J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Mortelle Adèle au pays des contes défaits

Mortelle Adèle au pays des contes défaits

Mortelle Adèle au Pays des contes défaits, en librairie depuis aujourd’hui! Grand fan de cette anti-héroïne, P’tit bout l’attendait avec impatience.

Illustrations

On y retrouve le coup de crayon de Diane le Feyer tel que dans les derniers tomes de la série originale (qui compte 16 tomes à ce jour) ou le tout nouveau magazine.

L’Histoire de Mortelle Adèle au Pays des contes défaits

Ce tome dit Collector change du format classique de la série. Il ne s’agit plus ici d’histoires courtes en quatre cases sur une page. Mais bien d’une seule et unique longue histoire (toujours en bande dessinée bien sur).

La couverture se présente comme celle d’un vieux grimoire orné de dorures. L’histoire vient prendre à contre pieds les clichés de la princesse qui est forcément en détresse, toujours gentille et souriante, amie des animaux et de la nature en général.

Il ne s’agit que d’une façade, car en réalité elles se livrent entre elles une bataille sans pitié pour obtenir le droit d’avoir leur propre conte, en accumulant des points sourire. Tandis que les princes charmants sont commis héros de leur propre conte d’office sans avoir à faire leur preuve.

Mortelle Adèle, ou princesse Barbecue de son surnom, va venir mettre le holà à cette discrimination du genre et faire en sorte que chacun puisse devenir le héros de son propre conte en étant juste lui-même et en s’amusant.

Ils vécurent heureux et firent des trucs mortels.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Dis-moi

Dis-moi

Dis-moi, de May Angeli, fait partie de la liste de référence Eduscol en Littérature pour les élèves du Cycle 3.

C’est un album illustré paru aux éditions du Sorbier en 1999. Cette maison d’édition ayant depuis disparu il devient compliqué de se le procurer.

De façon systématique le texte sera sur la page de gauche et l’illustration sur la page de droite.

L’histoire de Dis-moi

C’est une lecture que j’ai trouvé relativement difficile. A réserver donc pour un lecteur de bon niveau, sinon l’accompagner dans sa lecture. Elle se présente sous la forme d’un dialogue entre une mère et son fils.

Ils sont tous deux sur une barque en train de préparer des filets. Face à eux, une montagne à deux cornes. Tandis que la mère travaille, son fils lui pose des questions relatives à l’arrivée par la mer des premiers habitants fondateurs de la ville. L’objet des questions n’est pas aussi explicite, et ce n’est que d’indice en indice que l’on arrivera à se faire une idée précise du contexte.

Les questions sont sous la forme du « et si… ». Et si il y avait eu du brouillard? Si le vent du sud avait soufflé? Et si ils avaient reçu la grande pluie d’automne? Et si à cause de la brume ils n’avaient pas vu la montagne?

Ce à quoi la mère adapte l’Histoire en fonction de l’événement.

En fin d’Album un encart nous éclaire en faisant référence à la légende de Didon l’Errante qui débarqua avec son équipage en face de la montagne à deux cornes et y bâtie Carthage.

Les illustrations

May Angeli accompagne son texte de dessins au pastel gras. Ils représentent tous la montagne à deux cornes. La météo est fonction du « Et si? » soulevé par le garçon.

Les illustrations aident ainsi à la compréhension du phénomène climatique mentionné et de la décision conséquente qui aurait pu être celle des marins.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Les fleurs de la ville

Les fleurs de la ville

Les fleurs de la ville, de Jon Arno Lawson et Sydney Smith, est paru aux éditions sarbacane en 2015.

Il s’agit d’un album sans teste. Une succession d’encres. Parfois en pleine page. Parfois sous forme de cases telle une bande dessinée. Les encres prennent de la couleur au fur et à mesure de l’avancée dans l’album.

Au fil des pages, une petite fille circule à pieds en ville avec son père. Elle ramasse les fleurs de la ville au cours de leur parcours. Ce dernier traverse un parc. A partir de là, la petite fille va commencer à offrir les fleurs ramassées et la couleur prend le dessus sur le noir et blanc. Le livre se termine à leur arrivée à la maison, dans leur jardin, où il ne lui reste plus qu’une marguerite qu’elle glisse dans ses cheveux.

Accessible dès 4 ans, ce très bel album permet de faire réagir l’enfant sur ce qu’il voit. Observer ce qui entoure la petite fille. Ce qu’elle voit et ramasse. Faire le lien entre sa générosité et les couleurs qui deviennent de plus en plus prégnantes. Libre à lui de raconter l’histoire ou les histoires qu’il imagine au fil des pages.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Surcouf et les brigands de Saint-Malo

Surcouf

Surcouf et les Brigands de Saint Malo de Mme Renée Bonneau, est paru aux éditions Oskar en 2016.

J’ai offert ce livre à P’tit bout, presque 9 ans, dans le cadre de notre voyage en Haute Bretagne, sachant que nous allions visiter Saint-Malo. L’idée alors était qu’il s’imprègne de l’ambiance corsaire et puisse s’immerger pleinement dans sa lecture.

