement aux éditions Grasset. Il est disponible depuis Janvier 2019 en format Poche. Il a remporté plusieurs prix : le prix des lecteurs l’Express, le grand prix RTL Lire, et le grand prix de l’héroïne Madame Figaro.

L’histoire

C’est un roman autobiographique. On ne peut donc décemment pas se permettre de commenter le vécu d’une personne qui décide à un moment de sa vie de livrer cette part intime d’elle même. Juste s’interroger sur ses motivations et lui souhaiter de s’être rapprochée de l’objectif recherché.

Le style d’écriture

J’ai eu du mal à adhérer de façon générale et rester concentrée sur ma lecture. L’ordre non chronologique dans lequel les événements sont racontés m’a beaucoup perturbée. Ceci est fait cependant sciemment puisque dans les dernières pages l’auteure écrit « mon récit manque d’unité, ne respecte aucune chronologie, et ce désordre est peut-être à l’image de nos vies, en tout cas de la mienne, car il existe certainement des gens capables d’ordonner la leur. »

Le récit était peut être trop long également. Contrairement à Besson dans Arrête avec tes mensonges, c’est toute une vie ici qui est retracée et non pas une thématique précise analysée. Du coup cela m’a parfois dérangée, tel un voyeur qui se plongerai dans le journal intime d’une personne inconnue.

Je vous laisse en juger.