J’ai essayé pour vous « Chut les enfants lisent » Midi Pile

Midi Pile

Midi Pile est un petit bijou paru aux éditions Sarbacane. Rébecca Dautremer nous propose un véritable travail d’orfèvre au travers de plus de 100 pages illustrées délicatement découpées. Un beau cadeau à offrir en cette période de fêtes. Pour petits à partir de 6 ans et pour grands qui aimeraient redevenir enfants.

L’histoire

Concrètement dans le cas présent, l’histoire n’est qu’un prétexte à se laisser emporter dans les illustrations ^^ Cependant il y en a quand même bien une, dont le message est important. Celui de bien veiller à ne pas manquer les rendez-vous décisifs qui jalonnent une vie.

Ici Jacominus Gainsborough a donné rendez-vous à Midi Pile à Douce. Il sera notre narrateur, décrivant la trajectoire que devra emprunter Douce, et tous les obstacles qui pourraient survenir, l’empêchant d’arriver à l’heure.

Les illustrations

Nous retrouvons dans cet album la même technique que celle utilisée pour le livre objet Peau d’Ane. Néanmoins ici il ne s’agit pas juste d’une intercalaire de dentelle entre deux feuille classiques. Toutes les pages font l’objet d’une découpe au laser. En se superposant, elles nous invitent à plonger dans l’itinéraire que va prendre Douce. Il se dévoile ainsi à nos yeux au fil des pages.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent La souris de M Grimaud

La souris de M. Grimaud

La souris de M Grimaud est paru en 2004 aux éditions Albin Michel Jeunesse. Le texte de Frank Asch nous conte une fable qui va interpeller le jeune lecteur d’un point de vue moral. Il est mis en valeur par les magnifiques illustrations en trois-quart de la double page de Devin Asch.

Les illustrations

Je commence par elles, une fois n’est pas coutume. Car c’est par leurs biais que le jeune lecteur va tout de suite se retrouver plongé dans l’ambiance très chic du restaurant dans lequel se déroule l’histoire de la souris de M Grimaud.

Le choix des couleurs, le dessin précis et soigné, le raffinement des décors et des tenues des personnages, donnent le ton.

Les illustrations viendront par ailleurs aider à la compréhension de la posture de chacun des protagonistes du dialogue principal.

On notera ainsi l’absence de peur dans l’attitude de la souris: on pourra dire qu’elle aura été professionnelle jusqu’au bout. Et le flegme British dans le regard de M. Grimaud.

A plusieurs reprises, elles viennent intensifier le suspens de savoir si oui ou non M Grimaud va finir par la couper en deux. Et en même temps on redoute de la voir baigner dans son sang à la page suivante.

L’histoire

Un bijou d’humour noir qui nous donne envie de fredonner la comptine de la souris verte. Le vocabulaire utilisé est soutenu et soigné, à l’image du lieu.

M Grimaud (le chat de la couverture) a eu une promotion. Il a envie de se faire une petite folie qui change de ses habitudes pour le déjeuner. D’habitude il prend une souris grillée. Aujourd’hui il décide que ce sera une souris crue…servie vivante. (Après tout, c’est un chat et c’est ce que font les chats non? Devrions nous êtres choqués?)

Cette souris très bien élevée ne se débat pas, c’est une professionnelle. Elle engage le dialogue avec son client lui apportant des recommandations quant à sa propre dégustation. Ceci faisant elle l’interrompt néanmoins judicieusement systématiquement au moment où il va la trancher en deux, dans une habile joute verbale du chat et de la souris.

M Grimaud va alors commencer à regretter son choix. Se demandant s’il va finir par être capable de la tuer lui même. C’est qu’il se fait vieux et qu’il n’a plus l’habitude. La souris lui suggère alors fort aimablement de le faire les yeux bandés. Elle va le guider. Vous commencez à voir venir le dénouement de l’histoire?

Sous couvert d’un vernis de politesse extrême, le jeune lecteur aura t-il vu venir la ruse de la souris?

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le plus joli des rêves

le plus joli des rêves

Le plus joli des rêves de Nathalie Brisac parait dans la collection Mouche de l’école des loisirs depuis 2013.

La collection Mouche, pour mémoire, est une collection format poche pour les jeunes lecteurs ayant de 6 a 8 ans. Cependant ce roman parait dans les préconisations de certains enseignants pour la classe du CM1.

L’histoire

Il s’agit d’un conte à la structure classique où un héros va mener une quête jalonnée d’énigmes symboliques.

Il y a un méchant mal pensant : ici Mougueule, l’homme le plus puissant et le plus cruel du royaume. Le héros s’appelle Grand Gaston, il est défini comme étant servile, serviable et costaud. L’objet de sa quête est de retrouver le plus joli des rêves et le rapporter, de force s’il le faut, à Mougueule. Enfin, dans sa quête pour trouver le plus joli des rêves, Grand Gaston se fait aider par une petite fille: Rosalie.

Une fois le plus joli des rêves trouvé, celui ci propose aux trois protagonistes 3 devinettes pour déterminer si l’un d’entre eux s’avère être le plus merveilleux des humains, car il ne se destine qu’à lui. Ce dernier est défini comme étant une personne qui veut embellir la vie et qui pense que l’impossible est parfois possible.

Avis

Les trois devinettes poussent le lecteur à réfléchir sur le sens à donner à sa vie et l’importance de continuer à rêver, même une fois devenu adulte. Les réponses restent assez terre à terre au final, même si je me serais attendu à plus de poésie. Mais n’oublions pas que l’on s’adresse à un jeune lecteur. Il s’agit juste ici de faire une dichotomie entre les réponses de Mougueule toute en lien avec la nourriture. Et celles de Rosalie qui font appel à plus d’imagination.