A partir de quel âge?

Le collège Stanislas recommande ce livre en lecture pour les CM1. Et la fnac le classe dans la catégorie Roman junior dès 9 ans. Pour sa part, l’éditeur indique sur la couverture de 11 à 111 ans.

Et concrètement 11 ans – disons l’été de transition entre l’école élémentaire et le Collège, me parait finalement plus adapté.

Le roman fait 165 pages découpées en 29 chapitres, suivies en fin d’ouvrage d’informations bienvenues sur l’histoire et la vie de Saint Malo. Ainsi que les biographies succinctes de Surcouf et Chateaubriand.

P’tit bout a vraiment fait l’effort. Mais après avoir lu les 6 premiers chapitres il a déclaré que c’était bien trop dur. Il n’en viendrait jamais à bout. Nous avons convenu qu’il reprendrait ce livre en main d’ici 2 ans.

L’histoire de Surcouf

Renée Bonneau met toujours beaucoup de soin dans la recherche historique sur laquelle repose la fiction qu’elle raconte. Ce roman jeunesse (son seul à ma connaissance) n’échappe pas à la règle. Ici deux figures légendaires de Saint Malo sont mises en scène dans leurs années adolescentes : le Corsaire Surcouf et le Chevalier François-René de Chateaubriand. L’action se déroule en Juillet 1786.

Surcouf, 13 ans, veux venir en aide à un vieil ami marin en démêlé avec des brigands qui en ont après son trésor. Il quémandera pour y arriver l’aide de François René de Chateaubriand. Ce dernier vient d’avoir ses 17 ans et est déjà en proie à la mélancolie.

Beaucoup de suspens et de tension dans cette histoire de trésor, de brigands, de vieux marin, de chevalier et de corsaire. Je sais pertinemment que P’tit bout adorera cette histoire dans quelques années 😉

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent le plus joli des rêves

le plus joli des rêves

Le plus joli des rêves de Nathalie Brisac parait dans la collection Mouche de l’école des loisirs depuis 2013.

La collection Mouche, pour mémoire, est une collection format poche pour les jeunes lecteurs ayant de 6 a 8 ans. Cependant ce roman parait dans les préconisations de certains enseignants pour la classe du CM1.

L’histoire

Il s’agit d’un conte à la structure classique où un héros va mener une quête jalonnée d’énigmes symboliques.

Il y a un méchant mal pensant : ici Mougueule, l’homme le plus puissant et le plus cruel du royaume. Le héros s’appelle Grand Gaston, il est défini comme étant servile, serviable et costaud. L’objet de sa quête est de retrouver le plus joli des rêves et le rapporter, de force s’il le faut, à Mougueule. Enfin, dans sa quête pour trouver le plus joli des rêves, Grand Gaston se fait aider par une petite fille: Rosalie.

Une fois le plus joli des rêves trouvé, celui ci propose aux trois protagonistes 3 devinettes pour déterminer si l’un d’entre eux s’avère être le plus merveilleux des humains, car il ne se destine qu’à lui. Ce dernier est défini comme étant une personne qui veut embellir la vie et qui pense que l’impossible est parfois possible.

Avis

Les trois devinettes poussent le lecteur à réfléchir sur le sens à donner à sa vie et l’importance de continuer à rêver, même une fois devenu adulte. Les réponses restent assez terre à terre au final, même si je me serais attendu à plus de poésie. Mais n’oublions pas que l’on s’adresse à un jeune lecteur. Il s’agit juste ici de faire une dichotomie entre les réponses de Mougueule toute en lien avec la nourriture. Et celles de Rosalie qui font appel à plus d’imagination.

Pour vous illustrer mon propos la première devinette consiste à deviner ce qu’il y a dans l’œuf tacheté de vert que leur présente le plus joli des rêves. Mougueule répond qu’il y a du blanc et du jaune pour faire une omelette bien baveuse. Grand Gaston propose un poussin puis du chocolat en référence à l’œuf de Pâques. Rosalie trouve la bonne réponse, il s’agit d’un crocodile.

Je suis quand même assez mitigée. Le conte est très moraliste à sa façon.

Mougueule est une caricature de celui qui pense pouvoir tout acheter et qui veut tout posséder. A la fin du roman il pique une colère en constatant qu’il ne pourra ni détruire ni acheter le plus joli des rêves. Cette grosse colère lui est fatale, il meurt sur le coup. Quand même.

Quand à Grand Gaston cette quête lui aura fait réaliser que sa vie entière il s’est trompé en obéissant à un monde d’idiots et de cruels. Dorénavant il va vivre, profiter et même rêver.

Les illustrations de Rascal.

Transition entre l’album et le roman, les ouvrages de la collection Mouche sont parsemés d’illustrations de Rascal. Le plus joli des rêves est représenté sous la forme d’une sphère pointillée. Pour mémoire nous avons déjà évoqué Rascal, mais en qualité d’auteur, dans le cadre de l’album Le voyage d’Oregon.