J’ai essayé pour vous « Chut les enfants lisent » Midi Pile

Midi Pile

Midi Pile est un petit bijou paru aux éditions Sarbacane. Rébecca Dautremer nous propose un véritable travail d’orfèvre au travers de plus de 100 pages illustrées délicatement découpées. Un beau cadeau à offrir en cette période de fêtes. Pour petits à partir de 6 ans et pour grands qui aimeraient redevenir enfants.

L’histoire

Concrètement dans le cas présent, l’histoire n’est qu’un prétexte à se laisser emporter dans les illustrations ^^ Cependant il y en a quand même bien une, dont le message est important. Celui de bien veiller à ne pas manquer les rendez-vous décisifs qui jalonnent une vie.

Ici Jacominus Gainsborough a donné rendez-vous à Midi Pile à Douce. Il sera notre narrateur, décrivant la trajectoire que devra emprunter Douce, et tous les obstacles qui pourraient survenir, l’empêchant d’arriver à l’heure.

Les illustrations

Nous retrouvons dans cet album la même technique que celle utilisée pour le livre objet Peau d’Ane. Néanmoins ici il ne s’agit pas juste d’une intercalaire de dentelle entre deux feuille classiques. Toutes les pages font l’objet d’une découpe au laser. En se superposant, elles nous invitent à plonger dans l’itinéraire que va prendre Douce. Il se dévoile ainsi à nos yeux au fil des pages.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Faites la queue!

Faites la queue!

Cet album carré à la couverture bleue interpelle tout de suite les enfants avec cette injonction : Faites la queue!

Traduit et édité par l’école des loisirs, son auteure/illustratrice Tomoko Ohmura nous vient du japon. Cet album est adapté aux années maternelles (3-5 ans).

Les illustrations

On commence par elles car elles portent tout l’album en définitive. Cette première vignette nous accueil au début de l’album. On aime le dessin épuré, les grands aplats de couleurs, qui permettent d’identifier facilement chacun des protagonistes.

faites la queue!

A la façon d’un imagier, l’enfant va voir défiler 50 animaux à la queu leu leu, semblant visiblement attendre quelque chose. Ils patientent du plus petit (la grenouille) au plus imposant (l’éléphant). Bien entendu toute cette attente implique quelques chahuts en chemin qu’essaye d’encadrer l’oiseau.

L’histoire de faites la queue!

Mais qu’attendent-ils donc? C’est au centre de l’ouvrage que l’enfant le découvrira.

faites la queue!

Une grande grille surmontée de fanions qui indiquent : VAGUES-GEANTES.

Ouvrez les grilles pour embarquer littéralement sur le dos d’une baleine qui prend 4 pages tellement elle est grande. Nous sommes visiblement dans une extraordinaire attraction. Un genre de splatch géant.

faites la queue!

Et une fois le tour terminé, et bien, il n’y a plus qu’à recommencer à faire la queue 😉

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Mortelle Adèle au pays des contes défaits

Mortelle Adèle au pays des contes défaits

Mortelle Adèle au Pays des contes défaits, en librairie depuis aujourd’hui! Grand fan de cette anti-héroïne, P’tit bout l’attendait avec impatience.

Illustrations

On y retrouve le coup de crayon de Diane le Feyer tel que dans les derniers tomes de la série originale (qui compte 16 tomes à ce jour) ou le tout nouveau magazine.

L’Histoire de Mortelle Adèle au Pays des contes défaits

Ce tome dit Collector change du format classique de la série. Il ne s’agit plus ici d’histoires courtes en quatre cases sur une page. Mais bien d’une seule et unique longue histoire (toujours en bande dessinée bien sur).

La couverture se présente comme celle d’un vieux grimoire orné de dorures. L’histoire vient prendre à contre pieds les clichés de la princesse qui est forcément en détresse, toujours gentille et souriante, amie des animaux et de la nature en général.

Il ne s’agit que d’une façade, car en réalité elles se livrent entre elles une bataille sans pitié pour obtenir le droit d’avoir leur propre conte, en accumulant des points sourire. Tandis que les princes charmants sont commis héros de leur propre conte d’office sans avoir à faire leur preuve.

Mortelle Adèle, ou princesse Barbecue de son surnom, va venir mettre le holà à cette discrimination du genre et faire en sorte que chacun puisse devenir le héros de son propre conte en étant juste lui-même et en s’amusant.

Ils vécurent heureux et firent des trucs mortels.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Dis-moi

Dis-moi

Dis-moi, de May Angeli, fait partie de la liste de référence Eduscol en Littérature pour les élèves du Cycle 3.

C’est un album illustré paru aux éditions du Sorbier en 1999. Cette maison d’édition ayant depuis disparu il devient compliqué de se le procurer.

De façon systématique le texte sera sur la page de gauche et l’illustration sur la page de droite.

L’histoire de Dis-moi

C’est une lecture que j’ai trouvé relativement difficile. A réserver donc pour un lecteur de bon niveau, sinon l’accompagner dans sa lecture. Elle se présente sous la forme d’un dialogue entre une mère et son fils.

Ils sont tous deux sur une barque en train de préparer des filets. Face à eux, une montagne à deux cornes. Tandis que la mère travaille, son fils lui pose des questions relatives à l’arrivée par la mer des premiers habitants fondateurs de la ville. L’objet des questions n’est pas aussi explicite, et ce n’est que d’indice en indice que l’on arrivera à se faire une idée précise du contexte.

Les questions sont sous la forme du « et si… ». Et si il y avait eu du brouillard? Si le vent du sud avait soufflé? Et si ils avaient reçu la grande pluie d’automne? Et si à cause de la brume ils n’avaient pas vu la montagne?

Ce à quoi la mère adapte l’Histoire en fonction de l’événement.

En fin d’Album un encart nous éclaire en faisant référence à la légende de Didon l’Errante qui débarqua avec son équipage en face de la montagne à deux cornes et y bâtie Carthage.

Les illustrations

May Angeli accompagne son texte de dessins au pastel gras. Ils représentent tous la montagne à deux cornes. La météo est fonction du « Et si? » soulevé par le garçon.

Les illustrations aident ainsi à la compréhension du phénomène climatique mentionné et de la décision conséquente qui aurait pu être celle des marins.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?

J’ai essayé pour vous…Chut les enfants lisent Les fleurs de la ville

Les fleurs de la ville

Les fleurs de la ville, de Jon Arno Lawson et Sydney Smith, est paru aux éditions sarbacane en 2015.

Il s’agit d’un album sans teste. Une succession d’encres. Parfois en pleine page. Parfois sous forme de cases telle une bande dessinée. Les encres prennent de la couleur au fur et à mesure de l’avancée dans l’album.

Au fil des pages, une petite fille circule à pieds en ville avec son père. Elle ramasse les fleurs de la ville au cours de leur parcours. Ce dernier traverse un parc. A partir de là, la petite fille va commencer à offrir les fleurs ramassées et la couleur prend le dessus sur le noir et blanc. Le livre se termine à leur arrivée à la maison, dans leur jardin, où il ne lui reste plus qu’une marguerite qu’elle glisse dans ses cheveux.

Accessible dès 4 ans, ce très bel album permet de faire réagir l’enfant sur ce qu’il voit. Observer ce qui entoure la petite fille. Ce qu’elle voit et ramasse. Faire le lien entre sa générosité et les couleurs qui deviennent de plus en plus prégnantes. Libre à lui de raconter l’histoire ou les histoires qu’il imagine au fil des pages.

Ceci est ma participation à Chut les enfants lisent, organisé par Devine qui vient bloguer ?