Pour vous illustrer mon propos la première devinette consiste à deviner ce qu’il y a dans l’œuf tacheté de vert que leur présente le plus joli des rêves. Mougueule répond qu’il y a du blanc et du jaune pour faire une omelette bien baveuse. Grand Gaston propose un poussin puis du chocolat en référence à l’œuf de Pâques. Rosalie trouve la bonne réponse, il s’agit d’un crocodile.

Je suis quand même assez mitigée. Le conte est très moraliste à sa façon.

Mougueule est une caricature de celui qui pense pouvoir tout acheter et qui veut tout posséder. A la fin du roman il pique une colère en constatant qu’il ne pourra ni détruire ni acheter le plus joli des rêves. Cette grosse colère lui est fatale, il meurt sur le coup. Quand même.

Quand à Grand Gaston cette quête lui aura fait réaliser que sa vie entière il s’est trompé en obéissant à un monde d’idiots et de cruels. Dorénavant il va vivre, profiter et même rêver.

Les illustrations de Rascal.

Transition entre l’album et le roman, les ouvrages de la collection Mouche sont parsemés d’illustrations de Rascal. Le plus joli des rêves est représenté sous la forme d’une sphère pointillée. Pour mémoire nous avons déjà évoqué Rascal, mais en qualité d’auteur, dans le cadre de l’album Le voyage d’Oregon.

J’ai essayé pour vous…Chut les enfant lisent Billy se bile

Billy se bile

Billy se bile est un autre des albums de Anthony Browne que nous avons vu ensemble semaine dernière avec Petite Frida.

Edité également par l’école des loisirs, vous pouvez le trouver en grand format dans la collection Kaléidoscope. Mais également en format mini dans la collection les lutins.

Billy se bile s’adresse aux enfants de 6-8 ans. La collection les lutins lui donne le niveau de lecture 2/3.

L’histoire de Billy se bile

Comme le titre l’indique si bien, Billy est un jeune garçon qui se fait du soucis pour tout un tas de raisons. Absolument tout semble l’inquiéter.

L’auteur par en dérision sur ces choses qui inquiètent Billy : les chapeaux, les chaussures, les nuages etc. Ce qui permet à l’enfant lecteur qui serait lui aussi de cette nature de pouvoir évoquer ses propres angoisses sans craindre qu’on les minimise.

Ses parents ont beau le rassurer, Billy continu à se faire du mouron et à ne pas en trouver le sommeil. Jusqu’à ce qu’un soir sa mamie lui parle des poupées tracas. Un encadré à la fin de l’album reprend cette tradition qui vient du Guatemala. La mamie de Billy l’explique en quelques mots : « Tu confies à chacune une inquiétude, puis tu les glisses sous ton oreiller. Et elles s’inquiéteront à ta place pendant ton sommeil. »

L’occasion dé découvrir cette belle tradition et pourquoi pas, de trouver une solution pour rassurer un enfant inquiet 😉

Les illustrations

On retrouve ici les mêmes couleurs chaudes d’Amérique centrale que dans Petite Frida. Les poupées tracas sont toutes colorées. Anthony Brown a pris le soin de bien les différencier malgré leur nombre.

Si suite à cette lecture votre P’tit bout a envie de fabriquer ses poupées tracas, vous trouverez une méthode de fabrication sur le site des petites têtes. Sinon j’en ai trouvé aussi de très belles ici mais je n’ai jamais passé encore le cap d’en acheter.

Bonne lecture !

J’ai essayé pour vous….Chut les enfants lisent Petite Frida

Petite Frida

Cet album écrit et illustré par Anthony Brown fait partie de la collection Kaléidoscope de l’école des loisirs. Il s’agit d’une histoire de Frida Kahlo.

Petite Frida s’adresse aux enfants de 6-8 ans et permet d’aborder au travers de l’histoire de cette artiste la différence, la solitude, le pouvoir de l’imagination, et bien entendu l’art. Un album qui réussit parfaitement l’objectif de faire découvrir cette artiste aux enfants tout en les sensibilisant au sujet du handicap.

L’histoire

Elle est comptée à la première personne. Petite Frida raconte son histoire. Elle explique donc qu’elle a attrapé la Polio à 6 ans. Qu’elle en a été malade 9 mois et qu’après cela les autres enfants se sont mis à se moquer d’elle car sa jambe droite la faisait désormais boiter.

Malgré ses trois sœurs, Frida raconte que cela ne la dérangeait pas d’être seule. Son rêve à 7 ans était d’avoir un avion pour s’envoler, faire le tour du monde, être libre.

Frida raconte (à la façon de Alice au pays des merveilles) le monde merveilleux auquel elle a eu accès grâce à son imagination. Ce monde où elle fait la rencontre de cette amie qui danse avec grâce et qui l’écoute.

Et depuis ce jour elle peint cette amie imaginaire encore et encore au travers de ses nombreux autoportraits.

En fin d’ouvrage, sur la couverture, un encart plus bibliographique raconte l’histoire de Frida Kahlo. Ainsi, ce fragment d’histoire s’inspire d’un passage du journal de l’artiste.

Les illustrations

Les illustrations de Anthony Brown sont dans les tons chauds du Mexique. Elles portent une attention particulière aux expressions du visage.

J’aime tout particulièrement l’illustration des deux petites Fridas qui renvoi au tableau « les deux Fridas ».

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?